Troublant meurtre à Sidi Aïssa : la Laddh accuse

Le défunt Moussa Benoualha
Le défunt Moussa Benoualha

La Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (aile de Salah Dabouz) a hérité d’une affaire d’assassinat maquillée. Elle en retrace les circonstances troublantes.

Tout a commencé le 10 novembre 2002, quand le secteur sanitaire de Sidi Aissa a consigné dans son rapport d’autopsie que la mort de Moussa Benoualha est "suspecte". Ce qui voudrait dire que la cause de la mort est inconnue et que la mort n’est pas naturelle, conclut la Laddh.

Cependant le 20 novembre 2002, Le tribunal de Sidi Aissa a chargé le médecin légiste N.S., activant au niveau du secteur sanitaire de Djelfa, d’établir l’autopsie du défunt. Grande fut la surprise quand il a conclu dans son rapport à une mort naturelle.

Le fils de la victime s’est présenté au bureau de la LADDH M’sila (aile Salah Debouz), annonce la Ligue. Il a "rapporté les faits qui ont entouré les péripéties de cette affaire, pour laquelle la famille entière n’a de cesse de se consumer, et ce depuis la date fatidique du 09 novembre 2002".

La Ligue de défense des droits de l’homme constate que "les instances sécuritaires, judiciaires et le médecin légiste ont joué un rôle déterminant dans l’occultation des faits qui ont concouru à l’assassinat de Moussa Benoualha". Sur ces fait, le 07 janvier 2003, le fils de la victime a été informé que l’affaire a été classée sans suite, eu égard au fait que le défunt Moussa Benoualha est décédé d’une mort naturelle, selon le rapport d’autopsie

Ainsi l’ONG rappelle que le médecin légiste chargé de faire l’autopsie "n’était pas à sa première affaire" de "travestissement des faits et d’altération de la vérité".

Témoignage accablant

Pour voir plus clair,le président de la LADDH M’sila s’est déplacé à Sidi Aissa le 16 juin dernier pour entendre le premier témoignent la personne de M. Benabdelouhab Slimane 72 ans. Avant sa retraite, Benabdelouahab il était chargé de la conservation des corps à la morgue de ce l’hôpital de Sidi Aïssa.

Dans un témoignage vidéo, il atteste que le défunt Benoualha Moussa, qu’il accompagné jusqu’au secteur sanitaire de Djelfa, n’a subi aucune autopsie de la part du médecin légiste de Djelfa. Témoignage qui a été réitéré devant le juge d’instruction.

La rédaction

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oziris dzeus

une autopsie à vue d'oeil,