François Bayrou et Marielle de Sarnez quittent le gouvernement

Le désormais ex-ministre François Bayrou et Edouard Philippe, Premier ministre.
Le désormais ex-ministre François Bayrou et Edouard Philippe, Premier ministre.

Le Garde des Sceaux et président du MoDem François Bayrou et la ministre chargée des Affaires européennes et vice-présidente du MoDem Marielle de Sarnez démissionnent du gouvernement français, confirme-t-on mercredi dans l'entourage de François Bayrou.

Début de mandature en fanfare pour l'improbable couple En Marche/Modem. Ce sont trois poids lourds du Modem qui viennent d'être obligés de quitter le navire du trop récent gouvernement Philippe, éclaboussés par des enquêtes.

Le ministre de la Justice et la secrétaire d'Etat aux Affaires européennes ont annoncé qu'ils ne feront pas partie du prochain gouvernement. Deux députés européens MoDem, dont Marielle de Sarnez, sont visés par une enquête préliminaire.

L'entourage ne précise pas les raisons de leur démission, renvoyant à la conférence de presse que doit tenir le Garde des Sceaux démissionnaire à 17h00. Le parquet de Paris a ouvert début juin une enquête préliminaire afin de faire la lumière sur les soupçons d'emplois fictifs du MoDem au Parlement européen.

Il n'y a plus aucun ministre MoDem au sein du gouvernement sortant du Premier ministre Edouard Philippe. Elue députée de Paris, Marielle de Sarnez présidera le groupe des 42 députés MoDem à l'Assemblée nationale.

Mardi, la ministre des Armées, Sylvie Goulard, elle aussi issue du MoDem, avait annoncé son intention quitter le gouvernement de son plein gré afin de démontrer sa "bonne foi" si elle venait à être entendue dans l'enquête sur les assistants parlementaires du MoDem.

La composition du deuxième gouvernement de la présidence Macron doit être dévoilée ce mercredi à l'occasion d'un remaniement post-législatives d'une ampleur plus importante que prévu après les départs des trois ministres MoDem ainsi que de celui de la Cohésion des territoires Richard Ferrand, fragilisé lui aussi par une enquête judiciaire.

La rédaction/Reuters

Plus d'articles de : Algérie-France

Commentaires (0) | Réagir ?