Ferhat Mehenni demande au SG de l'Onu "la mise sous protection de la Kabylie"

Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle.
Ferhat Mehenni, président du Gouvernement provisoire kabyle.

Dans le courrier ci-parès, Ferhat Mehenni, président du GPK, demande au Secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, la mise sous protection internationale du peuple kabyle.

A Son Excellence

Monsieur Antonio Guterras

Secrétaire Général de l’ONU

Excellence,

La sauvagerie avec laquelle a été réprimée la marche d’aujourd’hui à Tuvirett (Bouira (120 km au Sud-est d’Alger) est inadmissible. Plusieurs blessés et plus de trois cents (300) arrestations parmi les manifestants dont Mme Rachida Ider, Koceila Ikken et Youcef Messouaf, responsables politiques du MAK-Anavad.

Cela fut déjà le cas, le 20 avril dernier, quand, pour commémorer le printemps kabyle (avril 1980) et le printemps noir (2001-2003), les manifestants ont été agressés physiquement par la police coloniale algérienne.

Il faut rappeler que la Kabylie ne s’est jamais sentie algérienne et que dès l’indépendance de celle-ci, il y eut une guerre entre les deux entités.

Entre 2001 et 2003, l’Algérie a abattu 128 Kabyles qui manifestaient pacifiquement.

Aujourd’hui, avec ce qui vient de se passer, la situation, très dangereuse depuis longtemps, risque de nouveau de dégénérer. Une armée raciste envers les Kabyles est préparée pour commettre un carnage sur des populations civiles désarmées.

Dans l’attente d’un rendez-vous avec vous et vos instances, notamment la Commission de décolonisation, pour vous remettre le Mémorandum d’autodétermination préparé par l’Anavad (Gouvernement Provisoire Kabyle en exil) pour la reconnaissance du droit du peuple kabyle à son indépendance, je vous sais gré de bien vouloir accéder à ces deux demandes d’urgence :

1)- Informer le Conseil de Sécurité sur la gravité de la situation qui prévaut en Kabylie,

2)- Mettre le peuple kabyle sous protection internationale.

En me tenant à votre disposition pour toute information complémentaire, Veuillez agréer, Excellence, mes sentiments les meilleurs.

Exil, le 20/05/2017

M. Ferhat Mehenni, président de l’Anavad

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Commentaires (3) | Réagir ?

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abdelkader heni

quels colonisateurs, nous sommes tous des algériens de souche musulmans et tous les musulmans sont des frères, ils font partie de la oumma de Mohamed (qsssl) c'est ce que nous les chaouis avions dit aux extrémistes kabyles venus proposer une coalition kabylo-chaouie pour chasser toutes les autres communautés, nous leur avons demandé de ne plus remettre les pieds dans notre noble région

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hassina hammache

HASSINA HAMMACHE INGENIEUR EXPERTE EN CONSTRUCTION

NB / Oran n'est pas la Kabylie Géographiquement mais selon Mouloud Memmeri elle fait partie de THAMAZGHA et Le territoire de syphax se situe bien dans la commune d'Oulhaça El Gheraba est côtier de la Méditerranée, et situé à l'ouest de la wilaya d'Aïn-Témouchent, sur la rive gauche du fleuve Tafna appelée à l'époque Siga capitale de SYPHAX.

TIRE D'UN JOURNAL" Un colloque sur l’œuvre de l’écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri (1917/1989) à travers ses romans adaptés au cinéma, s’est tenu le 13 et 14 mai 2017 au théâtre régional d’Oran, a-t-on appris auprès des organisateurs.

Placé sous le thème l’œuvre mammérienne revisitée à l’aune du 7èm art, un panel d’universitaires et de professionnels du cinéma national prendront part à cette manifestation, a-t-on indiqué.

Ce colloque s’inscrit dans le cadre de la manifestation marquant le centenaire de la naissance de l’écrivain et chercheur Mouloud Mammeri, organisée par le Haut-Commissariat à l’Amazighité (HCA) et placé sous le haut patronage du Président de la République.

La manifestation vise, selon ses organisateurs, à disséquer les rapports entre la littérature et le cinéma, une longue suite de querelles et de malentendus : la littérature exigeant du cinéma une scrupuleuse fidélité alors que le cinéma se réclame libre d’adapter les œuvres à son propre langage.

Mouloud Mammeri, dont le roman l’Opium et le bâton a été adapté à l’écran par Ahmed Rachedi, affirmait qu’il n’attendait pas une translation fidèle, les choses ne pouvant se dire que différemment au cinéma estimant toutefois que Rachedi a suivi très fidèlement le roman, souligne-t-on.

En Algérie, des œuvres textuelles adaptées à l’écran sont rares, constatent les organisateurs qui estiment, par ailleurs, qu’il est peut-être temps de faire table rase des clichés tenaces concernant les rapports entre littérature et cinéma et d’abolir la frontière entre les Arts.

Au HCA, on souligne que ce colloque est une tentative pour défaire les approches trop spécialisées de la littérature ou du cinéma, en favorisant les rencontres et les métissages, en hommage à Mouloud Mammeri.

Plusieurs thématiques ont été retenues pour ce colloque, entre autres « Entre littérature et cinéma, quels rapports? Quelles interactions ? Quelles affinités électives ? », « L’adaptation cinématographique : fidélité ou trahison ? Ressemblance ou différence ? », Quand peut-on parler d’adaptation réussie ? » et « l’expérience algérienne dans le domaine de l’adaptation ».

Par ailleurs, au niveau de la cinémathèque d’Oran, il est prévu la projection de « Da L’Mouloud », un documentaire consacré à l’œuvre et à la vie de l’auteur de la colline oubliée, réalisé par Ali Mouzaoui, et l’aube des damnés d’Ahmed Rachedi. Les deux réalisateurs animeront des débats avec le public à l’issue de la projection.

Il est à noter que ce colloque est organisé, avec la collaboration de la wilaya d’Oran et l’association « Numidia d’Oran ». "

Pour peu que nous nous intéressons aux travaux qui se font ça et là pour renforcer notre identité donc expliquer, échanger et partager

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