L’Algérie des dinosaures et des oligarques est en marche !

Le député FLN Baha Eddine Tliba, symbole de l'argent et de l'incompétence qui conquièrent l'APN.
Le député FLN Baha Eddine Tliba, symbole de l'argent et de l'incompétence qui conquièrent l'APN.

"Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice". Montesquieu

Trahi par un jour dénonciateur d’une ripaille électorale, passée aux oubliettes, gonflée, il est vrai, par deux millions de votes blanc lui conférant une demi-teinte de plébiscite populaire, faisant la joie et le bonheur des décideurs de l’ombre d’avoir, enfin, leurs jouet et leurs caisse de résonance qu’est l’APN, le grand peuple d’Algérie a parlé par son silence et attend !

Le cœur gonflé à s’éclater des mille rêves et mille espoirs placés à chaque nouvel aube de tous les moments, les bras tendus vers le futur qu’il a naïvement chargé d’espérances, pour enfin comprendre que les portes de ses rêves, désormais, inaccessibles étaient fermées au lendemain de son indépendance en 1962. Et subissant depuis, un tutorat aux bruits de bottes et d’ordres en kaki, fruit d’une légitimité révolutionnaire en déclin, vite remplacée, ces 18 ans passés, par l’appartenance à la tribu, à la région, au clan géniteur de plus de 4500 milliardaires d’argent mal acquis, bousculant au passage tout ce qui est aristocratie, mondanité, intelligence et le politiquement correct.

Ils étaient vendeurs de pastèque à Azzefoun, ils étaient maquignons, ils étaient bouchers à la sauvette, ils étaient et sont importateurs de produits sensibles, ils étaient avec une pelle et une brouette entrepreneurs de travaux publics, devenus du jour au lendemain des puissances d’argent, qui se sont accaparés des centres de décision politico-économique, s’engraissant à vue d’œil sur le dos de l’Etat et du peuple non sans avoir dépouillé, auparavant, tous les organes de contrôle et de suivi populaire de leurs prérogatives.

Cette entrée, par effraction, dans les arcanes du pouvoir s’est faite moyennant allégeance et alliance au Richelieu des lieux, Said Bouteflika et au clan de Tlemcen, les dorénavant gardiens du temple, se sont offert une armée de plus de 200000 policiers pour les protéger et veiller à leur quiétude dans leurs tours d'ivoire, feutrées, loin des chahuts de gamins et de la plèbe.

Démocratie à l’Algérienne oblige ! Aucune marche et aucune manifestation politique n’est permise à Alger, la capitale. Quelle lecture pourrait-on donner au recrutement étatique, pourtant gelé par la fonction publique de cohortes de policiers qui ne produisent rien qui puisse justifier leurs salaires, hormis la dispersion du peuple revendicateur de ses droits et de ses aspirations, alors qu’administrations, hôpitaux et autres services publics souffrent gravement d’un manque de personnel pour une bien meilleure prestation de service ? Niet, les recommandations de compression du personnel du FMI sont encore vivaces dans la gestion du pays. Pléthore d’ingénieurs, de médecins, d’architectes, de techniciens , d’énarques, sont depuis des lustres des chômeurs diplômés, et doivent encore attendre, pour voir un jour, le programme présidentiel tant loué par les chefs de partis, un pétard mouillé qui a mené le pays à sa perte, leur rendre leurs dignité de force vive du pays.

Tout est visible, désormais : la maladie, l’impotence et l’absence de communion, depuis quelques années déjà, du President avec son peuple semblent être un pain béni pour ces pêcheurs en eaux troubles pour s’affirmer coqs du village, les oligarques de pacotille sont au pouvoir, gouvernant illégitimement par proxy, et que de décisions maladroites et iniques sont prises en son nom. En est-il conscient ? Apparemment non, forcément, quand le chat n’est pas là, les souris dansent. A l’ombre de lois scélérates, de lois de la république foulées au pied, la tyrannie de l’argent de ces nouveaux riches est maîtresse de céans. Aveuglés par leurs rangs, leurs acquis et privilèges, ils font l’ostentation criarde de leur puissance, ils font et défont les carrières sans états d’âme, la dernière mésaventure du jeune ministre du Tourisme et le limogeage du PDG de Naftal illustrent, si besoin est, l’empirisme et le largage à vau-l’eau des institutions étatiques.

L’avenir de l’Algérie, de son peuple et surtout de sa jeunesse est sérieusement hypothéqué, nul signe précurseur d’un renouveau de la classe politique, le show de la gérontocratie tentaculaire avec ses sunlights du Sénat, de l’APN, de l’UGTA et de moult postes ministériel est en marche. Les mêmes dinosaures octogénaires n’ayant rien prouvé par le passé, font le haut de l’affiche, des schizophrènes déconnectés de la réalité et du peuple, creusant davantage le fossé les séparant de la plèbe. Les mêmes errances politiques sont toujours là, et absolument aucune amende honorable d’avoir failli à sa mission n’a vu le jour d’un quelconque ministre.

Et puis à qui doivent-ils rendre des comptes sinon à eux-mêmes ! La vox populi, vox dei n’est plus qu’une chimère. D’ici aux prochaines joutes électorales présidentielles, de bien sombres perspectives sont droit devant.

Que Dieu protège notre pays et son peuple.

De Médéa, Brahim Ferhat

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Commentaires (7) | Réagir ?

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Atala Atlale

Voilà une plume qui en quelques mots illustre parfaitement les tares que subit une société prisonnière d'une engeance armée de tous les atouts : "judiciaire exécutif et législatif"

Qui pouvait prédire une telle décadence à ce pays jadis admiré par l'héroisme de son peuple pour avoir pu arracher sa "liberté" après 7 années de guerre dans les villes et villages, une guerre qui a coûté plus d'un millions de martyrs !

Dieu seul sait l'heure de la fin d'un tel système de gouvernance.

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walid kh

Juxtaposer des mots, aligner des phrases, des points des virgules..

Des majuscules en début de phrase, c’est bien mais « what els »

Désolé mais je trouve cela lamentable que de remplir les journaux de ce genre de phrases bateaux, « EL TANDIDE »

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Rabah IBN ABDELAZIZ

et toi l'intello de service, connecte tes neuronnes made-in-khoroto et parle algérien ?. Nous, nous sommes les enfants du peuple, pas ceux du clan mafieux d'Oujda ?.

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moh arwal

@ mass Brahim Ferhat, Bravo pour cette analyse pertinent vous avez bien cerné le problème de notre cher pays

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