Un compte caché du fils de l'ancien PDG de Sonatrach, révélé par les "Panamas Papers"

Mohamed Meziane, ancien P-DG de Sonatrach, lors de son procès.
Mohamed Meziane, ancien P-DG de Sonatrach, lors de son procès.

Mohamed Reda Meziane, fils de l’ancien PDG de Sonatrach, et l’un des principaux acteurs de la malheureuse affaire dite "Sonatrach I" a, selon Le Monde, au moins pu cacher à la police judiciaire algérienne un compte en Suisse.

Condamné à six ans de prison ferme, Mohamed Reda Meziani avait déclaré, lors de son procès, qui s’était déroulé de décembre 2015 à février 2016, qu’il ne disposait que de trois comptes bancaires (Barclays, Crédit Lyonnais et Crédit agricole) et qu’il avait cédé son appartement parisien à ses deux enfants (afin d’échapper probablement au fisc). Mais l’enquête menée par le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) avec plus de 100 rédactions (dont Le Monde), montre qu’"en décembre 2008, M. Meziane avait ouvert un autre compte, dans une agence genevoise de Crédit suisse cette fois-ci, par le biais de la société fiduciaire Junod, Muhlstein, Lévy & Puder (JMLP). Dans les livres de Crédit suisse, le fichier d’information clients de Mohamed Reda Meziane est répertorié sous le numéro 153729", revèle l’article du quotidien français Le Monde.

Selon les informations révélées dans le cadre de l'affaire de "Panama Papers", la société JMLP a recouru aux services du célèbre cabinet panaméen Mossack Fonseca, pour dissimuler le compte sous une société fictive, Jaxia Associates Inc., basée dans les îles panaméennes.

"Cette compagnie offshore, dissoute en avril 2010 quand Mohamed Reda Meziane était en prison dans le cadre de l’instruction, a été administrée à partir de décembre 2008 par une autre société écran, Capfid Management Services SA, panaméenne celle-là et enregistrée sous les noms des gestionnaires de fortune de la société JMLP", écrit le journal Le Monde.

À la lumière de ce nouveau rebondissement, que fera la justice algérienne ? Ouvrira-t-elle de nouveau le procès, afin de verser les nouveaux éléments apportés par le consortium international des journalistes d’investigation ? L’État procédera-t-il à une enquête lui permettant de récupérer l’argent détourné illégalement ? Assisterons-nous à une aggravation de la peine de Mohammed Réda Meziane, qui, en plus des 6 ans passés en détention préventive, n’a écopé que d’une ridicule amande de 16 700 euros soit 2 millions de dinars ? Le ministre de la Justice devrait nous apporter des réponses ou laissera-t-il passer le vent des révélations comme pour celles ayant concerné Abdeslam Bouchouareb ?

La rédaction

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Commentaires (7) | Réagir ?

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oziris dzeus

il y a aussi les fils et filles cachés qui ont des comptes que crédite

sonatrach chaque mois sans qu'ils réalisent quoique ce soit comme travail,

idem pour d'autres grandes compagnies de droit publiques ou privées,

n'est ce pas que c'est le paradis sans aller au panama, aux bahamas ou aux caraibes,

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Caton L'ancien

L'Algérie dévalisée par ses propres enfants :

N'y a-t-il en Algérie que le fils d'un ancien PDG de la Sonatrach qui a un compte offshore pour que le journal "Le Monde" ne le dévoile seul; dans quel but et pour le compte de qui cette révélation ?

Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) dont Le Monde fait partie avait déjà dévoilé des comptes d'un ministre algérien, pourquoi n'y a-t-il pas eu de suite et le ministre toujours en poste ?

Les algériens ne sont pas dupes, toute la nomenklatura doit avoir au moins un compte offshore par famille, le ICIJ doit avoir toutes les informations, pourquoi alors Le Monde ne les publie-t-il pas comme il le fait pour ce second couteau s'il n'y avait pas une collusion d'intérêts entre des responsables algériens et français ?

Les plus grands traîtres à l'Algérie sont parmi ses propres enfants et même parmi les plus importants dirigeants !

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