Inflation : + 62,4% pour les pois chiches et 105,1% pour la tomate

Inflation : + 62,4% pour les pois chiches et 105,1% pour la tomate

Les prix au détail de la majorité des produits alimentaires ont connu une hausse en janvier 2017 par rapport au même mois de 2016, tandis que des différences de prix demeurent significatives entre les régions du pays, a appris l'APS auprès du ministère du Commerce.

Certains produits alimentaires sont devenus intouchables pour les petites bourses. Les plus fortes hausses annuelles ont été enregistrées pour la tomate fraîche, les pois chiches, l'ail importé, la pomme de terre et les œufs. Pour les produits d'épicerie, les prix moyens à consommateurs ont grimpé, entre les deux périodes de comparaison, pour la levure sèche (+10%), le café (+9%), la farine conditionnée (+8,3%), les pâtes alimentaires (+8%), le lait en poudre infantile (+7,4%), le thé (+6,3%), le riz (+5,7%), le concentré de tomate (+5%), le sucre blanc (+3,4%) et les huiles alimentaires (+1,4%).

Concernant les légumes secs, la flambée des prix a été observée pour les pois chiches (+62,4%), les haricots secs (+11,7%) et des lentilles (+5,3%). Pour les légumes frais les plus consommés, le prix de la tomate fraîche a augmenté de 105,1% en janvier dernier par rapport à un an plus tôt, de 37,6% pour l'ail importé, de 25,5% pour la pomme de terre et de 6% pour l'ail local sec. En revanche, le prix de l'oignon sec a baissé de près de 32% entre les deux périodes de comparaison.

S'agissant des viandes, les prix moyens à la consommation ont baissé pour celles ovines locales (-2%) et bovines locales (-1%) ainsi que pour le poulet éviscéré (-17%). Mais des hausses ont été enregistrées pour la viande bovine congelée (+3%) et les oeufs (+27,3%).

Des différences de prix notables entre les régions du pays

Par ailleurs, il est toujours constaté des disparités de prix substantielles entre les régions du pays pour des produits alimentaires, qui s'expliquent essentiellement par les habitudes alimentaires d'une région pour certaines denrées, les frais de transport pour les wilayas éloignées et la spécialité agricole d'une région pour ce qui concerne les légumes et fruits ainsi que les viandes.

Ainsi, le prix moyen de la pomme de terre était, en janvier 2017, de 54 DA/kg dans la région de Blida contre 65 DA à Béchar (différence de l'ordre de 11 DA), alors que l'ail local coûtait 749 DA/kg sur les étals d'Alger contre 486 DA à Béchar (différence de 263 DA).

Idem pour les haricots verts qui valaient 184 DA/kg dans la région d’Ouargla contre 249 DA à Oran (différence de 65 DA), tandis que la carotte se vendait 55 DA à Batna contre 74 DA à Ouargla (différence de 19 DA), l'oignon était cédé à 49 DA/kg à Saïda contre 64 DA à Oran (différence de 15 DA), alors que la laitue était vendue à 75 DA à Batna contre 108 DA à Béchar (différence de 45 DA).

Le kilogramme de pommes locales était cédé à 171 DA à Béchar contre 319 DA à Batna (différence de près de 150 DA), alors que les dattes étaient vendues à 367 DA/kg à Béchar contre 576 DA à Sétif (une différence de 209 DA).

Concernant les produits d'épicerie, le prix moyen du lait en poudre infantile était à 407 DA à Oran et à 474 DA à Blida (différence de 67 DA).

Même tendance pour le prix de la farine conditionnée qui est moins chère à Oran avec 42 DA/kg contre 59 DA à Annaba et Batna (différence de 17 DA). Le concentré de tomate se vendait à 160 DA à Oran contre 218 DA à Ouargla (une différence de 58 DA). Très prisé dans le sud du pays, le thé était vendu durant le mois de janvier dernier à 414 DA/kg à Oran contre 908 DA à Ouargla (une différence de près de 500 DA).

