Suite à des pressions, la rédaction d'Algérie-focus se met en grève

Suite à des pressions, la rédaction d'Algérie-focus se met en grève

La rédaction du site internet est sous pression. Tentative de censure, intimidations, menaces... Dans un communiqué qui nous est parvenu, l'équipe d'Algérie-Focus nous apprend qu'elle est en grève suite à un différend avec des actionnaires.

Comme si les pressions des autorités ne suffisaient pas, voilà que les nouveaux magnats de la presse se mettent de la partie. Adossés à leur fortune, ils protègent leurs "amis" qui les arrosent à l'occasion. "La Rédaction d'Algérie-Focus vient de subir des pressions de la part de ses actionnaires qui ont voulu nous empêcher d'enquêter et d'écrire des articles sur une entreprise de téléphonie, et d'autres, avec lesquelles ils sont liés par des contrats commerciaux très importants", indique le communiqué signé d'Abdou Semmar, rédacteur en chef.

Les actionnaires sont passés à l'action ce mercredi 10 mai en tantant "de supprimer nos articles à notre insu", lit-on dans le communiqué. Plus grave : "En tant que directeur de rédaction et gérant associé, j'ai été menacé par ces actionnaires", s'alarme Abdou Semmar.

"Moi et mes collègues d'Algérie-Focus dénoncons vigoureusement ces méthodes et annoncens l'arrêt de leur site jusqu'à ce que les actionnaires, le pouvoir de l'argent, respectent totalement notre indépendance éditoriale et ne se mêlent d'aucun de nos contenus", menace-t-il.

Il prévient que "le pouvoir de l'argent nous ne fera jamais taire" et en appelle à "tous nos lecteurs, et détracteurs, à la solidarité car si aujourd'hui c'est notre voix qui est en danger, demain ça sera la vôtre...". La petite équipe rédactionnelle se dit déterminée à ne pas céder et à défendre sa liberté d'écrire.

La rédaction

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Commentaires (3) | Réagir ?

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Quelqun EncoreQuelqun

@ Toufik KLOUL:

Puisque votre commentaire a l'air de s'adresser à votre serviteur, permettez-moi de réaffirmer mes premières impressions livrées à chaud. Vérification faite, il s'avère que j'ai même été assez "tendre". Pour vous en convaincre, je vous propose la mise au point suivante adressée à ce Abdou Semmar par un certain ZIDAN AIT TALA en 2015. Elle faisait suite à une polémique née de propos tenu par ce Semmar.

Manifeste pour un statut politique de la Kabylie - Réponse à Abdou Semmar

Rappel de la période coloniale :

« En Algérie, l’enseignement du berbère a été institutionnalisé très tôt, dès les années 1880, à l’Ecole supérieure des lettres qui allait devenir la Faculté des lettres d’Alger (1909) ainsi qu’à l’École normale de Bouzaréah, sur les hauteurs d’Alger, pépinière des instituteurs algériens. Un brevet de langue kabyle est créé en 1885 et un diplôme de « dialectes berbères » en 1887 ». Salem Chaker, Encyclopédie berbère.

M. Abdou Semmar, vous êtes peut-être kabyle au hasard d’une naissance mais vous n’êtes certainement pas au service de la Kabylie et de son peuple. Oui, son peuple ; car au risque d’égratigner votre certitude quant à l’existence d’une algérianité paisible et vécue par tous les citoyens du pays dans un havre de paix, les Kabyles sont stigmatisés, ostracisés et assassinés en tant que tels depuis les tout débuts du Mouvement national qu’ils ont été les premiers à investir et pérenniser jusqu’à Novembre 1954.

Vous dites n’avoir jamais cru en l’existence d’un peuple kabyle que vous écrivez entre parenthèses. Il s’agit là de la posture classique des kabyles-de-service, acteurs inconscients de leur propre dégénérescence. Naturellement vous êtes libre de vous chercher des racines

où vous voulez mais il se trouve que chaque jour qui passe en Algérie de Bouteflika, le nombre de Kabyles qui prennent conscience de leur condition de colonisé augmente. Et la posture qui est la vôtre n’y peut rien face à cette dynamique salvatrice.

