Cette presse qui sème la haine et la discorde entre Algériens

Il y a des médias au-dessus de la loi.
Il y a des médias au-dessus de la loi.

Après avoir lynché, humilié et terrorisé l'écrivain Rachid Boudjedra à deux reprises et avant lui, Kamel Daoud qui a été maudit, traité de tous les noms et même qu'une fetwa qui incite à son assassinat a été prononcée, la transgression perdure.

Ces actes ignobles et ces coups-bas sont commis sans aucune impunité par certains organes de presse qui apparemment n'ont qu'une mission, abrutir le peuple, éteindre toute lueur d'espoir, ridiculiser l'intelligence algérienne et glorifier les charlatans du Moyen-Orient, laver les terroristes de leurs crimes et radicaliser le peuple en semant dans son esprit la discorde, l'intolérance et la violence.

Ces organes qui apparemment n'ont peur de rien et de personne ni des lois de la république ni des autorités qui ont tous les pouvoirs pour les faire taire comme ils l'ont fait contre certaines chaînes qui ne sont pas de leur goût et encore moins de l'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV) qui n'est finalement qu'un épouvantail sans pouvoir.

Ces organes qui ont construit des empires intouchables sont devenus des tribunaux qui jugent et condamnent ceux qu'ils veulent et blanchissent ceux qu'ils veulent. Ils se sont proclamés gardiens du temple de l'islam radical. Ils excommunient toute brebis galeuse et canonisent les serviles, les rampants et les soumis.

Ces nouveaux riches qui prospèrent à l'ombre du pouvoir emploient des apprentis-sorciers comme journalistes qui ne connaissent ni le métier ni le respect d'autrui et encore moins l'éthique. Leur rôle est de détourner les citoyens des vrais problèmes qui rongent le pays comme la corruption, la mauvaise gestion, le muselage de la presse, l'école sinistrée comme l'avait qualifiée feu Boudiaf. Leurs critiques se limitent aux failles des élus locaux et au grand jamais aux grands bonnets.

Ces télévisions et ces journaux qui tètent sans partage les mamelles de l’Entreprise Nationale de Communication, d’Édition et de Publicité (ANEP) qui au lieu d'informer les Algériens, d'ouvrir leurs pages et recevoir sur leurs plateaux les gens éclairés, les érudits, les savants et les scientifiques, ils préfèrent tirer ce pauvre peuple vers le bas en donnant la parole aux imposteurs, aux obscurantistes et aux lèche-bottes.

Cette presse et ces médias sans foi ni loi qui incitent à l'intolérance et à la violence en général et contre la femme en particulier qui même Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a dénoncé cette semaine les programmes de certaines chaînes de télévision qui incitent publiquement, à travers des images et des discours, les adultes comme les enfants à la violence contre les femmes et la banalisent.

En dépit de toutes ces dénonciations et les cris de détresse des intellectuels, ces destructeurs de la nation continuent leur chemin infernal sans le moindre souci. La raison de cette impunité et de cette immunité, le grand chanteur Lounis Aït Menguellet l'avait bien immortalisée dans l'une de ses chansons : "Le seigneur qui n'a guère de seigneur de qui aura-t-il peur si éternellement demeure ? Ô peuple miséreux !".

Rachid Mouaci

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Commentaires (3) | Réagir ?

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Toufik KLOUL

Preuve de plus que ceux qui sont aux manettes, étant entendu que Monsieur BOUTEFLIKA EN EST UNE, n'ont jamais souhaité que l'Algérienne et l'Algérien s'émancipent. Leur seul souhait c notre perte

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Quelqun EncoreQuelqun

"... Ces actes ignobles et ces coups-bas sont commis sans aucune impunité par certains organes de presse... "

Vous vouliez certainement écrire "... en toute impunité... " et non "... sans aucune impunité... ", non?

C'est pour ça qu'il est dit et répété à propos du mois sacré de Ramadhan, "... fa 3îddatoune mine ayaaamine okhar... ".

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