Seules 10% des entreprises activent dans la sous-traitance en Algérie

L'Algérie est très en retard dans le domaine de la sous-traitance industrielle.
L'Algérie est très en retard dans le domaine de la sous-traitance industrielle.

Le nombre total des entreprises algériennes activant dans la sous-traitance industrielle ne dépasse pas les 900 entreprises, soit 10% des entreprises du tissu industriel, a indiqué mercredi à Alger le président du réseau des bourses de sous-traitance et de partenariat, M. Kamel Agsous.

Sans ces petites entreprises spécialisées chacune dans une niche industrielles, il n'y aura point d'industrie. Et en l'espèce, l'Algérie n'est bonne élève. S'exprimant lors d'une conférence de presse en prévision de la tenue de la 4ème édition du Salon national inversé de la sous-traitance prévu du 3 au 6 avril à Alger, M. Agsous a relevé que ce nombre restait "faible" et est très en deçà des opportunités de cette activité dans le secteur industriel.

A ce propos, il a rappelé que les pouvoirs publics avaient opté pour une nouvelle approche en inscrivant cette activité parmi les priorités absolues pour promouvoir la sous-traitance en un instrument de création de richesses, et réduire davantage la facture d'importations des pièces de rechange et composantes des équipements industriels, qui peuvent êtres fabriquées localement.

Citant le cas de Sonatrach et de Sonelgaz, il a signalé que leur facture d'importation globale des composantes et pièces de rechange s'élèverait à un milliard de dollars.

En faisant une comparaison avec les pays voisins où le taux d'intégration est plus élevé par rapport à l'Algérie, il a signalé qu'en Tunisie, le nombre des entreprises sous-traitantes représente 20% des entreprises industrielles (1.000 entreprises de sous-traitance parmi 5.000 entreprises industrielles), alors qu'au Maroc, le taux est de 28% (2.000 entreprises de sous-traitance sur 7.000 sociétés industrielles).

De son côté, le représentant de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI), M. Rachid Sai, a insisté sur l'accompagnement de l'activité industrielle, en pleine relance actuellement, otamment pour les filières mécanique (véhicules...), électronique et électronique, et ce, par un tissu de sous-traitants dans le but d'augmenter le taux d'intégration.

"Le secteur industriel représente actuellement 5% seulement du PIB, c'est une contribution timide. En parallèle, les besoins exprimés en matière d'équipement industriel et de toute autre composante industrielle et de pièces de rechange sont globalement de 25 milliard de dollars", a-t-il fait savoir.

Concernant le salon national inversé de la sous-traitance (Sanist), les exposants sont des industriels-donneurs d'ordres qui présenteront leurs besoins en matière de produits ou de services pour qu'ils soient fournis par les receveurs d'ordres (sous-traitants) qui viennent en visiteurs afin de prendre connaissance des besoins exprimés, d'où l'appellation salon "inversé".

Avec APS

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