Appel à communications pour un colloque international sur Mouloud Mammeri

Mouloud Mammeri.
Mouloud Mammeri.

L’université de Tizi-Ouzou a lancé mercredi un appel à communication pour la participation à un colloque international sur l’oeuvre de l’écrivain et anthropologue Mouloud Mammeri (1917/1989) dont l’Algérie célèbre cette année le centenaire de sa naissance.

Selon cet appel à communication dont une copie a été remise à l’APS, cette rencontre scientifique qui sera organisée par la faculté des lettres et des langues est prévue du 3 au 5 décembre prochain et sera placée sous le thème "Mouloud Mammeri : une oeuvre multiforme et polyphonique".

Plusieurs axes de réflexion sont proposés aux universitaires intéressés dont "la mise en lumière de la guerre d'indépendance 1954-1962 dans les romans de Mouloud Mammeri", "les liens entre son oeuvre romanesque et la quête anthropologique", "l’humanisme chez Mammeri", "son apport dans l’élaboration d’une grammaire et d’un lexique berbères pour faire ressortir son apport dans le processus de la standardisation et de la notation du berbère" et "l’analyse de l’essai inaugural "La société berbère" pour voir dans quelle mesure il constitue le projet fondateur de Mouloud Mammeri.

L’argumentaire de cet appel à communication souligne, à propos de l’oeuvre de l’auteur du Roman "la Colline Oubliée" et de l’étude anthropologique sur "l’Ahellil du Gourara", que "rarement une oeuvre algérienne aura reflété aussi gravement le parcours et les idées de son auteur".

L’oeuvre de Mouloud Mammeri, qualifiée de "multiple et extrêmement variée", s’intéresse aussi bien à l’écriture romanesque qu’à celle des nouvelles et des pièces de théâtre. Elle s’étend également à d’autres domaines de recherches tels que l’anthropologie, le recueil, la transcription et la traduction de la poésie orale (les Ahellils) et des contes populaires, ainsi qu’à l’élaboration d’ouvrages de grammaire et de linguistique berbères, souligne-t-on dans le même document.

Cette oeuvre riche se caractérise aussi par le fait qu’elle "englobe la totalité de l’histoire algérienne qu’elle suit avec vigilance", précise-t-on, en relevant que les quatre romans "La Colline Oubliée" (1952), "Le Sommeil du Juste" (1955), "L’Opium et le Bâton" (1965) et "La Traversée" (1982) correspondent aux quatre étapes capitales de l’histoire de l’Algérie, a-t-on observé.

Ces romans fonctionnent, estime-t-on, comme "des miroirs et présentent des images globales de la société algérienne, avec cependant des visages différenciés et un éclairage que l’auteur a bien évidemment choisi". Mammeri affirmait d’ailleurs, à ce propos, que "les dormeurs de La Colline Oubliée deviendront quelques années plus tard les maquisards de L’Opium et le Bâton".

APS

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