Qu’est-ce qui fait courir ces vieillards algériens ?

L'Algérie, un pays jeune, dirigé par une gérontocratie déconnectée des réalités.
L'Algérie, un pays jeune, dirigé par une gérontocratie déconnectée des réalités.

Le plus grand pays d’Afrique, l’Algérie, est gouverné par des vieillards qui ne sont pas prêts de laisser la place aux plus jeunes, et ce pour des raisons aussi ridicules les unes que les autres.

Autoproclamé porte-parole de la Présidence de la République, le vieillard Djamel Ould Abbès (84 ans) est catégorique : tant que Abdelaziz Bouteflika (80 ans) est là, il est interdit de parler de succession au d’avoir des ambitions présidentielles. Comprendre par là, il y est, il y reste.

La sortie de Djamel Ould Abbès a le mérite d’être claire, même si cela prêterait à rire. En tout cas, le secrétaire général du parti FLN n’est pas à sa première ânerie. Tout le monde a encore en mémoire le faux pronostic du docteur Djamel Ould Abbès : Abdelaziz Bouteflika marchera bientôt sur ses pieds.

La nouvelle Assemblée populaire nationale (APN) sera bientôt installée, une occasion en or, comme diraient les journalistes sportifs, pour remplacer le vieillard Mohamed Larbi Ould Khelifa (79 ans) par un jeune député. Mais gageons qu’un vieillard remplacera un vieillard au perchoir.

Et quand arrivera le tour du Sénat, autre institution présidée par un vieillard, Abdelkader Bensalah (76 ans) en l’occurrence, tout indique que là aussi un vieillard remplacera un vieillard. C’est la règle, on dirait !

La même règle voudrait aussi que le vieillard Mourad Medelci (74 ans), le président du Conseil constitutionnel, reste à son poste pour d’autres missions machiavéliques, et ne cèdera sa place que pour un vieillard. A croire qu’il n’y a que des vieillards dans ce pays.

Il est loin le temps où le plus haut grade dans l’armée algérienne était colonel et que les colonels de l‘époque étaient de jeunes militaires, droits comme des i, à l’image de Chadli Bendjedid, Hachemi Hadjeres, Mustapha Beloucif, pour ne citer que ceux-là. Aujourd’hui, l’armée algérienne, avec toute la considération qu’on lui doit, est commandée par le plus vieux soldat du monde (77 ans).

A titre de comparaison, les deux plus vieux ministres du nouveau gouvernement français, Gérard Collomb et Jean-Yves Le Drian, n’ont que 69 ans. Quant au ministère des Armées, il est dirigé par une femme civile de 52 ans, Sylvie Goulard. C’est dire le chemin qu’il nous reste à parcourir.

Ahcène Bettahar

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Commentaires (6) | Réagir ?

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moh arwal

vous dites :

" les colonels de l‘époque étaient de jeunes militaires, droits comme des i, à l’image de Chadli Bendjedid, Hachemi Hadjeres, Mustapha Beloucif, pour ne citer que ceux-là. "

Drole de citation pourquoi ne citez vous pas Bellounis aussi, il etait droit comme un i majuscule .

vous avez une drole de façon de prèsenter ce système corrompu et corrupteur dont font partie même les nulllards que vous avez cités

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Rabah Mansour

On a rien contre les vieux au pouvoir à condition qu'ils soient compétents, qu'ils aiment leur pays et qu'ils ne soient pas corrompus. Mais force est de constater qu'ils sont non seulement vieux mais d'une incompétence criarde dans leur grande majorité et qu'ils jonglent avec la corruption.

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