Crise diplomatique au Moyen-Orient : l'Algérie garde le silence

Abdelkader Messahel, le ministre des Affaires étrangères.
Abdelkader Messahel, le ministre des Affaires étrangères.

Le torchon brûle entre le Qatar et une grosse partie des monarchies du Golfe et de l'Egypte. A Alger, on se garde pour l'heure de se prononcer.

A Doha, la capitale de l'émirat du Qatar, les habitants se ruent sur les supermarchés depuis l'annonce ce matin de la rupture diplomatique entre le pays et l'Arabie saoudite, l'Egypte, les Emirats arabes unis. Affolés par le blocus et la cessation des vols de nombreuses compagnies aériennes des pays limitrophes, une grande panique a gagné les quelque 2 millions d'habitants.

A Alger, on est occupé par le sort de la Libye voisine. Le délitement sécuritaire devient problématique. Abdelkader Messahel essaye de s'imposer en acteur majeur de la crise libyenne. Il s'emploie actuellement à la réunion tripartite avec l'Egypte et la Tunisie prévue mardi. Pour quels résultats ? Trop tôt pour l'affirmer.

Concernant le séisme diplomatique qui vient de frapper les pays du Moyen-Orient, en revanche, l'affaire est plus délicate. Alors on prend son temps pour réagir. Les têtes d'oeufs du ministère des Affaires étrangères jaugent d'abord des positions, décodent les réactions avant de présenter une note explicative au ministre des Affaires étrangères.

Alger qui a déjà maille à partir avec l'Arabie saoudite entretient de bonnes relations avec le Qatar. Cependant, le refus de participer à l'équipée sanglante menée par la monarchie wahhabite contre le Yémen a valu à l'Algérie quelques réflexions vipériens. Qu'importe ! L'Algérie est inflexible sur son refus de toute ingérence dans les affaires des pays.

Gageons que dans cette crise diplomatique, l'Algérie restera fidèle à sa position traditionnelle. Celle de ne pas s'impliquer dans des crises régionales majeures. A fortiori quand celles-ci ont pour belligérants des pays "frères".

La rédaction

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Commentaires (1) | Réagir ?

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uchan lakhla

Question de bon sens : Quel est le poids diplomatique réel de l'Algérie ? Réponse de bon sens : SIFIR MOUKA3EB. Il faut arrêter le nombrilisme à l'algérienne, la doctrine algérienne, la politique algérienne, l'armée algérienne, les crânes d’œuf algériens, et j'en passe et des meilleures, comme si l'Algérie était un grand pays, comme si nous avions des penseurs et des stratèges au sommet, un pays complètement disloqué, un régime avec un espace neuronal en jachère, franchement, a entendre FAKAKIR ou Teboune palabrer, on se dit waw, c'est ça le premier ministre de ce qu'ils nous présentent comme une puissance régionale, Messahel ministre des MAE, on se dit nous sommes vraiment tombé trop bas, la trop petite souris Algérie n'a rien à faire et n'a rien à dire dans la cour où règnent les grands fauves.