L'apartheid linguistique d'une députée du FLN à l'APN

Mme Bounadja ne supporte pas qu'on parle en tamazight à l'APN.
Mme Bounadja ne supporte pas qu'on parle en tamazight à l'APN.

Tamazight provoque toujours l'hystérie chez certains représentants du FLN

L'un des plus vaillants pourfendeurs de tamazight à l'Assemblée populaire est une femme. Elle s'appelle Kheira Bounadja, elle est député FLN de Aïn Defla. Elle s'est employée à pousser des cris hystériques pour empêcher Moh-Arezki Hamdous, député du Rassemblement pour la culture et la démocratie, de la willaya de Tizi-ouzou de s'exprimer en kabyle. Dans son ignorance abyssale de l'histoire de l'Algérie, la "député" s'étouffait : "Nous ne comprenons pas cette langue !!! Traduisez ou parlez en arabe".

Voilà l'image pitoyable que donne une "député" de l'ancien parti unique. Celle d'une Algérienne qui ne supporte pas que l'on puisse s'exprimer dans une autre langue, aussi officielle qu'elle puisse être.

Malgré les immenses sacrifices des Amazighs pour que ce pays devienne indépendant, les tenants de l'arabo-islamisme poursuivent leur appartheid et leur haine de cette composante millénaire de l'Algérie.

On croyait tamazight langue nationale et officielle ! Que ce qui est écrit dans la Constitution est sacré. Que non, l'excitation raciste de Kheira Bounadja à l'APN rappelle qu'il existe encore une grosse partie du courant baathiste qui ne désespère pas de l'nterdire comme du temps des années des dictatures de Boumediene et Chadli Bendjedid.

Ces derniers jours on a vu des messages haineux et racistes fleurir comme du chiendent sur la toile contre les migrants africains en Algérie. Il y a quelques années c'est une journaliste qui a intimé l'ordre à Ahmed Ouyahia, premier ministre alors, de ne pas répondre en kabyle aux questions qui lui sont posées dans cette langue.

C'est pour dire que le mal est extremement profond.

Yacine K.

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Commentaires (34) | Réagir ?

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oziris dzeus

c'est son nom qui devrait lui poser problème,

la naissance d'une fille est un malheur pour les arabes et pour éviter ce malheur on a collé ce prénom aux filles kheir a (un souhait que tout ira bien) et apparemment ce n'est pas le cas ici, son nom est un héritage du colonialisme français à l'époque du recensement des algériens quand on attribué des noms fantaisistes selon les situations, et c'était pour ridiculiser les populations algériennes alors l'accompagnateur des fonctionnaires français disait celui là c'est bounadja parce qu 'il avait une brebie, les algériens feraient mieux de retrouver leurs noms d'origine au lieu de sombrer dans l'absurde et la bêtise,

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salim salim

D'après le comportement de cette "députée" et de sa mentalité même on lui parle en arabe, elle ne comprend pas et elle ne pige rien, donc ce n'est pas la peine qu'on se casse la tête pour elle.... puisque elle n'a pas de tête !.

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