Le bon, l’obséquieuse et les truands

A l'APN, une députée FLN Khaira, Bounadja, a voulu interdire l'utilisation de tamazight.
A l'APN, une députée FLN Khaira, Bounadja, a voulu interdire l'utilisation de tamazight.

En ce 25 juin, 19 ans après l'assassinat de Lounes Matoub, le rebelle artiste kabyle, des "algériens" frauduleusement élus de surcroît, ont encore de l'urticaire à l'écoute de la langue amazighe (berbère), kabyle devrais-je dire, puisqu'il ne reste plus aucune ethnie berbère qui parle, revendique et assume fièrement son refus de soumission à l'envahisseur arabe et musulman en Afrique du Nord.

Une députée algérienne, Khaira Bounadja, issue de l'envahisseur, a refusé qu'un de ses collègues, député kabyle de ce qui reste du RCD, s'exprime dans sa langue maternelle, langue nord-africaine existant depuis au moins 30 000 ans sur cette terre africaine.

Et pourtant, le colonialisme algérien s'est incliné en officialisant cette langue suite à l'assassinat de 128 jeunes Kabyles en 2001. C'était le Printemps noir. Le parlement algérien, parlement de truands en masse, n'a aucune légitimité à valider quoi que ce soit sur ce territoire appelé l'Algérie, encore moins sur des questions relevant de la sphère autochtone.

Il est dommage que cette injonction de se dissoudre dans le magma arabo-islamique soit cautionnée par des députés kabyles qui participent à la négation de leur identité, à la répression de leur peuple et au travestissement de leur histoire, noble et pourtant.

Reposes en paix Lounès, ton combat continue!

Ahviv Mekdem

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