L'Algérie recule de cinq places dans le classement de Reporters sans frontières

L'Algérie recule de cinq places dans le classement de Reporters sans frontières

L'Algérie a perdu cinq places dans le classement de la liberté de la presse 2017 de Reporters sans frontières rendu public aujourd'hui. En deux ans, l'Algérie aura reculé de 15 places.

L’édition 2017 du classement mondial de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF) aura montré encore une fois le recul de la liberté de la presse en Algérie. L'Algérie est classée loin derrière la Mauritanie (55e), le Niger (61e), (la Tunisie (97e), le Tchad (122e), voire même des pays qui viennent de sortir de la guerre comme le Togo (86e) ou le Sierra Leone (85e place) mais juste derrière le Maroc (133e). L'année dernière, l'Algérie était à la 129e place. Elle avait déjà perdu dix places sur le classement précédent. Ce recul dénote donne une image de la liberté de la presse en Algérie. Il rappelle combien la réalité de la situation des journaux est loin des discours officiels. L'été dernier est surtout marqué par le refus du rachat par Issad Rebrab d'El Khabar opposé par le ministre de la Communication, Hamid Grine qui en a fait presque une affaire personnelle. Plus grave encore, l'emprisonnement du journaliste Mohamed Tamalt pour avoir critiqué le président Bouteflika. Puis sa mort en prison ont éclaboussé sérieusement l'image de la liberté en Algérie. D'ailleurs le ministre de la Justice a promis une commission d'enquête sans lendemain sur ce décès.

RSF avait d'ailleurs dénoncé l'emprisonnement et la mort du journaliste. "Cette nouvelle est un véritable coup de massue pour tous ceux qui défendent la liberté d’informer en Algérie, déclare Yasmine Kacha, directrice du bureau Afrique du Nord de Reporters sans frontières (RSF).

Dans son communique RSF estime que la liberté de la presse est "marquée par la banalisation des attaques contre les médias et le triomphe d’hommes forts qui font basculer le monde à l’ère de la post-vérité, de la propagande et de la répression".

L'ON ajoute dans son introduction à ce classement que "la liberté de la presse n'a jamais été aussi menacée. Ils sont désormais 21 pays classés “noirs" c’est-à-dire où la situation de la presse est considérée comme "très grave”. Cinquante-et-un pays sont en “rouge”; la situation de la liberté de l’information y est considérée comme “difficile”. Au total, près des deux tiers (62,2%) des pays répertoriés ont enregistré une aggravation de leur situation. L’édition 2017 du Classement mondial de la liberté de la presse révèle des maux et fléaux qui nuisent à la liberté d'informer dans le monde".

La rédaction

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Commentaires (1) | Réagir ?

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Atala Atlale

Pour le Pr Bouzid, l’Algérie « n’a aucune raison d’envoyer des malades en France »

Mais bien entendu cela ne concerne pas la nomenklatura !

Faites un tour dans ces mouroirs qu'on nomme Hôpitaux ! Vous êtes médecin et savez mieux que le commun des Algériens les conditions minima d'un hôpital digne de porter ce nom ! La plupart sont mal gérés, sales, beaucoup de moyens y manquent, surtout au niveau des maternités...

Il serait préférable de faire un état des lieux de tous les hôpitaux et y porter ensuite les remèdes. Faire une critique objective de leur situation ne pourra que donner plus de crédibilité à vos déclarations Monsieur le Docteur !