Bernard Cazeneuve démissionne, à gauche c'est le big-bang politique

Bernard Cazeneuve avec des élus PS au cours de son déplacement au Mans mercredi (Ouest de la France). Crédit photo : François Navarro.
Bernard Cazeneuve avec des élus PS au cours de son déplacement au Mans mercredi (Ouest de la France). Crédit photo : François Navarro.

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a présenté, mercredi 10 mai, la démission de son gouvernement à François Hollande, qui l'a acceptée et lui a demandé d'expédier les affaires courantes jusqu'à la formation d'une nouvelle équipe gouvernementale, a annoncé la présidence de la République.

C'est la suite logique de l'élection présidentielle, dimanche, d'Emmanuel Macron, qui succédera officiellement dimanche à François Hollande à la présidence de la République. Le gouvernement démissionnaire a tenu son dernier conseil des ministres.

Au Parti socialiste, c'est un peu ambiance auberge espagnole. Certains ténors ont encore un pied au PS, l'autre à En Marche ! Le grand écart se fait sentir à la veille des législatives dont les investitures se négocient fermes actuellement. Entre ceux qui restent fidèles au parti et ceux qui sous le prétexte de soutenir le président c'est le bras de fer.

Macron officiellement président

Le président du Conseil constitutionnel, Laurent Fabius, a proclamé officiellement son élection comme président de la République, validant les résultats déjà annoncés par le ministère de l'Intérieur. Emmanuel Macron a ainsi recueilli 20 743 128 voix au second tour dimanche, contre 10 638 475 voix à la candidate du Front national.

Mélenchon se présentera à Marseille

Le candidat de la France insoumise à l'élection présidentielle a annoncé, dans un mail envoyé aux militants, avoir choisi la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, à Marseille. "Oui, je suis parachuté. Mais je suis partout chez moi", s'est-il justifié sur BFMTV. Il fera face au sortant socialiste Patrick Mennucci. Le candidat malheureux de La France insoumise à la présidentielle, dont l'état-major a pris acte mardi de l'absence d'accord avec les communistes en vue des législatives, est arrivé en tête dans cette ville, avec 24,82% des voix, le 23 avril dernier à l'issue du premier tour.

"Les amis ont dit 'tu ne peux pas aller dire aux gens nous repartons à la bataille, nous allons être majoritaires aux élections législatives et tout le monde y est sauf toi, ça ne tient pas debout' donc il faut y aller", a expliqué Jean-Luc Mélenchon sur BFM TV et RMC.

La candidature de Valls rejetée

Humiliation pour l'ancien premier ministre qui tente de se repositionner au sein d'En Marche. Après la proposition de l'ancien Premier ministre d'être candidat En marche ! à Evry (Essonne), Jean-Paul Delevoye, président de la commission d'investiture d'En marche ! aux législatives, a indiqué sur Europe 1 qu'"à ce jour, il n'est pas dans les critères d'acception de sa demande d'investiture".

De son côté, Jean-Christophe Cambadélis, patron du PS, a indiqué que l'ancien Premier ministre était "déféré devant la commission des conflits" du parti, une procédure ouverte après son soutien à Emmanuel Macron à l'élection présidentielle.

Deux nouveaux mouvements à gauche

Alors que les antiquités du PS louvoie pour leur destin, Benoît Hamon a décidé de lancer, le 1er juillet, "un mouvement large qui s'adressera aux hommes et femmes de gauche" et sera "transpartisan". Par ailleurs, dans une tribune au Monde, 160 signataires, dont Anne Hidalgo, Martine Aubry et Christiane Taubira, annoncent la naissance de "Dès demain", qui ne se veut pas être un parti mais "un grand mouvement d’innovation".

La rédaction avec Franceinfo

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Commentaires (1) | Réagir ?

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oziris dzeus

macron ne doit pas oublier qu'il a avec des jeunes qui lui font confiance et qui espèrent beaucoup,

s'ils sont déçus par ce qu'il fera il le dégageront facilement et le patronat ne lui sera d'aucun secours,