Turquie : le Premier ministre revendique la victoire du oui au référendum

Avec le oui au référendum, Erdogan pourra rester au pouvoir jusqu'à 2029
Avec le oui au référendum, Erdogan pourra rester au pouvoir jusqu'à 2029

Le Premier ministre turc Binali Yildirim a revendiqué dimanche soir la victoire du oui au référendum sur une réforme constitutionnelle renforçant considérablement les pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan, un scrutin dont l'opposition a contesté d'avance le résultat. quelques heure après l'annonce des résultats, Erdogan évoque un autre référendum pour le rétablissement de la peine de mort.

"Mes chers concitoyens, d'après les résultats non-officiels, le référendum prévoyant la présidentialisation du système s'est conclu par (une victoire du) oui", a déclaré M. Yildirim lors d'un discours de victoire depuis le quartier-général de son parti, l'AKP, à Ankara.

"Avec ce vote, une nouvelle page de notre démocratie s'est ouverte", a poursuivi le chef du gouvernement. "Ce référendum n'a pas de perdant. Le vainqueur, c'est la Turquie". "Maintenant est venu le moment de la solidarité, de l'unité, d'être, tous ensemble, la Turquie", a-t-il ajouté.

L'opposition dénonce

Les deux principaux partis d'opposition au président turc Recep Tayyip Erdogan ont dénoncé dimanche des "manipulations" au cours d'un référendum crucial sur le renforcement de ses pouvoirs, dont les résultats partiels donnaient une courte victoire au "oui".

Le principal parti d'opposition, le CHP (social-démocrate), a annoncé par la voix de l'un de ses cadres qu'il allait contester les bulletins provenant de près de 37% des urnes. Ce chiffre pourrait atteindre 60%, a déclaré Erdal Aksünger, adjoint au secrétaire général du CHP, cité par les médias turcs.

Par ailleurs, le deuxième parti d'opposition, le HDP, a fait savoir sur Twitter qu'il allait contester les votes provenant des "deux tiers" des urnes. "Les données qui nous parviennent indiquent qu'il y a une manipulation de l'ordre de trois à quatre points de pourcentage", a-t-il affirmé.

Particulièrement virulente, la campagne pour le référendum a polarisé un pays déjà profondément divisé autour de la figure de M. Erdogan.

La révision constitutionnelle soumise au vote des Turcs dimanche prévoit le transfert du pouvoir exécutif au président, la suppression de la fonction de Premier ministre, et pourrait permettre à M. Erdogan de rester au pouvoir au moins jusqu'en 2029.

Pour M. Erdogan, 63 ans, "cette mesure est nécessaire pour doter la Turquie d'un exécutif fort et stable au moment où le pays affronte des défis économiques et sécuritaires majeurs". Mais ses détracteurs dénoncent un texte rédigé sur-mesure pour satisfaire les ambitions de M. Erdogan, accusé de dérive autoritaire, notamment depuis un putsch qui a failli le renverser en juillet.

Avec AFP

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oziris dzeus

au moment où on veut éliminer des dictateurs on favorise la naissance d'un autre dictateur, c'est avec l'argent gagné en soutenant la horde en syrie et celui venu de l'europe -pour retenir les migrants- que ce fou est devenu puissant, un jour proche cet ami de merkel il va commettre un génocide, et ce jour là on regrettera les kadhafi, sadam, benali, moubarek et même assad,