S'agissant des viandes, il est observé qu'elles sont toujours moins chères dans la région de Batna: le kilogramme de viande ovine locale s'y vendait à 1.204 DA/kg contre 1.443 DA à Alger (différence de près de 240 DA), alors que la viande bovine locale y était cédée à 868 DA/kg (ainsi qu'à Sétif) contre 1.238 DA à Oran (différence de 370 DA), le poulet éviscéré s'y vendait à 236 DA à Batna contre 328 DA à Bechar (une différence de 76 DA).

La rédaction/APS

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Commentaires (2) | Réagir ?

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Atala Atlale

Merci au Matin dz me permettre de coller cette contribution lue sur tout dz.

On sait que la sardine c'est bon pour la santé, mais force est de croire que nos charlatans en tout ont décidé qu'il s'agit là d'un médicament qu'il faut payer au prix cher même pour les gens de bab el oued et autres quartiers populaires...

Mais à ce prix cela devient indécent !!!

"Une sardine nous a chargés de publier cette lettre.

 

Monsieur le ministre de la pêche et des ressources halieutiques,

 

Permettez-moi, si vous le voulez bien, une petite mise au point.

Non, vous ne rêvez pas. Je suis une sardine et c’est moi qui vous écrit. J’ai été chargée par l’assemblée générale des sardines de m’adresser à vous. Je sais que nous sommes perçues comme des poissons idiots qui se déplacent en groupe, un peu comme les moutons chez vous, qui ont l’instinct grégaire, qui nourrissent des millions d’humains, qui ne reçoivent aucune reconnaissance en retour et qui revendiquent cependant leur proximité avec le prolétariat. Je n’ai pas été chargée d’aborder avec vous les problèmes politiques mais je prends cette liberté, par fidélité à mes origines et à mon destin.

 

Vous allez comprendre pourquoi.

Vous avez dû remarquer monsieur le ministre, que nous nous faisons désirer depuis quelques temps en Algérie. Ce n’est pas de notre faute. Nous appartenons aux pêcheurs qui viennent nous chercher et qui actuellement ne nous débarquent pas pour moins de 1000 DA le kg… ce qui fait grosso modo 25 DA la sardine, soit l’équivalent de deux cigarettes blondes ou de deux baguettes et demi. Et quand je pense que pour deux sardines on peut faire une course en taxi dans Alger intra-muros, cela me fait rire, dit comme ça, mais c’est grave pour vos concitoyens.

 

Mes congénères m’ont chargée de vous dire que nous savons pour ce qui nous concerne, que notre destin est tout tracé. Nées pour donner de l’Oméga 3, nous nous sommes toujours arrangées pour finir entre les mains des habitants des quartiers populaires ; là où on ne nous méprise pas et où on nous mange avec les doigts. Du reste tout le monde sait qu’on ne fréquente pas les mêmes milieux que les rougets, le merlan et autres crevettes et langoustes ; ce que vous appelez les poissons nobles. Nous tenons cependant à préciser que les brevets de noblesse délivrés par les services de votre ministère n’ont rien à voir avec nos origines. Non point que nous soyons mal nées et de facto inéligibles à l’estampe nobiliaire, mais parce que la générosité avec laquelle nous nous multiplions se traduit par une foule astronomique de sardines qui peuple toutes les mers du monde et cela fait de nous les prolétaires de la mer, de la chaire pour baleines mais surtout des protéines pour tous les pauvres du monde. C’est la règle du syllogisme qui impose que tout ce qui est rare est cher. Et comme nous sommes nombreuses nous ne valons pas cher. CQFD.

 

Mais alors me diriez-vous monsieur le ministre de la pêche et des ressources halieutiques, pourquoi sommes-nous si chères ?

 

Notre réponse est unanime et simple : il suffit de venir nous chercher comme on le fait du côté d’Agadir ou du golfe de Gabès. Là-bas les chalutiers ne nous laissent pas de répit. De quoi vous dégouter de l’existence. Nos jeunes se font prendre par millions de ce côté-là alors que chez vous on meurt d’ennui et de vieillesse. Ce qui est plus grave encore c’est que les anciens nous ont raconté que nos congénères aimaient tellement vos rivages qu’elles se réjouissaient de finir l’aventure en boîte, même si comme l’avait dit votre poète de Constantine, monsieur Malek Haddad, sans nulle trace de mépris je précise : « plus bêtes encore que les sardines sans tête, dans une boîte qui n’aura jamais les dimensions de l’océan ». Je ne sais pas si vous avez lu les poèmes de ce monsieur, mais il est très fort.

