Un enseignant sauvagement agressé à l'université de M'sila

Le professeur Mohamed Mili
Le professeur Mohamed Mili

Le professeur Mohamed Mili entre la vie et la mort à l’hôpital Al Zahraoui de M’sila

Chef de spécialité Master Trafic Urbain à l’UGTU, Mohamed Mili (*) âgé d’une cinquantaine d’années est connu de ses collègues par son attitude de père de famille à la fois calme et débonnaire. Il a été injustement agressé ce dimanche 21 mai vers 9heures 25 par trois étudiants d’une organisation estudiantine baptisée Solidarité Nationale Etudiante. Rappelons que ces trois étudiants le sont depuis 2008, inscrits initialement "en classique", mais qui se trouvent à présent dans le système LMD. Ce sont eux qui ont empêché, le 11 mai, leurs camarades du GTU de passer leurs examens aux fins de faire pression sur l’administration pour qu’elle leur fasse des faveurs (obtention de notes sans contrepartie, réintégration des exclus….), demande que le directeur du GTU et ses collaborateurs ont rejetée catégoriquement au nom du droit et de l’éthique. Les trois étudiants que sont Bousakra Mounir, Batka Khaled et Anjouh Fouad vont rééditer ce 21 mai le même scénario qu’ils ont joué le 11 mai : empêcher les étudiants du GTU de faire l’affichage des ateliers en vue de valider leurs examens.

Face à ces défis qui sont autant d’actes attentatoires à l’autorité administrative, et donc à l’Etat, le directeur du GTU, M. Youcef Lakhdar-Hamina fit appel au huissier de justice pour constater de visu les infractions, et lorsque l’huissier de justice fut sur les lieux, il se heurta à la résistance de ces étudiants qui s’efforcèrent de l’empêcher de faire son travail.

Ahmed Rouadjia

Professeur d’histoire et de sociologie politique

(*) Extrait de l'analyse faite par l'auteur : Violences, délinquance et laxisme au sein de l’Université ….

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Commentaires (2) | Réagir ?

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oziris dzeus

et dire que frantz fanon est mort à seulement 36 ans, dommage

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Aghioul Aghyoul

La violence est partout. Il ne reste aucun e lueur d'espoir pour les Algériens.