Les "sarkozystes" partagés sur le candidat Fillon

François Fillon. Crédit photo François Navarro.
François Fillon. Crédit photo François Navarro.

Les ex-soutiens de Nicolas Sarkozy, qui s'étaient unanimement ralliés à François Fillon, observent des attitudes contrastées à trois semaines du premier tour de la présidentielle, de la perplexité au soutien zélé au candidat de la droite.

Partisans de l'ancien président durant la primaire de novembre, Luc Chatel, Eric Woerth et François Baroin sont devenus des pièces essentielles du dispositif "filloniste", au point d'apparaître comme des ministres en puissance.

Mais d'autres ont cessé de participer à la campagne du candidat, qu'ils ne jugent pas à même de représenter au mieux la droite en raison des ennuis judiciaires, liés aux emplois de membres de sa famille, qui le fragilisent depuis deux mois.

Sarkozyste historique et pilier des Républicains dans le Sud-Est, Christian Estrosi a pour sa part reçu samedi Emmanuel Macron dans son bureau du Conseil régional à Marseille, sans dire clairement s'il fallait interpréter ce geste comme une manifestation de défiance à l'égard du vainqueur de la primaire.

"Nous sommes responsables, soucieux de l'intérêt général de la France", a déclaré Christian Estrosi à la presse lors de cette rencontre, qu'avait sollicitée Emmanuel Macron, actuellement favori des sondages.

Le président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte-d'Azur, à qui certains militants de droite tiennent rigueur d'avoir plaidé un temps pour un désistement de François Fillon, a été sifflé lors d'un meeting du candidat, vendredi, à Toulon.

L'"accueil républicain" réservé samedi tranche avec l'attitude de François Fillon et de ses fidèles à l'égard du candidat d'En marche !, considéré comme une cible prioritaire. "C'est saugrenu", a déploré dimanche Eric Woerth, sur BFMTV, à propos du rendez-vous Estrosi-Macron. "Ça crée des troubles chez les électeurs et je ne suis pas sûr que, à trois semaines d'une élection déjà compliquée (...), ce soit une bonne idée."

Comme Luc Chatel et François Baroin, Eric Woerth fait partie des dirigeants des Républicains qui n'ont jamais douté en public du bien-fondé de la candidature de François Fillon, tombé à la troisième place dans les sondages.

Certains "sarkozystes" restés fidèles ont reçu il y a trois semaines une récompense sous la forme d'une promotion au sein de l'équipe de campagne, à l'image de Luc Chatel, devenu porte-parole, et de François Baroin, perçu comme un possible futur Premier ministre en cas de victoire.

Tous n'ont pas obtenu le même avancement, comme Laurent Wauquiez, qui n'hésite pas à le faire savoir. "Il est vrai que François Fillon avait indiqué il y a quelques semaines qu'il souhaitait que j'apporte une nouvel élan à la tête de notre parti dans cette campagne. Cette parole n'a pas été tenue", a-t-il dit au Journal du dimanche.

L'ancien président des Républicains, à qui Nicolas Sarkozy avait confié les clefs le temps de la primaire, critique par ailleurs certaines orientations de la campagne, à commencer par la mise en exergue de la théorie d'un complot orchestré par le pouvoir et la justice contre le chef de file de la droite.

"Je considère que ce serait une erreur de nous engluer dans ces affaires qui écoeurent les Français. Ce qui nous fera gagner, ce n'est pas la thèse du complot, c'est la force de nos convictions et de nos valeurs", juge-t-il dans le JDD. Il dit cependant souhaiter la victoire de François Fillon, qu'il estime "encore possible". Au sein de la droite, un responsable s'est pour l'instant gardé de s'exprimer publiquement: Nicolas Sarkozy.

L'ancien chef de l'Etat a reçu à plusieurs reprises François Fillon à huis clos, dans ses bureaux parisiens, mais n'a jamais pris la parole dans les médias depuis le début des révélations sur les affaires pour soutenir son ex-Premier ministre.

Avec Reuters

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Commentaires (1) | Réagir ?

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oziris dzeus

sarko est entrain de donner le coup de grâce à fillon,

sarko est pour macron

macron est le futur président,

il a été décidé ainsi et ça sera ainsi,

hollande soutien macron,

sarko soutien macron

les patrons soutiennent macron,

macron est l"élu des dieux (rbouba) de la france,

il suffit de demander a la ministre el khomri pour qui elle votera et tout sera clair, cette ministre est tenue à l'écart de ces élections parce que si elle annonce publiquement son soutien à son maitre macron, macron coulera vite dans les sondages, et les électeurs se rendront compte de la supercherie,

même valls depuis l'annonce de son vote pour macron il (s') est effacé de la scène,

des médias annoncent que macron a favorisait son ami drahi pour l'achat de sfr et pas d’enquête alors que fillon à était interrogé sur des costumes cadeaux d'un ami,

des ex collabos de drahi se sont ralliés a macron, pour le servir,

et si le cadeau de drahi pour macron est simplement la présidence de la france un beau cadeau qui retournera d'autres cadeaux,

un scénario bien huilé,