Le pétrole ouvre encore en baisse sur les marchés

Le pétrole ouvre encore en baisse sur les marchés

Les prix du pétrole ont ouvert en nette baisse mardi, toujours plombés par une offre abondante, encore renforcée par le regain de la production libyenne.

Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, perdait 1,09 dollar à 43,34 dollars sur le contrat pour livraison en août, nouveau contrat le plus échangé, au New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours du pétrole new-yorkais évoluent à leur plus bas de l'année en cours de séance. "On est retombé en dessous de niveaux clefs", a mis en avant John Kilduff de Again Capital. "C'est un environnement très défavorable aux prix", a-t-il ajouté.

Le marché souffre en effet d'un excès d'offre, matérialisé par des stocks mondiaux restant élevés, une situation que pourrait encore aggraver une production libyenne pour laquelle tous les voyants semblent successivement passer au vert.

Les experts de Commerzbank se faisaient ainsi l'écho d'informations de presse indiquant "qu'un conflit avec la compagnie allemande Wintershall avait été résolu", ce qui devrait faire augmenter la production de 50.000 barils supplémentaires.

Tout comme le Nigeria, la Libye a été exemptée de quotas de production, bien qu'elle fasse partie de l'Organisation de pays exportateurs de pétrole (Opep) qui est engagée avec d'autres producteurs, dont la Russie, dans un réduction de l'offre. Dans l'immédiat, "l'excès d'offre est particulièrement marqué dans l'Atlantique où il y a de nouveau de nombreux cargos chargés de pétrole nigérian cherchant à trouver preneur", a rapporté John Kilduff.

En parallèle, les extractions américaines, notamment de pétrole de schiste, sont sur la pente ascendante depuis l'automne, mettant un peu plus à mal les efforts du cartel pétrolier et de ses partenaires, qui ont prévu de limiter leur production jusqu'en mars 2018.

Face à la forte chute des cours constatée depuis la fin du mois de mai, ces pays ne semblent toutefois pas décidés à abaisser encore leur production.

"Il n'y a aucune proposition pour se réunir d'urgence et entreprendre quoi que ce soit. Nous agissons conformément aux décisions qui ont été prises", a indiqué mardi le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak, cité par l'agence Ria-Novosti.

AFP

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