Nous faisons tous un rêve !

Nous faisons tous un rêve !

Je fais un rêve ! Un rêve pas comme les autres, un merveilleux rêve qui sort, décidément, des sentiers de l'ordinaire ! Qui chante, danse et exulte à l'intérieur de mon esprit. Qui m’enivre en m’emportant, chaque fois que je réfléchis à cette Algérie qui ne rêve guère, dans de vastes champs semés de tant de promesses de bonheur.

Ce rêve-là paraît, peut-être, illusoire, hypothétique, trop surréaliste même pour beaucoup de mes compatriotes mais reste plausible pour certains optimistes dont je partage entièrement la vision. Il n'est pas du tout, vous entendez bien, ni une fiction ni une aberration mais bel est bien ce en quoi il est possible de miser maintenant même d'énormes espérances : la démocratie. Bref, un rêve grand comme cette maison qui nous abrite dans son giron : l'Algérie. Oui, j'ai rêvé de l'Algérie et de la démocratie comme des sœurs jumelles qui marchent main dans la main !

Je n'exagère pas du tout, je vous dis tout bonnement ce dont j'ai rêvé et rêve toujours, n’étant rien moins qu'un simple rêveur. Serai-je alors à ce point naïf pour m'y attacher et y croire encore? Serai-je fou si je rêve, par exemple, que les urnes seront un jour, enfin, utiles pour quelque chose dans un pays, comme le nôtre, qui ne cesse de régresser à une allure inquiétante dans un contexte international très difficile? Que les Algériens auront, pour de vrai, leur mot à dire dans la désignation des représentants politiques qu'ils veulent ? Et que ceux-ci vont les servir sérieusement au lieu de s'en servir comme ils le font jusque-là ?

Puis-je croire que tout cela sera possible ? Beaucoup de questions et autant de vœux qui restent, hélas, suspendus à la fragilité de notre situation actuelle! D'après le dictionnaire Larousse, rêver, "c'est s'absorber dans la pensée d'une chose que l'on désire vivement". Cela ne rime-t-il pas avec ce que nous ressentons, en vrai, en tant qu'Algériens? Car, cultivant en nous cette petite lueur d'espoir en des lendemains meilleurs, nous rêvons souvent que l'Algérie retrouve sérénité, croissance et stabilité et que toute cette culture de la corruption et de la fraude soit combattue de la plus ferme manière qui soit par des dirigeants honnêtes et dévoués.

Nous rêvons aussi tout le temps que cette jeunesse pétillante et dynamique aura sa place dans la société et que ses cris seront entendus par de bonnes oreilles. Y a-t-il meilleur remède à nos maux, par les temps qui courent, que celui du rêve ? Ce rêve qui ouvre ses portes à l'espoir. Qui d'entre nous ne rêve-t-il pas d'une Algérie fourmillant de think-tank gérés par des compétences locales, prêtes à entreprendre mille et un projets pour réformer le pays ? D'hôpitaux bien équipés, propres et accueillants ? D'universités formant des cadres qualifiés qui feront pâlir de jalousie même les Européens ?

On veut tous rêver pour ne plus mourir de frustration et de tristesse. Pour arroser les graines de l'espoir d'où germeront les solutions à nos problèmes, ceux de l'Algérie.

Kamal Guerroua

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Commentaires (3) | Réagir ?

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oziris dzeus

les rêves font vivre

alors rêvons,

faisons des rêves,

mais chacun le sien

sinon c'est le cauchemar,

eux ils rêvent que nous rêvons seulement,

et nous rêvons qu'ils nous laisserons à nos rêves

et que nous n'aurons jamais a subir encore leurs cauchemars

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khelaf hellal

Moi j'ai fait le rêve de John Lennon : " You can say, I am a dreamer, but I am not the only one " (Vous pouvez dire que je suis un rêveur, mais sachez que je ne suis pas le seul)

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