Affaire Naftal : son PDG limogé pour une affaire privée !!!

Hocine Riseau
Hocine Riseau

Hocine Riseau a été démis de ses fonctions de PDG de Naftal ce mercredi. Mustapha Hannafi, directeur au ministère de l'Energie occupera désormais sa place.

Le procédé est expéditif ! Hocine Riseau n'a même pas eu le temps de se défendre ! Assurément il y a décidément quelque chose de malsain dans cette affaire Naftal. Hocine Riseau qui vient d'être démis de ses fonctions suite à la pression des travailleurs de l'entreprise. Ce haut cadre n'est pourtant pas accusé de corruption. Non, rien de tel n'est retenu contre lui. Il lui est reproché des ébats sexuels dans une vidéo dont les salariés de Naftal se sont mystérieusement emparée.

Hier, 1500 travailleurs et cadres de cette entreprise publique ont organisé courageusement un mouvement de grève pour demander son limogeage. Incroyable ! Ce mouvement décidé par le syndicat maison aurait-il été organisé avec la même détermination si ce cadre était accusé de corruption ? Nous n'en connaissons malheureusement pas d'exemple pareil. Lamentable !

L'affaire laisse songeur sur le glissement dangereux opéré au sein de la société. Dans un contexte où les scandales de détournements et de corruption explosent, il est quand même insupportable qu'on soit plus inquiet des pratiques intimes d'un dirigeant que de sa probité dans la gestion d'une entreprise. Car si l'on comprend bien ces travailleurs, irrités par ce qu'ils auraient vu dans cette vidéo, certaines pratiques privées, sexuelles ou intimes d'un patron sont plus condamnables qu'un scandale de corruption !!!

On est tenté de s'interroger sur l'empressement du syndicat à mobiliser les travailleurs pour pousser Hocine Riseau à la porte. Ce qui est en soi un précédent en Algérie.

En attendant d'avoir des réponses à ce lynchage médiatique, comme au demeurant pour le cas de l'éphémère ministre du Tourisme, nous avons appris ce soir que Hocine Riseau a eu un AVC et se trouverait à l'hôpital.

Yacine K.

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Commentaires (10) | Réagir ?

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Atala Atlale

@ Haroun Hamel. Vous vous trompez lourdement, tout le monde sait dans le pays d'où vient le mal, je reste toutefois prudent dans le choix de ma sémantique. La maladie du Président relève de l'article 102 de la dernière constitution, mais nos institutions semblent cadenassées ou complices, . Quant à la prédation qui n'en finit pas, il faudrait reconnaître qu'il y quelque part de la lâcheté, de la soumission, et bien évidemment cette grande corruption, ce fléau qui est en train de gangrener tout le corps social, sinon comment pouvez-vous définir notre "justice" ?

Novembre 54 a vécu, nos héros sont soit fatigués, soit morts, le reste ce sont des roturiers et des parvenus qui en profitent, l'ambiance est aux affaires et argent sales. Regardez-les avec cet exhibitionnisme de richesse arrogant. Nous avions une certaine bourgeoisie estimée pour ses qualités, vielle de plusieurs générations pré-indépendance, elle savait vivre et était très discrète, ceci afin de ne pas blesser nos humbles dont la condition sociale et politique avait été à l'origine du déclenchement de la révolution.

Ceux qui ont allumé la révolution avaient des idéaux, des principes, cette race de héros s'est tarie. Un dernier mot "Le feu enfante la cendre" Ennar tawlèd éremad.

Mais il y a un Dieu qui observe, c'est lui qui y mettra un terme, d'une manière ou une autre.

Saha ftourek Monsieur.

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haroun hamel

@Atala Atlale A chaque fois, vous mettez en avant la maladie du président, comme pour lui trouver des excuses et l'absoudre de ce qui arrive à ce pauvre pays. Mais la plus grande prédation (Broot &root, Khalifa, autoroute, Sonatrach, Orascom etc) ont eu lieu durant son premier et second Mandat. Il n'était pas malade que je saches. Après le Génénral Belkheir, le plus grand mal de l'Algérie c'est bien Bouteflika et sa famille.

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