Précisions au sujet de Mohamed Mammeri

Le sultan Mohamed V reçu à l'Elysée.
Le sultan Mohamed V reçu à l'Elysée.

Suite à la publication de "Si Kaddour Benghabrit ou le loyalisme à l’empire colonial", nous avons reçu ce texte de mise au point de Gana Mammeri qui souhaite apporter son éclairage sur la place et le rôle exact de si Mohamed Mammeri au sein du palais royal marocain.

Monsieur Je suis étonné par la publication de l’universitaire au sujet de Si Kaddour Benghabrit chef du protocole. Mon oncle, Si Mohamed Mammeri est cité avec énormément d’inexactitudes. Précepteur des enfants du Roi, dont le futur Roi, SM Mohamed V, son rôle était de les instruire, et aussi de les initier à la vie publique. Il était donc normal que S.M Moulay Hassan soit présent lors de l’inauguration du projet de la Mosquée de Paris, sans seconder Si Kaddour Benghabrit, leurs tâches étant différentes, ceci votre Universitaire devrait le savoir et surtout ne pas juger les gens se plaçant en "super Révolutionnaire" !

Mon oncle, qui a fait l’école "franco-musulmane" comme on l’appelait alors, la Madersa d’Alger, avait passé un concours pour être bibliothécaire à Rabat. Il avait réussi. Par la suite, en poste, il y avait un autre concours pour le recrutement d’un précepteur pour les enfants du Roi. Là encore, il avait réussi et s’était occupé d’eux à Meknès. Donc, nous le voyons, uniquement cursus scolaire.

A la mort de S.M. Moulay Yousef, le Maréchal Lyautey avait demandé à mon oncle le plus apte à occuper le poste de Roi, il avait répondu, comme un professeur juge un élève, "le plus jeune", le futur Mohamed V. Mon oncle est devenu ensuite Ministre de la Maison Royale, qui a pris le nom d’Impériale à l’indépendance du Maroc.

A noter que mon oncle a été le seul à démissionner lors de la déposition de Mohamed V remplacé par Moulay Arafa. Il est rentré en Kabylie où il est enterré. Ensuite, le manque d’information de votre Universitaire lui a fait dire qu’il était le père du peintre Azouaou Mammeri, ce qui est entièrement faux. Ali, Arezqi et Saïd étaient des frères. Ali a donné Gana, mon grand-père, Arezqi a donné Salem qui a eu entre autres Mouloud Mammeri et Lunas (Si Mohamed Mammeri sans enfants). Il est triste qu’on publie des Mémoires sans vérifier l’exactitude de ce qu’on avance et surtout juger des gens sans en avoir le droit.

Avec mes meilleures salutations.

Gana Mammeri

Lien : Si Kaddour Benghabrit ou le loyalisme à l’empire colonial

Plus d'articles de : Débats

Commentaires (1) | Réagir ?

avatar
Kacem Madani

Cela prouve, encore une fois, que l’Algérie officielle et les algériens qui s’en réclament construisent tout, tout, tout, et tout le reste, sur du Faux et usage de Faux ! Cha3bou eldjazairi mousselimoune, ou illa el3ouroubati yentassib, b’rabi ouella b’larabi ! Ou plûtot, b’rabhoum wa bl’a rabna ! Quand on jette ce genre de base pour des constantes nationales IMMUABLES, au vu et au su de « feu » l’Algérienne debout, Khalida Messaoudi et de son compère Saïd Sadi (je l’aimais bien pourtant celui-là, mais je ne sais pas pourquoi, je commence à le détester, voire le haïr, pour lui préférer son compagnon de prison du GPK, lequel n’a pas changé la ligne de son combat du moindre iota depuis les années Berrouaghia), tout le reste est permis…

Quel gâchis, mon pauvre ghachis, avec autant d’imbéciles au sommet !