L'ombre de Chakib Khelil plane sur l'avenir de l'Algérie

Chakib Khelil pourrait revenir assez rapidement.
Chakib Khelil pourrait revenir assez rapidement.

Ould Kaddour condamné par la justice militaire pour trahison est nommé PDG de Sonatrach. Il est connu pour être très proche de Chakib Khelil qui reste la pièce maîtresse du grand échiquier de Bouteflika.

Il représentait l'époque où 90% des contrats de service de Sonatrach étaient attribués en gré à gré à l'américain Halliburton via la filiale BRC. On suppose que les Américains payaient le même niveau de commission (3%) que l'italien Saipem qui a pris la relève.

Il ne faut pas chercher midi à quatorze heures, cette nomination après celle de Bouterfa, un autre lieutenant de Chakib Khelil, entre dans le cadre de la préparation du retour de Chakib Khelil aux affaires.

Une nouvelle partie d'échec a démarré depuis que les chaînes de télévision et les journaux ont reçu l'ordre de dérouler le tapis rouge devant Chakib Khelil et de diffuser ses propositions qui ont connu un début d'application. Chakib Khelil est positionné en tant que futur Chef de gouvernement, candidat du parti FLN vainqueur des législatives avec des "élections" cautionnées par les pseudo-partis d'opposition qui répondent présents à chaque fois qu'on sonne pour la distribution des miettes.

La crise financière est le dernier de leurs soucis. Ils poursuivent la mise en œuvre de la privatisation de la rente gazière, notamment autour de l'entreprise Asmidal qui est passée dans le giron d'Abdeslam Bouchouareb. On assiste, impuissants, au détournement d'un autre contrat d'exportation de gaz à long terme qui alimentera bientôt la cinquième usine d'ammoniac où le gaz naturel sera valorisé en dinars à un prix dérisoire.

Ceci n’est plus de la simple corruption, ce sont des actes de prévarication qui ont nécessité la mise en place d’une longue chaîne de complicités au niveau des responsables des sociétés étatiques.

Et dire que certains journaux ont prédit le limogeage de Haddad, alors que sa société ETRHB vient d’être gratifiée, en période de crise financière, d’un prêt en devises d’une banque publique pour acquérir, à travers l’achat d’actions de la société Fertial, l’immense privilège de détourner la rente gazière d’exportation. En fait, tout porte à croire que l’incident au Forum africain n’était qu’une opération de communication destinée à préparer les esprits au retour du Sauveur américain. La nomination d'Ould Kaddour vient donc renforcer cette appréhension. A quand le retour de son "neveu" Hamèche, un autre repris de justice ?

Revenons un peu en arrière pour comprendre qu'il s'agit d'un programme planifié qui ne laisse aucune place à l'improvisation. C’est à partir du deuxième trimestre 2015 que Bouteflika comprend qu’on n’est pas dans la situation de la crise financière de 2008 et que le prix du pétrole ne remontera pas avant longtemps. Il procède à des remaniements importants au niveau du gouvernement en mai 2015 et demande aux Algériens de se préparer à faire face à la crise en faisant voter la loi de finances 2016.

De nombreux experts pensent que l’objectif de ce nouveau cadre juridique est de permettre aux nouvelles recrues de Bouteflika de brader les biens fonciers (agricoles avec les Américains) et les entreprises publiques rentables sans aucune procédure transparente.

Il est clair que l’affaiblissement du management du secteur de l’énergie est un prérequis au démantèlement des entreprises stratégiques en vue de la cession d’actifs publics au dinar symbolique. Cette LF 2016 prévoit en effet le financement de nouveaux investissements privés par des banques étrangères avec la garantie de l’Etat. Il existe déjà un précèdent : Bouteflika avait signé un décret présidentiel donnant instruction aux banques publiques de financer à hauteur de 85% la réalisation des usines d’engrais qui vont permettre le transfert de la rente gazière aux heureux actionnaires majoritaires étrangers. Demain, il va ouvrir aux sociétés privées étrangères installées en Algérie la possibilité d’emprunter sur les marchés financiers internationaux avec la garantie de l’Etat algérien !

Conclusion

L'objectif fixé depuis 1999 à Bouteflika n'a pas changé: tuer la vache à lait Sonatrach (qui a connu 10 PDG en 15 ans) pour affamer le pays et réunir les conditions pour un printemps algérien.

On a l'impression que la maladie de Bouteflika a provoqué une accélération du plan d'exécution de la feuille de route des parrains étrangers de Chakib Khelil. Les objectifs visés sont de court terme et concernent essentiellement la privatisation du secteur des hydrocarbures et son corollaire, le démantèlement de Sonatrach.

Au niveau des outils, la provocation est devenue l’instrument privilégié du Clan de Bouteflika qui l’utilise à chaque étape pour prendre la mesure de l'apathie du peuple avant de passer à l’étape suivante.

Abdeslam Bouchouareb nous avait répondu que la loi de finances portant privatisation ne serait pas applicable aux sociétés stratégiques comme Sonatrach. On se rend compte aujourd'hui que le pouvoir va jusqu'à désigner des "traîtres" condamnés par la justice militaire au poste de PDG de Sonatrach.

La provocation ultime sera la désignation de Chakib Khelil comme Chef de gouvernement, un signal indiquant le début de la fin pour l’Algérie. Ce sera alors le début d’une nouvelle ère, celle de la matraque et de la peur du lendemain. Le trio Khelil-Bouterfa-Ould Kaddour nous ouvrira les portes de l’enfer.

Sid Kaci

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Commentaires (1) | Réagir ?

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samir mderci

La rage semble mortelle chez ce canasson "Tlemceno-Oujdi", un vantard et un vendu depuis des années aux services de renseignement américains, Trump devra ouvrir le dossier de ce "Bicot-nègre", il sera édifié sur le role joué par chakib khelil avec Dick Cheney en Afrique du nord et particulièrement les animosités d'Obama vis à vis des monarchies arabes et le Maroc figurait en bonne place.

Tout cela pour une stratégie du groupe restreint de Bush et au seul profit de leurs intérets (Hlliburton, Condor...) AID2S EN CELA PAR L'INFeODATION TOTALE DE BOUTEFLIKA ET SON CLAN 0 bush fils ET AUSSI DE L4EX AFFAIRISTE DU drs Toufik, il n'y a pas eu un marché se sonatrach sans sa part, ce n'est qu'au moment ou la vanne lui a été fermée qu'éclate le scandale sonatrach.

Chakib Khelil a raté la dénationalisation de sonatrach et la vente des gisements pétroliers aux compagnies américaines du lobby Texan (épisode de la loi sur les hydrocarbures mise en veilleuse par Bouteflika et non annulée), dernière cartouche à tirer, qui ramènera à Khelil et ses Larbins, dsons le en algérien daridja: "Ya rabha ya dabha" et la chute rapide du groupe soutenant Bouteflika aussi bien dans l'Armée que le renseignement, sans ce soutien Bouteflika serait en prison, et point final.

Seule une explosion ou alors d'autres formes d'opposition sur le terrain pourront retarder un plan décidé et prémédité depuis 1999.

Autrement d'une simple élimination radicale du clan politique de Bouteflika, ca sera et l'armée et le renseignement algérien qui seront détroude avec tout le mondeuit bonjour le chaos final, au fait il est temps que tout le monde en découde avec tout le monde, tout le monde est complice du peuple au haut du sommet, seulement ne plus avoir le faux niveau de vie économique par le transfert des richesses pétrolières à d'autres, là tout ce beau monde se dévorera in ch'Allah.

Pas sorcier quand meme pour saisir cela.