Mutinerie en Côte-d’Ivoire : les militaires mettent la pression sur la présidence

Les mutins exigent leurs primes.
Les mutins exigent leurs primes.

Des soldats mutins tiraient en l’air vendredi devant l’état-major à Abidjan (capitale) après avoir bloqué les accès, empêchant la population de circuler dans cette zone située dans le quartier des Planteurs.

Ces soldats mutins ont pris position devant le camp militaire à proximité. D’autres membres de l’armée et de la police ont installé un périmètre de sécurité, selon la même source.

Par ailleurs des tirs nourris ont été entendus ce matin à Bouaké (deuxième importante ville du pays) où des groupes rebelles ont bloqué les principaux accès de la ville. Les militaires réclament toujours le paiement de leurs arriérés de primes. Contrairement à ce qui a été annoncé jeudi à la télévision RTI, les mutins refusent de renoncer à leurs primes. Selon des témoignages recueillis par téléphone auprès de militaires à Bouaké, l’accord pour le renoncement au paiement de primes, négocié entre le président Alassane Ouattara et une partie de la hiérarchie militaire, a été conclu sans la consultation préalable des soldats concernés par les primes.

Dénonçant cet accord conclu dans leur dos, les mutins veulent mettre la pression sur les autorités ivoiriennes pour solder de manière définitive les sommes promises estimées à 12 millions de FCFA pour chaque militaire. Les anciens démobilisés réclament aussi leur part du butin. La situation est très tendue à Bouaké et Korogho, deux principales villes du nord de la Côte d’Ivoire, par ailleurs fief de la rébellion qui a porté Alassane Outtara au pouvoir. Affaire à suivre

D'Abidjan, Hamid Ait Ouarab

Plus d'articles de : International

Commentaires (0) | Réagir ?