Constantine a accueilli le 17e congrès international de l’urologie

Constantine a accueilli le 17e congrès international de l’urologie

Le 17e congrès international axé sur la formation et la recherche dans divers domaines de l’activité urologique, gynécologique et de la médecine physique a été organisé durant 3 jours (du 27 au 29 avril) à l’hôtel Marriott de Constantine avec la Société algérienne de chirurgie urologique (SACU ), la Société algérienne d’urodynamique et de pelvipérinéologie (SALUDPP) l’association des urologues de Constantine (ASURTH (cancers urologiques, Lithiases urinaires, hypertrophie bénigne de prostate, Fistules urogénitales et vessies) en collaboration avec la Faculté de médecine et la Direction de la santé de la population de Constantine.

Le professeur Dahdouh, président de la SACU a indiqué au Matin d’Algérie que pas moins de 200 chirurgiens, professeurs, des radiologues, radiothérapeutes et physiciens-biologistes nationaux étaient présents. De professeurs étrangers et des représentants de matériels médicaux venus de plusieurs pays, notamment la France, Belgique, Tunisie, Turquie et autres étaient présents à ce congrès. Objectif ? Echanger leur savoir sur les nouvelles techniques et scientifiques à ces sujets.

Toujours selon le professeur Dahdouh, la SACU fait partie des associations participant aux congrès traitant de près ou de loin la chirurgie et l'urologie. Celle-ci propose l'organisation et la participation aux journées médicales sur tout le territoire national. De même qu’elle organise de multiples activités culturelles ainsi qu’à l'étranger. Le professeur et président de la SACU a indiqué encore au Matin d’Algérie que "cette action s’étendra naturellement vers la formation et la recherche dans divers domaines de l’activité urologique, gynécologique et de la médecine physique en adéquation avec les exigences de l’interdisciplinarité qui d’ailleurs est devenue une nécessité pour une prise en charge adéquate et de qualité pour nos patients, ceci va pouvoir combler le besoin en matière de santé et surtout élever le niveau des soins ainsi que d’assurer une formation médicale continue devenue indispensable".

Le professeur Dahouh Abderezak a également donné quelques exemples aux participants expliquant la manière et le traitement de l’une de ces maladies mortelles, telle que le cancer de la prostate. Le dépistage de ce cancer est passé de 10.000 cas vers l’année 1980 à 39.000 cas en 2000. En 2009, il est passé à 53.000 cas, s’alarme le professeur. "Cette augmentation très importante a été considérée comme une véritable épidémie inquiétante", a-t-il indiqué.

Ces chiffres ont été publiés par la santé publique de France (SPF). Il est aussi à souligner que le dépistage de cancer de la prostate a entraîné une diminution du risque de décès de 12%, apprend-on. Les cancers sont de plus en plus détectés à une forme localisée les rendant ainsi à une curiethérapie. De très grands progrès sont intervenus dans les différentes modalités diagnostiques, thérapeutiques, elles ont abouti à l’élaboration de protocoles de traitement de plus en plus consensuels offrant au patient un choix éclairé. Mais il est à souligner que seule une collaboration interdisciplinaire type CRP pourra permettre le traitement le mieux adapté à chaque cas en prenant surtout compte les moyens dont chacune des thérapeutes peut disposer. Devant le pronostic dramatique de ces tumeurs, le traitement reste préventif comportant l’éradication des infections urinaires chroniques du haut appareil et la prise en charge des calculs en particulier des coralliformes, expliqua-t-il. D’autre part, quelques éclaircissements nous ont été donnés sur un ensemble de matériels sophistiqués (de dernière génération) d’endoscopie rigide et souple.

Didier Roncin, le représentant de sa propre firme Roncin Endoscopie, a indiqué au Matin d’Algérie que le matériel et instruments dont dispose sa firme sont souvent demandéés par les patrons (secteur de santé privé) et professeurs en médecine à travers le pays. Ce matériel est utilisé dans les opérations délicates notamment en urologie, arthroscopie, gynécologie, Orl, cœlioscopie instrumentation, optique, câble de lumière froide, apprend-on. De ce fait, Didier Roncin a fait une démonstration sur les instruments tout en citant un cas d’exemple sur la néphrolithotomie percutanée pour calcul rénal qui a pour principe l’extraction des calculs rénaux à travers un tunnel de néphrotomie créé par voie transcutanées permettant ainsi le passage d’instruments endoscopique susceptible d’extraire, de broyer, ou de pulvériser les calculs. Didier Roncin a souligné que cette technique représente une avancée très importante permettant de diminuer de façon significative le nombre de lobotomies surtout devant les progrès technique et la miniaturisation de l’instrumentation.

Abdelmadjid Benyahia

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