L'agresseur de Notre-Dame de Paris serait un étudiant algérien

La cathédrale Notre-Dame.
La cathédrale Notre-Dame.

Un homme a attaqué mardi avec un marteau des policiers qui patrouillaient sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, à Paris, en criant "C'est pour la Syrie!", avant d'être blessé par des tirs de riposte, a déclaré le ministre de l'Intérieur.

L'homme a tout de même blessé un policier, qui a été hospitalisé. Ses jours ne sont pas en danger, selon une source policière. L'assaillant, également hospitalisé, a été blessé au thorax, a-t-on précisé de même source. On ignore pour l'heure la gravité de son état et les motivations de son geste.

La section antiterroriste du parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une enquête, trois jours après une attaque meurtrière revendiquée par l'Etat islamique à Londres.

Les faits sont survenus vers 16h20 devant Notre-Dame, l'un des sites touristiques les plus fréquentés de Paris, dans le IVe arrondissement de la capitale.

"Il y avait une patrouille de trois policiers qui étaient chargés de la surveillance des touristes qui étaient autour de Notre-Dame, quand une personne est venue derrière ces policiers armé d’un marteau et a commencé à frapper un policier", a déclaré à la presse Gérard Collomb, qui s'est rendu sur place.

Tout s'est déroulé vers 16h30 quand un homme muni d'un marteau s'est lancé sur les policiers en patrouille blessant l'un d'eux. Son collègue a alors réagi avec sang-froid, s’est dégagé immédiatement et a fait feu, permettant que le policier agressé ne soit pas victime de violences qui auraient pu être plus graves que celles qu’il a pu subir", a-t-il ajouté. Selon une carte retrouvée sur lui, l'agresseur est un étudiant d'origine algérienne. Il détenait également des couteaux de cuisine, selon le ministre.

Attentat avorté en 2016

"Nous sommes passés d'un terrorisme très sophistiqué à un terrorisme où n'importe quel outil peut servir à des agressions", a-t-il dit à des journalistes. "L’agresseur a crié au moment où il frappait le policier ‘C’est pour la Syrie!’. Nous n’en savons pas plus pour le moment", a précisé Gérard Collomb.

Selon Karine Dalle, chargée de la communication du Diocèse de Paris, quelque 900 personnes qui se trouvaient alors dans la cathédrale avaient été confinées par précaution. Elles ont été évacuées progressivement, dans le calme, a-t-elle rapporté sur BFM TV.

Une voiture contenant plusieurs bonbonnes de gaz sans dispositif de mise à feu avait été découverte le 4 septembre 2016 non loin de Notre-Dame. Trois femmes et un homme soupçonnés de préparer une "action violente" avaient été mis en examen le 12 septembre.

Emmanuel Macron a fait savoir le 24 mai qu'il demanderait la prolongation de l'état d'urgence, qui arrive à échéance le 15 juillet, jusqu'au 1er novembre. La France est sous le régime de l'état d'urgence depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis.

Avec Reuters

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Commentaires (1) | Réagir ?

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Quelqun EncoreQuelqun

Ne voila t-il pas une parfaite illustration de ce qu'est devenue "la communauté" anejérienne de France aujourd'hui !

De plus, akéqaréne "... un étudiant algérien d'une... quarantaine d'années". Roh thoura kétch éfhém quelque chose.

Quoique... avec un peu de bonne volonté, j'ai fini par retrouver un peu de cohérence dans cette folle info. En fait, l'Algérien en question était en France dans le cadre de ce que l'on appelait jadis le (ou la) post-graduation; une sorte de "spécialisation" après des années de tronc commun en Algérie. Je disais donc qu'il devait poursuivre une spécialisation en "martelage". Ainsi, dans le cadre d'un stage pratique, nous avons pu le retrouver sur le parvis de Notre Dame de Paris, un marteau à la main. Chez les kabyles, on appelle cela "assemmar".