Abdellah Djaballah à ses militants : "Priez devant l’urne !"

Abdellah Djaballah
Abdellah Djaballah

Revoilà donc Abdellah Djaballah, plus islamiste que jamais. Le revoilà brandissant lui et ses semblables, des discours que l’on croyait révolus à jamais. Des prêches incendiaires qui nous replongent dans l’atmosphère étouffante des années de plomb.

Abdellah Djaballah n'a pas le sens de l'humour ! Le regard sévère, il toise ses ouailles pour défendre "leurs" bulletins de vote. Pour inciter la base militante d’une coalition qui se dit ouvertement islamistes et appartenant à la confrérie des frères musulmans, le chef du parti d’El Adala Oua Tanmya appel ses militants à «prier devant l’urne», sous-entendue qu’il ne faille sous aucun prétexte, quitter les bureaux de vote, même pour aller prier. «Priez devant l’urne, et ne laissez pas la chance aux opportunistes de la bourrer» Clamait-il au théâtre régional d’El Bayed, après le prêche du vendredi.

Abdellah Djaballah, qui forme une coalition avec d’autres formations islamistes, veut que la participation aux législatives de mai prochain soit record. A son corps défendant, il se veut du coup le meilleur défenseur de cette grande mascarade électorale. "N’écoutez pas ceux qui vous empêchent d’aller voter, car le boycott ne nuira qu’aux islamistes. Le changement est possible, mais ne se réalisera qu’avec une participation record aux législatives de mai prochain", assurait-il devant une foule nombreuse venu écouter cette figure de l’islamisme radical, qui sévit en toute liberté.

L’ancien chef d’Ennahda a enfin appelé à voter pour les islamistes, car, selon lui, "ils sont les seuls à connaitre les rouages du pouvoir".

Il y a peu, c’était Abderrazak Mokri, l’autre figure de l’islamisme radical et chef du MSP, qui assurait que la victoire au scrutin de mai prochain, leur était acquise d’avance, car, ils seraient (les islamistes), la première force politique du pays. "Je dis au pouvoir que nous sommes prêt à prendre notre place, et qu’il n’a pas intérêt à se jouer de la volonté du peuple algérien", tempète l'islamiste en alpaga.

"Si on ne gagne pas les élections, ça ne sera vraiment pas normal. Notre mouvement ne veut pas l’affrontement, mais c’est au pouvoir de respecter la volonté du peuple" menaçait-il lors de son discours du vendredi, à l’ouverture de la conférence national des organes électifs et des candidats aux législatives. Y a-t-il quelqu'un pour croire encore ces rodomentades de cet homme paille dont se mesure à l'aune de ses compromissions avec la clique au pouvoir ?

Pour rappel, Abdelmadjid Menasra, avait révélé, il y a deux mois que "des hauts responsables de l’État leur avaient conseillé de s’unir". Il assurait par ailleurs, qu’ils allaient rafler 180 sièges aux prochaines législatives, soit le tiers d’un parlement qui en compte 462 sièges. C’est sûrement ce que leur auraient promis, les gens qui souhaitaient les voir unis. C'est à croire que des promesses ont été données aux islamistes par les tenants de la décision. Autrement, comment dans une Algérie dont la carte politique souffre de lisibilité, Menasra tient-il ce genre de promesses ?

Hebib Khalil

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Commentaires (5) | Réagir ?

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abdelga anldalibe

Un mounafak , il reste mounafak, jusqu'à l'éternité, surtout celui là il est hors paire.

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khelaf hellal

Tel qu'on le connait, il veut sous-entendre aussi : " Priez devant l'urne pour ceux parmi vous qui ont oublié la hache à la maison! "

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