Qui a intérêt à bloquer la nouvelle unité du groupe Cevital à Bejaia ?

Le port de Bejaia oppose un refus de décharger les bateaux destinés à Cevital.
Le port de Bejaia oppose un refus de décharger les bateaux destinés à Cevital.

L’Entreprise portuaire de Béjaïa a refusé de décharger des équipements importés par Cevital et destinés à l’installation d’une unité de trituration de graines oléagineuses. Un second a été empêché d’entre dans l’enceinte portuaire, révèle El Watan.

Qui a intérêt à empêcher Cevital d’installer son unité de trituration de graines oléagineuses ? La question mérite sérieusement d’être posée quand on sait que le gouvernement peine à trouver les investisseurs capables de créer des richesses ?

Pour justifier son refus de laisser les bateaux entrer dans le port, l’entreprise portuaire de Bejaia s’abrite derrière des autorisations que le groupe Cevital n’aurait pas obtenues. En effet, La direction du port de Béjaïa a adressé un courrier à l’agence Kaltsar, un agent maritime, dans lequelle elle précise que "la question de l’accostage et de transit de tout navire transportant ce type de cargaison est définitivement tranchée par un refus catégorique de l’Entreprise portuaire de Béjaïa jusqu’à la présentation par Cevital de toutes les autorisations y afférentes de leur destination délivrées par les pouvoirs publics".

Le directeur général exécutif de Cevital, Saïd Benikène a répondu, selon El Watan à l’entreprise portuaire pour lui rappeler que "la cargaison en question que vous refusez de laisser entrer en Algérie a été entièrement payée sur le budget devises de l’Algérie, et donc avec l’autorisation expresse de la Banque d’Algérie et de l’Agence nationale d’investissement (ANDI), ce qui constitue certainement l’autorisation la plus crédible (...)."

Dans un deuxième courrier, le directeur adjoint de l’Entreprise portuaire indique que "l’EP Béjaïa n’a pas refusé l’accès à vos équipements en Algérie". Allant jusqu’à inviter les responsables de Cevital à trouver une "solution alternative" pour décharger son matériel, ajoute le journal.

Le groupe Cevital s’est tourné vers la justice pour se sortir de cette situation. Là encore peine perdu. Le président du tribunal de Bejaia estime que rien ne presse ; il refuse la plainte en référé.

A quelle fin s’acharne-t-on ainsi à bloquer une usine d’ouvrir ? Qui tire les ficelles dans cette affaire ? Ce ne sont certainement pas les responsables du port de Bejaia qui ont, seuls, décidé de pourrir la vie à Cevital. Il est de notoriété publique en Algérie que les autorités, sous l'ère Bouteflika, ont bloqué de nombreux importants projets d'investissements de l'homme d'affaires Issad Rebrab notamment en Kabylie.

Les blocages administratifs dont fait l'object ce groupe donne un mauvais signal aux investisseurs. Ils renseignent surtout sur, non seulement le manque d'imagination du gouvernement mais aussi et surtout sur les pratiques de certains segments puissants du pouvoir qui n'entendent pas lâcher le contrôle sur l'économie.

Yacine K.

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Commentaires (13) | Réagir ?

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allilou aghroum

Pourquoi monsieur Rabrab cherche les investissements dans les industries gourmandes en énergies ? Pas malin !!!

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oziris dzeus

Pour le tournesol rabrab veut le produire en mettant a contribution les agriculteurs et spécialement au sud, mais on le laisse pas faire,

le port de cap djenet qui pouvait étre le plus grand port de la méditerranée avec un complexe industriel des plus modernes et des plus grands au monde destiné aux exportations, est mis au oubliette et détourner vers la région de cherchel pour ne devenir qu'un port quelconque et peut être ne sera jamais réalisé,

(on laisse pourrir le mais à adrar), et il y a 30 ans mehri proposait un projet pour créer dans la région d'adrar de milliers de fermes de 10 000ha chacune ultramoderne, mais il a fini par comprendre que produire du soda et de la biére il aura la paix,

avec une centaine d'industriel comme rabrab, certains responsables politiques pourront dormir sur leurs deux oreilles et se faire beaucoup d'argent pour eux et pour leurs familles sans problèmes, et jamais il ne s'inquiéteront des cours du pétrole au risque d'avoir une attaque cardiaque,

mais apparemment leur centre d’intérêt est ailleurs et ce n'est pas faire des affaires mais nuire aux intérêts supérieurs du pays et du peuple,

leur projet est dicté par la france pour laquelle il agissent dans l'ombre depuis 60 ans,

ils ont détruits les plus grands complexes industriels du secteur public (propriété du peuple) pour instaurer une économie de bazar et favoriser leurs amis nationaux et étrangers dont la plupart ne sont que des prête-noms pour le patronat français dont une bonne partie sont d'anciens colonisateurs partisans de l'algérie française donc contre l'indépendance de l'algérie et ceux qui collaborent avec eux ne sont que des traitres envers la nation,,

ils sont en phase final de leur sabotage et leurs cibles actuels sont sonatrach, air algérie, sonelgaz, snvi, et 3 ou 5 autres grandes entreprises étatiques,

ces sociétés nationales, n'en déplaise à certains, produisaient entre autres les chaussures, les vêtements, les farines, les pattes, laits, fromages et autres dérivés, les appareils électroniques, les médicaments, l’électroménager, de haute qualité et selon des normes internationales,

c'est ça qu'on nomme la tragédie nationale,

ils ont pu détruire ce qui appartient à l'ETAT,

et ce n'est pas un seul homme qui va leur tenir tête,

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