À vous entendre, les Bretons, Basques, Occitans, Corses, Alsaciens en France et les Catalans en Espagne qui exigent leur reconnaissance en tant que peuples dans leur pays respectif ne seraient que des cohortes de quidams fantasques qui demandent l’impossible.

L’émergence politique de ces peuples sans état sont légion de par le monde et vous n’êtes pas sans le savoir.

Vous déniez aussi à la Kabylie d’être la dépositaire de la culture berbère. Que répondre à une telle déclaration sinon qu’elle nous rappelle la triste et brutale diatribe d’un journaliste organique d’El Moudjahid contre Mouloud Mammeri dans laquelle il lui dénie, de la même

façon, d’être chantre de la culture berbère. C’était en 1980 ! La réponse de Dda Lmulud qui a été ignorée par le journal mais dont vous avez sûrement connaissance à valeur stricto sensu à votre questionnement d’aujourd’hui, à 34 ans d’intervalle. Si votre conception du journalisme est de faire bégayer l’histoire, elle n’est pas celle du journaliste lambda qui essaie vaille que vaille de respecter l’esprit de Pulitzer dans l’exercice de sa profession. Et ce n’est pas parce que vous disposez à votre guise d’un média où votre photo trône comme la réclame d’un shampoing que vous avez le droit de vous exonérer de la déontologie de la profession. Au demeurant, votre média n’a pas publié le Manifeste en question ; ce qui ne vous empêche pas d’en disposer gracieusement pour la stigmatiser. « Le métier de journaliste est noble mais difficile », c’est encore Mouloud Mammeri qui l’a dit en réponse au pamphlet de Kamal Belkacem d’avril 1980.

Vous nous étalez également de prétendues pérégrinations de globe-trotter dans une Algérie Une et Indivisible qui vous ont menées à Médéa, Tiaret, Tlemcen, Timimoun, Tamanrasset, Annaba, Batna et au cours desquelles vous auriez noté une remarquable unité harmonique

avec les valeurs kabyles de votre mère. Eh bien, avant vous, d’autres ont fait le même périple pour quêter quelque compassion et solidarité asmi ttrunt tyemmatin lors du Printemps noir de Kabylie. Résultat des courses : une indifférence totale quand ce n’est pas une hostilité

déclarée, voire même des suggestions appuyées d’écraser la sédition par l’aviation militaire, notamment de la part d’islamistes. Il ne s’agit pas d’une atonie générale, elle est seulement sélective car pour dénoncer la mort d’un palestinien, de nombreuses manifestations sont

organisées ici et là en soutien au « peuple » palestinien contre le peuple israélien dont on brûle rituellement le drapeau.

Bien des Kabyles ont rêvé et pris tous les risques pour l’avènement de cette Algérie une et indivisible dont vous vous glosez impudemment.

L’Etoile Nord-africaine créée par une majorité de Kabyles en 1926 s’est donnée Messali l’arabo-islamiste comme président dans le but de cette unité. Ses promoteurs, à l’instar de Amar Imache reste pour le système un pestiféré jusqu’à nos jours.

Abane Ramdane s’est échiné à rassembler et unifier toutes les sensibilités et tous les bonnes volontés d’Algérie. Il n’en a pas moins été lâchement assassiné par ceux qu’ils croyaient ses frères parce que kabyle.

Krim Belkacem qui a fondé la colonne vertébrale de l’ALN et qui a envoyé ses propres troupes de la Wilay 3 pour pallier la défaillance de l’Algérois a été assassiné parce que kabyle.

Mohand Oulhadj, aveuglé par le patriotisme, a choisi de suspendre son action au maquis FFS pour venir au secours de l’Algérie une et indivisible. Etc.

