Le cours du pétrole en forte baisse à New York, à 48,32 dollars le baril

Le cours du pétrole en forte baisse à New York, à 48,32 dollars le baril

Les cours pétroliers ont terminé en forte baisse mercredi, des inquiétudes sur les stocks aux Etats-Unis et sur la production libyenne venant s'ajouter à la déception des investisseurs après la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

Le prix du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, a reculé de 1,34 dollar à 48,32 dollars sur le contrat pour livraison en juillet au New York Mercantile Exchange (Nymex). "On a vu une forte demande avant un long week-end férié la semaine précédente et on pourrait voir quelques corrections cette semaine", s'est inquiété Carl Larry de Oil Outlooks & Opinions.

Du fait justement de ce jour férié supplémentaire lundi, la publication des données hebdomadaires du département de l'Energie (DoE) sur l'offre et de la demande a été repoussée d'un jour à jeudi. "Les prix ont baissé à la pompe ces derniers jours ce qui reflète probablement une forme d'excès de l'offre pour l'essence", a relevé Carl Larry.

Sur le plan international, "les dernières nouvelles, c'est que la production libyenne semble repartir", a mis en avant John Kilduff de Again Capital. La production libyenne est régulièrement perturbée par la guerre civile qui touche le pays et en avril les extractions sur le champ pétrolier d'al-Sharara avaient été temporairement arrêtées à cause du blocage d'un oléoduc acheminant le pétrole jusqu'à un port et une raffinerie à 50 km à l'ouest de Tripoli. Bien que membre de l'Opep, la Libye avait été exemptée de réduire sa production, du fait de sa situation politique particulière, par un accord entré en vigueur en janvier et prolongé jeudi jusqu'à mars 2018.

L'Opep et dix autres producteurs dont la Russie ont sans surprise décidé la semaine dernière de d'étendre de neuf mois un premier pacte réduisant d'environ 1,8 million de barils par jour leurs extractions et devant initialement s'achever fin juin.

"Il est évident que la déception concernant l'issue de la réunion de l'Opep continue de peser lourdement", ont commenté les experts de Commerzbank dans une note. Les marchés ont été déçus de ne pas voir le cartel pétrolier et ses partenaires prolonger encore plus les quotas ou abaisser encore plus la production.

Les efforts consentis par l'Opep et les autres producteurs se heurtent pour l'instant à une reprise des extractions de pétrole de schiste aux Etats-Unis et rendent plus difficile à atteindre un retour des stocks mondiaux de pétrole à leur niveau moyen des cinq dernières années.

AFP

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Commentaires (1) | Réagir ?

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samir mderci

Encore un peu de temps et il frolera les 30 dollars le baril, Grace à Dieu et que ça continue cela sera un grand bienfait pour les états parasites pétroliers, vivement un printemps ou un automne pour ces arabes dits pétroliers, le monde s'en ressortira plus sainement.

Grace à Dieu le Puissant, que la chute du baril préludera la chute des états arabes hybrides comme l'Algérie, Fakhamatouh n'aura plus rien à vendre au diable si ce n'est sa tete pour l'enfer.