Sortira, sortira pas de l'euro : Marine Le Pen souffle le chaud et le froid

Marine Le Pen, patronne du parti d'extrême droite, FN.
Marine Le Pen, patronne du parti d'extrême droite, FN.

La zone euro a bon dos. La candidate de l'extrême droite française lui fait porter les malheurs de la panne économique. Mais, à une semaine du second tour de la présidentielle, Marine Le Pen fait machine arrière.

Avant d'être élue, elle claironne : "Pour moi, l'euro est mort !". Marine Le Pen a le populisme à feur de langue. "Nous aurons une monnaie nationale comme tous les autres pays et nous aurons ensemble une monnaie commune. Voilà, c'est aussi simple que ça", peste-t-elle dans Le Parisien dimanche. "Je vais demander [à l'UE] de pouvoir maîtriser notre monnaie. Cela veut dire transformer l'euro monnaie unique en un euro monnaie commune. Monnaie qui ne concernera pas les achats quotidiens mais uniquement les grandes entreprises qui font du commerce international", explique Marine Le Pen dans un rétropédalage renversant.

Cependant, ces déclarations destinées à son électorat traditionnel ne sont manifestement qu'écran de fumée.

La candidate du Front national avait initialement annoncé son intention d'entamer, après son éventuelle élection, des négociations longues de six mois avec les partenaires européens, préalable à un référendum sur l'avenir de la France dans l'UE. Mais des déclarations de Marine Le Pen elle-même et de sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, ont relancé samedi les questions sur les ambitions exactes du FN, qui a conscience de l'impopularité d'une telle mesure dans l'opinion.

"Si tout le monde est d'accord, on peut mettre un an, un an et demi pour organiser un retour concerté à la monnaie nationale", déclare la présidente en congé du parti d'extrême droite dans un entretien à Sud Ouest paru samedi.

"Je veux être pragmatique. Je ne veux pas le chaos. Notre pays est assez brutalisé pour ne pas créer une perturbation supplémentaire (...). Mais le fait est qu'en l'état, l’euro participe largement à la situation de dépréciation de notre économie", s'enflamme-t-elle. Selon l'institut Montaigne, la sortie de l'euro ferait disparaître près de 500 000 emplois. A l'approche de dimanche, Marine Le Pen agite le chiffon rouge de l'euro, mais pas trop pour ne pas effaroucher l'autre partie de l'électorat.

La rédaction/Reuters

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Commentaires (1) | Réagir ?

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Hend Uqaci Ivarwaqène

Ça va sans dire tout en le disant !

Mais, vous, vous avez réussi la prouesse d’écrire tout un article sur les élections françaises sans la moindre référence à la guerre d’Algérie alors qu’il s’agit kamim d’une héritière la plus légitime de l’Algérie de Papa.

Chechia bien basse !