Ahmed Ouyahia en pole position pour 2019

Ahmed Ouyahia, SG du RND.
Ahmed Ouyahia, SG du RND.

Le secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia, a toutes les chances de partir en pole position dans la course à la présidence en 2019.

Pour être en pole position le jour J, un pilote de formule 1 doit impérativement effectuer avec brio les essais d’avant course ; et Ahmed Ouyahia n’a pas dérogé à cette règle. Mieux encore, il est en train de faire le vide autour de lui, au point d’apparaitre, d’ores et déjà, comme le seul candidat à même de succéder à Abdelaziz Bouteflika.

Il suffit d’ailleurs de le suivre dans l’actuelle campagne électorale pour constater de visu que l’homme a pris une autre dimension. Une dimension de présidentiable.

Il est loin le temps où des marionnettes avaient réussi à le pousser jusqu’à la démission de son poste de secrétaire général du RND. Maintenant, les marionnettes se sont éclipsées comme par enchantement, et les quelques unes qui restent encore dans son sillage sont devenues tellement timorées qu’elles n’osent même pas lever les yeux devant lui.

Il y a certes d’autres candidats, réels ou supposés, susceptibles de lui créer des embuches, mais Ahmed Ouyahia, du haut de son poste d’observation, donne l’impression de les laisser venir pour mieux les avoir à l’usure.

En effet, Abdelmalek Sellal, par exemple, est déjà usé par les années passées comme premier ministre, pour rien. Sans étoffe, Djamel Ould Abbès, lui, est usé par le poids des ans (84 ans) et ses innombrables et carnavalesques sorties médiatiques. Quant à Gaïd Salah, il est élimé, ou fait semblant d’être usé, par la lutte contre un terrorisme moins que résiduel.

Ahmed Ouyahia devrait craindre toutefois la surprise du siècle, celle de voir le chef de l’Etat se remettre sur pied et briguer un cinquième mandat. D’ailleurs, cette fois, Ahmed Ouyahia s’est bien gardé de s’interroger sur l’intérêt du mandat de trop.

Mais en vieux briscard de la politique, Ahmed Ouyahia sait pertinemment que rien n’arrêtera le temps, et que ce temps joue en sa faveur, même si Djamel Ould Abbès, en trouble fête, a encore fait un pronostic. D’après lui, la succession profitera à la jeune génération. Comprendre par là qu’Ahmed Ouyahia n’est pas concerné.

Ahcène Bettahar

Plus d'articles de : Opinion

Commentaires (4) | Réagir ?

avatar
Rabah Mansour

Votre article est sûrement destiné à le virer de la présidence. Ce strapontin que lui jalousent beaucoup de proches de fakhamatouhou est un siège éjectable selon l'humeur des décideurs de l'ombre. Comme tous les KDS le pauvre Ouyahia doit travailler dur, se faire petit et surtout ne pas faire de vagues. Ce système qui a marginalisé et diabolisé les Kabyles dans une Algérie qu'ils ont largement contribué à libérer du colonialisme français pour les soumettre à l'oppression arabo-islamique, cette idéologie totalitaire mère de tous les maux dont souffrent l'Algérie et tous les pays soumis à cet avatar d'un autre âge. Seul un Etat de droit largement décentralisé où le citoyen libre sera l'élément central peut sauver l'Algérie. Je remarque aussi que les attaques de Nekkaz (celui qui paie les amendes des femmes en burqa verbalisées en France) sont exclusivement destinées à Ouyahia et Sellal épargnant tous les mafieux et corrompus que compte ce régime. Mystère....

avatar
Atala Atlale

À propos de la succession du Président actuel, j'estime que l'Algérie a besoin de sang neuf, qui ne se trouve pas dans la génération de sieur Ouyahia ou de ceux qui ont trop trompé, voire longtemps trompé le peuple. Leur douteux enrichissement, mensonges et autres, ils le trainent comme des casseroles.

La surprise viendra probablement là où on s'y attend le moins et, bien sûr le renouveau viendra....

visualisation: 2 / 4