Le quotidien Liberté paralysé par une grève illimitée des travailleurs

Le quotidien Liberté paralysé par une grève illimitée des travailleurs

Les salariés du quotidien Liberté sont en grève illimitée, annonce la section syndicale du journal. Motif ? Le licenciement du conseil syndical du journal.

Le bras de fer a commencé suite à l’assemblée générale de la semaine dernière. A l’issue de l’AG, un préavis de grève a été posé pour mercredi 19 avril. En réponse, la direction de Liberté, à sa tête Abrous Outoudert, a décidé dimanche de licencier d’autorité les cinq membres de la section syndicale. Une décision qualifiée "d’irréfléchie" et de "suicidaire" par les syndicalistes. De fait, les salariés ont réagi en lançant une grève illimitée. "Tous les travailleurs ont décidé d’une grève illimitée jusqu’à ce que la direction annule les décisions de licenciement et satisfasse leurs revendications", annonce le communiqué.

Nous avons appris en effet que toute l’équipe technique, les journalistes des services économie, sports ainsi que quelques autres des autres services, les photographes, une majeure partie des chauffeurs sont solidaires de ce mouvement de grève illimitée. Autant dire l'essentiel de l'appareil du journal est à l'arrêt.

Les grévistes dénoncent "les licenciements abusifs" décidés par la direction. "Plus grave encore, le directeur du journal a fait intervenir la police au sein du quotidien Liberté sans mandat de perquisition, histoire d’intimider les travailleurs", révèle la section syndicale. "Les travailleurs sont décidés d’aller jusqu’au bout de leur lutte", avertissent les syndicalistes.

Cette grève survient sur fond d'un grand malaise au sein de ce quotidien qui perdu des milliers de lecteurs. Notamment après l'augmentation de prix à 30 dinars. Un syndicaliste contacté accuse la direction de vouloir remettre en cause les acquis sociaux signés avec le syndicat.

Dans un communiqué, le Conseil des lycées d'Algérie exprime "sa solidarité active avec les travailleurs du journal Liberté, dénonce et condamne le licenciement des représentants des travailleurs (les membres de la section syndicale)". Le CLA affirme adhérer "aux actions qui seront menées par les représentants des travailleurs du journal liberté pour exiger la réintégration des travailleurs licencies et la satisfaction de leurs plate forme de revendication". Il appelle enfin les pouvoirs publics pour faire respecter les droits syndicaux au sein de ce journal.

La rédaction

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