Plus de 1000 individus "pro-Gülen" sont arrêtés par la police mercredi en Turquie

Plus de 1000 individus "pro-Gülen" sont arrêtés par la police mercredi en Turquie

La police turque a arrêté mercredi plus de 1.000 personnes soupçonnées d'appartenir à la mouvance du prédicateur Fethullah Gülen, désigné par Ankara comme l'instigateur du putsch manqué de juillet, a annoncé le ministre de l'Intérieur Süleyman Soylu.

La vague d'arrestations d'opposants au régime d'Erdogan se poursuit. "Ce matin, une opération a été lancée dans 81 provinces. Elle se poursuit. Au moment où je vous parle, 1.009 (personnes) ont été arrêtées dans 72 provinces", a déclaré M. Soylu, cité par l'agence de presse progouvernementale Anadolu. "C'est une mesure importante dans l'intérêt de l'Etat de la République de Turquie", a déclaré le ministre.

Selon Anadolu, quelque 8.500 policiers participent à ce coup de filet qui s'inscrit dans de vastes purges lancées après une tentative de coup d'Etat dans la nuit du 15 au 16 juillet.

Depuis le coup de force, plus de 46.000 personnes ont été incarcérées et plus de 100.000 limogées ou suspendues. Ces mesures ont suscité l'inquiétude d'ONG et de pays européens qui dénoncent une répression tous azimuts qui vise notamment les milieux prokurdes et des médias.

M. Futhullah Gülen, un prédicateur septuagénaire qui vit aux Etats-Unis, est désigné par Ankara comme l'instigateur du putsch manqué de juillet, ce que l'intéressé dément catégoriquement.

Les autorités turques accusent M. Gülen, un ancien allié du président Recep Tayyip Erdogan, d'être à la tête d'une "organisation terroriste" qui a infiltré les institutions pour construire un "Etat parallèle". Mais le prédicateur affirme diriger un réseau d'écoles, d'ONG et d'entreprises baptisé "Hizmet" ("Service" en turc) visant à promouvoir un islam progressiste et éclairé.

Le gouvernement turc a exhorté à plusieurs reprises Washington d'extrader le prédicateur, mais ses demandes sont restées lettre morte jusqu'à présent.

Recep Tayyip Erdogan doit rencontrer mi-mai son homologue américain Donald Trump lors d'un déplacement aux Etats-Unis. Le dossier Gülen devrait être l'un des principaux points abordés. La Turquie a, à ce propos, demandé aux Etats-Unis d'extrader Fathullah Gülen vers la Turquie. Le coup de filet survient 10 jours après la victoire de M. Erdogan à un référendum sur le renforcement de ses pouvoirs.

Avec AFP

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Commentaires (1) | Réagir ?

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oziris dzeus

un jour il va gazer tous ses opposants,