Pour être concis ; au lieu de déblatérer sur la France et l’Espagne, nous vous invitons simplement à vous poser ces quelques questions :

- Pourquoi en l’espace de 15 ans, la Kabylie, autrefois région imperméable à l’islamisme est transformée en repaires de sanguinaires ?

- Pourquoi on y construit le plus grand nombre de mosquées alors que la fréquentation de celles qui existent est marginale ?

- Pourquoi les radios de Vgayet et de Tizi Ouzou sont conçues comme des succursales du ministère de la religion ?

- Pourquoi il y a eu 80 kidnappings non élucidés jusqu’ici alors qu’un tiers des effectifs de l’armée y stationne, sans compter la police et la gendarmerie ?

- Pourquoi le désinvestissement est patent dans la région alors que l’Algérie n’a jamais été aussi riche ?

- Pourquoi – et c’est loin d’être anecdotique – le ministère de l’Education nationale a accédé à la demande de l’ambassadeur de Palestine d’exempter des cours de tamaziγt à Ain El Hammam, une jeune élève totalement intégrée et parlant parfaitement le kabyle ?

- Pourquoi les tueries dans les barrages militaires présentées toujours comme des bavures sont récurrentes et classées sans suite ?

- Et enfin pourquoi les assassinats lors du Printemps noir de 128 citoyens kabyles par des gendarmes et des policiers dûment identifiés sont restés impunis à ce jour ?

Lorsque vous aurez répondu à ces questions, vous comprendrez peut-être alors pourquoi le peuple kabyle est en droit légitime à s’autodéterminer pour recouvrer la liberté et la dignité et à travers lui celles de tous les autres qui subissent le même sort par le système de gangsters qui a mis en coupe réglée le pays depuis 1962.

Vous dites : « je suis Kabyle et je n’ai pas besoin d’un statut politique spécifique ». A dire vrai, vous acceptez d’être sujet d’une Algérie, terre d'Islam, partie intégrante du Grand Maghreb, pays arabe, méditerranéen et africain, comme définie dans le préambule de la constitution

actuelle. Ce par quoi vous reniez de facto votre prétendue kabylité.

Toute expression guerrière de patriotisme dans l’état actuel des choses en Algérie est au mois du pur cynisme ou au pire une honteuse offre de service. Et cela tous les Algériens de toutes les contrées le savent.

ZIDAN AIT TALA

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Toufik KLOUL

Que l'on connaisse ou pas ce journal, que l'on adhère ou pas à la ligne éditoriale d'un journal nous devons apprendre à laisser dire, à écouter, à tenter de comprendre analyser puis réagir et de préférence en tentant d'être objectif.

Écoute, Analyse, Action !

Les personnes qui laissent critiquer afin de mieux corriger leur propres erreurs agissent de cette sorte.

Parfois positivent plus en remerciant ceux qui leur font voir leur erreur et de cette sorte, ils ne peuvent que s’améliorer. Par ailleurs, Le droit à l'expression est un impératif inaliénable ou qui doit le devenir.

Toute pression sous entend violence. La violence appelle hélas la violence.

la violence à l'image du MAK qui n'existe que parce qu'une frange de la société a été poussée dans ses retranchements limites.

Aussi dirons nous que la pseudo démocratie dont se prétendent certains, le taux de participation bidon, les résultats bidon, le taux de participation bidon nous éclairent sur les derniers tortillements d'un système basé sur la confiscation des libertés de tout un peuple.

Bon courage à tout ceux qui informent sans déformer ni biaiser et cela qu'ils soient nés à Hydra, au Golf, à Blida ou au fin fond de Tamanrasset.

Nous avons besoin de Femmes et d'hommes qui aiment leur pays et qui veulent le voir en haut de l'affiche et ce n'est qu'en relevants les conneries des uns et des autres que nous pouvons marcher vers un avenir meilleur

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