Une deuxième session du Bac : "Le privilège des paresseux !"

Cette deuxième session est un coup de canife dans le dos de la ministre de l'Education
Cette deuxième session est un coup de canife dans le dos de la ministre de l'Education

C'est unique dans les annales du baccalauréat, les autorités viennent de décider d'un seconde session pour les candidats recalés à cause de leur retard à l'examen. "Encore une fois, la crédibilité du BAC a été souillée", observe le Satef.

L'Education nationale boit son calice jusqu'à la lie. Epargné par un scandale de fuites comme l'année dernière, l'institution vient d'être ratrappée par une décision pour le moins étrange. "Au moment où Mme la ministre se démène pour rendre à l'examen du baccalauréat sa notoriété et sa crédibilité d'antan et le jour même où elle annonce qu'elle n'organisera pas une session pour les retardataires, voila qu'une décision est prise en haut lieu pour accorder une deuxième session pour les élèves qui sont arrivés en retard", tonne Boualem Amoura, le patron du Satef dans un communiqué très comminatoire.

Et de s'interroger : "Où est l'équité et la justice lorsqu'on accorde des privilèges à des paresseux et qu'on lèse les élèves disciplinés et sérieux ?" s'interroge le Satef.

Puis de s'interroger :"Est-il acceptable de refaire un examen pour des retardataires qui sont sensés arriver à 09 heures au mois de juin, alors que le jour se lève à 04 heures du matin et qu'on interdise aux élèves qui sont arrivés à l'heure, qui ont travaillé d'arrache-pied durant toute l'année mais qui n'ont pas pu répondre aux questions car le sujet était difficile ou qu'il comporte des erreurs scientifiques ?"

Le syndicat des enseignants pointe cette session comme étant un cadeau aux retardataires qui vont passer le Bac "dans de meilleures conditions et en dehors du ramadhan"

Le Satef va plus et exige qu'"il soit permis aux candidats ayant abandonné à partir du deuxième jour pour cause de sujets difficiles" et qu'"il soit permis aux candidats libres absents de participer à la deuxième session". Le Satef qui refuse de cautionner cette décision "inacceptable" qui encourage "l'incompétence" rappelle que "les revanchards qui n'ont pas réussi à discréditer l'examen du Bac par des fuites de sujets et voila qu'on le discrédite par voix officielle".

La rédaction

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Commentaires (12) | Réagir ?

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Mourad BENKALFATE

Un précédent de taille. Il aurait fallu rétablir la session de rattrapage pour tous les candidats comme de notre temps en vertu du principe de l'égalité des chances.

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Mourad BENKALFATE

Bien regrettable décision.

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