Vibrant hommage du MDS à Mohamed Boudiaf

Boudiaf.
Boudiaf.

A quelques jours du 5 juillet, un président honnête appelé à la rescousse pour sauver l'Algérie au bord du précipice avait été assassiné en direct et devant les yeux du monde entier, par des réfractaires à sa politique. C'est un anniversaire sans doute moins médiatique et plus pessimiste.

Vingt-cinq ans déjà sont passés après la tragique disparition de Si Tayeb El Watani. Boudiaf fut l'un des acteurs historiques de cette indépendance, cofondateur du FLN. Il fut ministre d’État dans le premier gouvernement provisoire du 19 septembre 1958 au 22 juillet 1962.

Boudiaf fut nommé président du Haut Comité de l'État le 16 janvier 1992, juste après que le président Chadli Bendjdid soit acculé à la démission par les militaires.
Porteur d'espoir pour tous les Algériens, Boudiaf l'honnête, le sincère, l'incorruptible a été lâchement assassiné, le 29 juin 1992 à Annaba.

À cette triste occasion, la Fédération MDS Tiaret a organisé aujourd'hui, une cérémonie de recueillement à sa mémoire à la place Mohamed Boudiaf. Une dizaine de citoyens ont repondu favorablement à l'appel de la Fédération MDS Tiaret, parmi les presents, des militants de partis, des militants de la Ligue des droits de l'homme (LADDH), des citoyens ainsi que des journalistes, en l'absence des autorités locales, munis d'une couronne de fleurs pour les déposer en hommage à sa mémoire.

Après le dépôt d’une gerbe de fleurs et la lecture de la Fatiha devant la stèle des Martyrs à la place qui porte le nom du défunt, un militant du MDS a prononcé un discours élogieux à la gloire du défunt ainsi que son compagnon de lutte feu Slimane Amirat mort d'une crise cardiaque devant la depouille de Mohamed Boudiaf. Le militant du MDs a déploré en outre "l’ingratitude des hommes”.

Les présents ont tenu à rappeler que nul n'oublie "qu'un homme honnête appelé à la rescousse pour sauver le pays au bord du précipice avait été assassiné en direct et devant les yeux du monde entier, par des réfractaires à sa politique".

Khaled Ouragh

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Commentaires (2) | Réagir ?

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Atala Atlale

@ Mokrane Chelghoum. Sincèrement je ne vois pas de relation entre l'assassinat d'un Président aimé de tout un peuple et tourner la page de la guerre coloniale !

Le 29 juin doit nous rappeler qu'un régicide républicain a eu lieu et resté à ce jour non élucidé.... Les auteurs de cet acte auront à y répondre devant Dieu et cela tant que la justice des hommes restera muette.

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Mokrane Chelghoum

Que peut -on dire ou faire ? ; devant la tragedie ; le massacre ; l'absurdité de l'existence ; nous ne pourrons que incliner notre echine ; saluer tous nos moudjahidates et moudjahidines qui etaient sinceres et qui n'ont pas retournés leurs vestes aprés 62 ! ; la france et l'algerie devront ensemble travailler la main dans la main ;comme entre la france et l'allemagne ! ; à soigner leurs blessures et plaies ; avec le temps on cicatrisera peut etre nos douleurs !.