Investissements : Sellal coupe l’herbe sous les pieds de Bouchouareb

Abdeslam Bouchouareb.
Abdeslam Bouchouareb.

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a installé lundi le Comité de veille chargé du suivi et du développement des investissements, indiquent les services du Premier ministre.

Y a-t-il de l'eau dans le gaz dans les relations entre le Premier ministre Abdelmalek Sellal et son ministre de l'Industrie Abdeslam Bouchouareb pour que le premier ignore le second en matière d'investissement ? En effet, la dernière structure mise en place par le premier ministère ignore superbement le département de Boutechouab.

Ce comité de suivi des investissements dont le lancement a été révélé hier est présidé par le directeur de cabinet du Premier ministre. Il est composé des secrétaires généraux des ministères de l'Intérieur et des Collectivités locales, des Finances, de l'Industrie et des Mines, de l'Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, ainsi que du ministère de l'Aménagement du territoire, du tourisme et de l'artisanat. Il comprend aussi le directeur général de l'Agence nationale de développement de l'investissement (Andi), celui de l'Agence nationale d'intermédiation et de régulation foncière (Aniref) et le président de l'Association professionnelle des banques et établissements financiers (Abef), selon la décision de création de ce Comité.

A la lecture de cette composante il y a lieu de se demander pourquoi le ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb n’est pas associé à ce comité. Pourquoi est-il écarté de ce comité de pilotage censé réfléchir sur les futurs investissements ? Des questions auxquelles il est difficile de répondre quand on sait la transparence qui règne au sein du gouvernement.

Selon les informations publiées par le mur Facebook du ministère, parmi les missions de ce nouveau comité il y a le suivi des actions d'investissement, l’exploration de l'ensemble des voies et moyens devant concourir au développement de l'acte d'investir en Algérie.

Il sera chargé également d'anticiper sur toutes les difficultés pouvant surgir et freiner la politique nationale d'investissement et d'être interactif pour proposer des actions et solutions de facilitation. Autant de missions qui pourraient être assurées par le ministère de l’industrie mais qui semble écarté de cette structure.

La rédaction

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