 

Où en étais-je ? Ah oui ! Vous êtes ministre des ressources halieutiques. J’aimerais être sûre que vos coreligionnaires savent que cela signifie qu’il faut non seulement apprendre à pécher, à réparer les moteurs, à naviguer, mais aussi à préserver les espèces et à créer des centres d’élevage. Pas tout à fait comme pour les poulets, parce que les poissons ont besoin d’espace. Je ne parle pas pour les sardines, parce que nous, on aime faire la fête, on a les mers et les océans pour nous, on se multiplie tellement, qu’on est heureuses partout. ON ne nous élève pas dans des parcs aquacoles, on ne nous donne pas à manger. On se débrouille toutes seules. Par contre il faut des centres d’élevage pour les poissons que vous appelez nobles, comme la daurade, le saumon, le bar etc…

 

Il n’y a pas de bourgeois chez nous. Il n’y a que des prolos. Pardon pour la trivialité mais c’est la réalité et nous sommes fières de participer à nourrir les pauvres, les misérables, les baleines, les phoques, les otaries et les dauphins, les ouvriers sur les chantiers et même les marins en pleine mer.

 

Nous sommes fières de distribuer du bonheur sous forme de protéines et d’oméga 3 à tous les travailleurs du monde et à tous les prolétaires. Alors, monsieur le ministre, dites-le bien aux Algériens et aux Algériennes, que tant qu’à faire et puisque on est condamnés à mourir, on préfère le faire en fanfare bien entendu et qu’on aimerait bien mourir chez vous. Autant alors mourir dans une ambiance de fête, enrobées d’ail, de tomate, de cumin, de sel, de poivre, en escabèche, en beignets, ou frites ou grillées.

 

Alors pourquoi priver ces familles des bas quartiers de ce seul plaisir qui leur reste. Entretenez vos chalutiers, formez vos pêcheurs, draguez vos ports, préparez vos casiers, lâchez vos filets, éloignez les spéculateurs, et laisser venir à nous vos hommes vos femmes et vos enfants puisque semble-t-il, c’est l’un des rares plaisirs qu’ils peuvent encore s’offrir dans un pays où tout est devenu tellement problématique.

 

Pardonnez-moi monsieur le ministre d’avoir pris de votre temps et d’avoir peut-être été arrogante par quelques allusions, mais nous n’avions aucune solution de rechange pour dire à vos administrés que s’ils sont privés de notre présence c’est en partie à cause de votre administration mais c’est surtout à cause de toute cette mafia de la pêche pour laquelle nous éprouvons le plus grand mépris.

 

Votre dévouée

La déléguée des sardines. "

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Hend Uqaci Ivarwaqène

Bon, bismi allah errahmane errahim.

J’va issiyi dagui balek les pourçatages agui nbatata ilahya fedine fihoum.

Hassoune bardou ya Sidna le modéro, j’aurais pas dû dire des gros mots comme : "amek 37 pourça" dans l’article sur les maryage mi… heu, pardon encore ila3nayek? Je jure que je ne recommencerais plus : parole de scorpion !

Ya3ni kiskilavi oukoumentir enni inou ? jidi apipri lamim chose que Kichi sauf que j’en avais tiré les corollaires qu’inspirait la situation.

Ow, khinwi ath sbergui3em oula af batata ig la fel…

non pardon l’inflation n’ pourça sans égard aux 3 pour cent de marge d’erreur obligiqtoire ma dnoukni thevgham agh teksem attmenyek ou kwa.

Ih, les virgules enni c’est un blasphème, une injure, une gomorrhisation des statistiques que j'aurais dit, si je ne m'étais pas amendé lhemdoullah.

Achou daghène thoura, on n’a pas le drwa an gouggem ? Ces derniers ta j’ai été me recueillir chez les moines silencieux, je n’avais le droit ni à internet ni même de parler.