Ahmed Ouyahia pose un diagnostic équivoque sur la situation de l'Algérie

Ahmed Ouyahia.
Ahmed Ouyahia.

Extraits du discours d’Ahmed Ouyahia lors de la 3ème session ordinaire du Conseil National du Rassemblement National Démocratique.

(...) En abordant la situation dans notre pays, je rappellerai d’abord que l’Algérie fait face, depuis près de trois années, à un recul sévère de ses revenus tirés des exportations d’hydrocarbures. Cette réalité, qui est la conséquence de l’évolution du marché mondial, semble destinée à durer, et elle pèse négativement sur les capacités d’investissements de l’Etat qui restent encore le moteur de la croissance dans le pays.

C’est dans cette conjoncture que notre pays a organisé les élections législatives du mois de mai dernier, à la lumière des nouvelles dispositions constitutionnelles en la matière, et notamment la création d’une Haute Instance indépendante de surveillance des élections.
Cette consultation électorale s’est déroulée dans des conditions honorables comme l’ont d’ailleurs souligné la Haute Instance indépendante ainsi que les observateurs étrangers venus suivre cette opération.

Il reste que le taux de participation des électeurs a été particulièrement faible et nous interpelle. Ce niveau de participation ne remet guère en cause la légitimité de l’Assemblée Populaire Nationale comme le proclament certaines voix, et nous en voulons pour preuve, le fait que, en Europe aussi, des Parlements ont été élus avec des taux de participation inférieurs à 40%.

De notre point de vue, cette faible participation des électeurs reflète plutôt la préoccupation de nos compatriotes devant les premiers effets de la crise économique sur la population. Elle reflète sans doute aussi, un certain degré de mécontentement des citoyens devant les problèmes qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne, du fait de la bureaucratie ou d’autres maux sociaux. Au Rassemblement National Démocratique, nous considérons que cette lecture critique doit être faite pour remédier à ce malaise au sein de la société.

Au demeurant, le profond remaniement du Gouvernement auquel vient de procéder M. le Président de la République est sans doute destiné à injecter un souffle nouveau à la gestion des affaires du pays. A ce sujet, nous saluons les efforts investis par le Gouvernement sortant. Nous félicitons aussi le Premier Ministre Abdelmadjid Tebboune et les membres de son Gouvernement, et nous leur souhaitons plein succès, en les assurant du soutien du Rassemblement. (...)

En effet, hier, durant les terribles années de la Tragédie nationale, notre Rassemblement a fait partie du mouvement de redressement national. Aujourd’hui également, notre Rassemblement entend s’investir pleinement au service de l’Algérie, l’Algérie qui a plus que jamais besoin de faire reculer le populisme et la démagogie, de mobiliser plus d’efforts et de rationalité, et de réaliser les réformes nécessaires sans perdre plus de temps.
Cet engagement politique qui mobilisera encore davantage nos cadres et nos militants, est d’autant plus légitime qu’il repose sur de puissants arguments dont je citerai trois.

En premier lieu, sous la direction du Président Abdelaziz Bouteflika auquel notre Rassemblement réitère son plein soutien, l’Algérie a accompli des progrès majeurs dans tous les domaines du développement, qu’il s’agisse des millions de logements distribués, ou des millions d’emplois créés, ou des milliers d’infrastructures éducatives, sociales et sportives inaugurées.
Ce sont là autant d’acquis sociaux de notre peuple pendant plus d’une décennie, dans la paix restaurée grâce à la réconciliation nationale. Ce sont là également, autant de preuves de tout ce que l’Algérie est capable de poursuivre, en dépit de la crise financière. Ce sont là enfin, des réalités qu’il faut opposer à tous ceux qui tentent d’exploiter les difficultés financières actuelles du pays, comme argument politicien.


En second lieu, même en cette période de crise financière, notre pays maintient une politique sociale quasi unique dans le monde, une politique qui a besoin d’être davantage mise en valeur. En effet, alors que les revenus extérieurs du pays ont chuté à 37 milliards de dollars l’année dernière, l’Algérie a décidé de maintenir pour cette année des transferts sociaux s’élevant à près de la moitié de ce montant soit, l’équivalent de 18 milliards de dollars.

Ces transferts sociaux financent notamment, le soutien au logement, les subventions sur les produits de première nécessité, la prise en charge de la santé gratuite pour tous, l’enseignement gratuit, à tous les paliers, au profit de 10 millions d’élèves, de stagiaires et d’étudiants.

Ces quelques exemples ne reflètent pas une politique antisociale comme le proclament certaines voix ; bien au contraire, de tels transferts sociaux confirment la fidélité de notre Etat à la justice sociale et à la solidarité nationale, des choix qui trouvent leurs racines dans la Déclaration du 1er Novembre 1954.

En troisième lieu enfin, outre le défi financier, l’Algérie fait face aussi à d’énormes défis sécuritaires du fait de la situation dans notre sous-région. En effet, si à l’intérieur du pays, les derniers résidus du terrorisme sont traqués et détruits, il existe à nos frontières de dangereux foyers de crise dans certains des pays voisins, avec d’importants réseaux terroristes et de narcotrafiquants et avec un important trafic d’armes.

Le RND rend un vibrant hommage à l’ANP et aux forces de sécurité pour leur engagement ainsi que leurs sacrifices parfois même en nouveaux martyrs du devoir national, tout cela pour garantir la sécurité du pays et des citoyens. Nous considérons que ceux qui veillent et se sacrifient pour notre sécurité individuelle et collective ont droit à notre soutien, dont la meilleure expression sera la préservation de la stabilité politique et sociale du pays.

Nous considérons aussi que la bataille que notre pays doit mener pour triompher de la crise financière, progresser dans la construction d’une économique diversifiée, et répondre aux besoins d’une population en forte croissance, invite tous les acteurs politiques, syndicaux et patronaux, à la sérénité et au dialogue pour l’émergence d’un consensus national économique et social.

Mesdames et Messieurs,

(...) Comparativement à 2012, le RND a augmenté de 50% le nombre des voix qu’il a obtenues ainsi que le nombre de sièges qui lui sont revenus aux dernières législatives. Dans 25 wilayas nous avons été classés premiers. Dans 17 autres wilayas nous avons été classés en seconde position.

Cette réussite a ses explications.

Il s’agit d’abord d’un travail mené durant de longs mois, pour attirer un plus grand nombre de militants, y compris des femmes et de jeunes. Il s’agit ensuite, d’une démarche démocratique qui a consisté à confier à la base militante au niveau des wilayas le soin d’établir les listes de nos candidats.

Il s’agit enfin, de notre programme électoral qui propose des réponses aux problèmes des citoyens, un programme dont la promotion à été réalisée à travers une campagne intense, propre, et calme. (..)

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Commentaires (4) | Réagir ?

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Rabah IBN ABDELAZIZ

ouyahya dégage, tu ne trompera plus personne en Algérie tu est un corrompu et toute ta clique aussi corrompus et corrupteurs : vas t'occuper de tes usines achetés avec l'argent du peuple Algérien ?. Ton tahkout et bouchouareb au trou au 4 hectares ?.

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moh arwal

Je viens de lire que Hmimed Ouyahia a nommé Nedjet Lamamara comme rerésentnte des femmes au sein du bureau national de son parti RND..

Ah ah !! on voit de quelle ecurie est sorti le Lamamra ex ministre des aff. etrangères

Tout se passe en famille dans ce système corrompu d'Ouyahia et Bouteflika

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