Sahara Occidental : l’Algérie et le Maroc satisfaits de la résolution du Conseil de sécurité

Le Front polisario lutte pour son indépendance depuis 1974
Le Front polisario lutte pour son indépendance depuis 1974

L’Algérie accueille avec satisfaction l’adoption, à l’unanimité des membres du Conseil de Sécurité, de la résolution 2351 (2017) sur la question du Sahara occidental qui renouvelle le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation du référendum au Sahara occidental (MINURSO), a indiqué samedi le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Cette unanimité retrouvée au sein du Conseil de Sécurité constitue un message clair de la communauté internationale en faveur des efforts du Secrétaire Général de l'ONU en vue de la relance rapide d’un processus politique effectif auquel l’Algérie est profondément attachée et auquel elle a toujours appelé, à travers de négociations entre les deux parties au conflit, le Royaume du Maroc et le Front Polisario", a souligné le ministère.

"L’Algérie se félicite, dans ce cadre, de ce que le Conseil de Sécurité ait réaffirmé une fois de plus son attachement au droit à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ainsi qu’au référendum devant lui permettre de choisir librement le statut définitif du territoire", lit-on dans le texte.

Le Maroc s'est lui aussi félicité samedi de la résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara occidental, adoptée la veille à l'unanimité, mais se disant "vigilant" quant au retrait du Front Polisario d'une zone contestée. Puis de dérouler le discours habituel. "L'initiative d'autonomie (proposée par le Maroc) se retrouve une nouvelle fois confortée", a rappelé le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita.

"La nomination prochaine, par le Secrétaire Général des Nations Unies, d’un nouvel Envoyé personnel pour le Sahara occidental est dès lors bienvenue en tant que premier pas vers l’opérationnalisation de ce nouveau processus et le lancement d’une véritable dynamique de paix", a-t-il conclu.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l’unanimité vendredi la résolution 2351 (2017) par laquelle il proroge jusqu’au 30 avril 2018 le mandat de la Minurso. Le vote de la résolution, intervenu au début d’une session du Conseil de sécurité, présidée par les Etats-Unis, a reçu 15 voix pour. La résolution a été ainsi adoptée à l’unanimité par les membres de cet organe onusien.

Vendredi soir l’Onu a exprimé son espoir d'une relance de négociations pour régler le conflit au Sahara occidental après que le Front Polisario s'est retiré d'une zone tampon de la région. "Cette action devrait améliorer les perspectives d'un climat (propice) à la relance d'un processus de négociations avec une nouvelle dynamique et un nouvel état d'esprit", s'est félicité dans un communiqué Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.

Des observateurs militaires de l'ONU ont confirmé que le Front Polisario avait effectué jeudi et vendredi son retrait de la zone de Guerguerat, près de la frontière mauritanienne, selon le porte-parole.

Début mars, l'émissaire spécial de l'ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, a remis sa démission après huit ans d'efforts. Ses relations avaient souvent été houleuses avec le Maroc. L'ex-président allemand Horst Kohler pourrait le remplacer.

En mars, M. Guterres s'est entretenu par téléphone avec le roi du Maroc Mohamed VI et a rencontré le chef du Polisario Brahim Ghali au siège de l'ONU à New York. L'ONU avait ouvert en 2007 des négociations entre le Maroc et le Polisario dont la dernière session s'est tenue en 2012.

L'an dernier, l'ex-secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait provoqué la colère de Rabat en parlant "d'occupation" du Sahara occidental. Rabat avait alors expulsé la majeure partie des membres civils de la Minurso, avant d'accepter le retour d'une partie de ces 75 experts.

Situé sur la côte Atlantique, le Sahara occidental, une immense étendue désertique de 266.000 km2, est le seul territoire du continent africain dont le statut post-colonial n'a toujours pas été réglé.

Ancienne colonie espagnole, il est en grande partie sous contrôle du royaume marocain depuis 1975 mais revendiqué par les indépendantistes du Polisario qui réclament un référendum d'autodétermination alors que Rabat propose une autonomie sous souveraineté marocaine.

La rédaction/APS/AFP

Plus d'articles de : International

Commentaires (0) | Réagir ?