Le problème de l'idéologie en Kabylie entre 1926 et 1962 (II)

Bennaï Ouali et Amar Aït Hamouda, couverture de l'ouvrage d'Ali Yahia Abdenour.
Bennaï Ouali et Amar Aït Hamouda, couverture de l'ouvrage d'Ali Yahia Abdenour.

C'est dans la même optique analytique que nous continuons à parler des animateurs du premier cercle.

Embarek Ait Menguellet : la fidélité à toute épreuve

Embarek Ait Menguellet est né en 1922 au village Ighil Bouamas, commune de Iboudrarène (Michelet) et il a été assassiné en 1956. Les quelques lignes qui lui ont été consacrées par Ali Ali yahia et la brève notice biographique de Benjamin Stora démontrent qu'indépendamment de sa disparition tragique, son rôle dans le mouvement national traduit sa volonté de défendre la culture et la langue berbères en s'opposant Messali Hadj.

Bennai Ouali: l'organisateur du mouvement?

Il est né le 27 octobre 1917 à Djemaa N'Saharidj et mort assassiné le 13 février 1957. Son parcours de militant nationaliste ressemble sur beaucoup de points à celui de Amar Ould Hamouda. Les différents chroniqueurs expliquent sa fin tragique par ses prises de position en faveur de la langue et de la culture berbères. Toujours est-il que l'énumération des animateurs berbéristes du premier cercle, explique la profonde division idéologique qui le sépare du cercle des arabo-islamistes. Dans le style d'analyse A. Ali Yahia introduit le phénomène de la trahison.(20) Ce phénomène d'un poids historique important est récurrent dès qu'il s'agit des rivalités des hommes. A. Ali Yahia réitère la position de Krim Belgacem, un acteur important de la révolution algérienne qui défend l'unité de la nation algérienne en s'opposant aux animateurs du Parti Populaire Kabyle. Prises sous cet angle, les attaques contre l'anti-berbérisme de Krim Belgacem jettent un doute sur l'objectivité de l'analyse. Cette prise de position ne permet pas d'approfondir la question de l'idéologie qui traverse les groupes d'appartenance. Toutefois, elle permet au moins de donner à la dimension idéologique une place de choix entre les différents protagonistes kabyles. Ainsi, il s'éclaircit qu'à l'ombre de l'action des hommes, des divisions idéologiques séparent les acteurs kabyles entre eux. A point nommé, c'est le contenu du projet politique entre ceux qui proclament une "Algérie algérienne" et une "Algérie rebelle" qui doit nous inciter à sonder la rétraction de Ferhat Ali dont fait A. Ali Yahia (21) Toute la question est de savoir comment des divergences idéologiques ont lamentablement mené à des exécutions physiques alors que l'idée d'un même peuple a survécu aux manipulations coloniales.

Messaoud Oulamara: faire l'inventaire de l'histoire des Amazighs

Il est né le 22 janvier 1913 au village de Derna, commune de Michelet et il décédé le 20 octobre 2001. Ce dernier militant de la cause berbère, nous donne l'occasion de revenir aux débats sur la berbérité qui ont agité le PPA-MTLD. Avec l'appui de sa mémoire vive, Ali Ali Yahia fait état de la position de M. Oulamara en affirmant ceci: "Notre combat s'inscrit dans la libération de l'Algérie, de l'Algérie algérienne, seulement algérienne. la vraie identité nationale est l'algérianité et non l'arabité."(22) Quoique que le terme le mot algérianité reste équivoque, nous sommes dans l'obligation de reconnaître que Messaoud Oulamara tranche en faveur d'une Algérie profondément berbère. Les citations qui suivent de A. Ali Yahia confirment cet ancrage africain: "L'histoire qui demeure un lieu de mémoire, le retour à la source et aux racines du peuple algérien, indique la voie à suivre pour défendre la berbérité et l'intégrer dans la définition de l'identité nationale. Elle permet de mettre en lumière la vraie identité du peuple." (23) Il va de soi que l'affirmation de l'identité algérienne par la bouche d’Ali Ali Yahia exprime une nette discordance des points de vue entre les défenseurs de la berbérité et ceux qui défendent l'arabité. Si et seulement si, l'antagonisme entre ces deux pôles reste toujours actuel, il n'en demeure pas moins que les positions intermédiaires d’Ait Ahmed, Abane Ramdane et de Krim Belgacem, ont joué un rôle déterminant dans la production identitaire de l'Algérie indépendante. Plus que la rivalité entre les trois hommes, nous allons essayer de mettre en lumière, le piège tendu par l'autre camp qui a définitivement marginalisé "les Kabyles"

2- Le deuxième cercle: l'Algérie rebelle ou l'incarnation de l'algérianité

Krim Belgacem: le combattant suprême de la révolution

Il est né le 15 décembre 1922 Tizra Aissa de la tribu des Ait Yahia Moussa de la grande confédération des Iflissen Oumlil, wilaya de Tizi Ouzou et il a été assassiné le 18 octobre 1970 en Allemagne par les services secrets algériens. Tout d'abord, nous commençons notre séquence par le questionnement de ce dernier au sujet de la liquidation physique des "Kabyles". En substance, il s'interroge un peu tardivement sur le sentiment anti-kabyle qui règne dans certaines wilayas et plus particulièrement celle des Aurès (wilaya I).

Il n'est pas question pour nous de retenir l'assassinat en 1947 de son proche parent, date considérée par les militants kabyles comme le début de l'insurrection armée d'Algérie.(24) Il va de soi que nous nous risquons pas à nous étaler sur le parcours du chef historique de la wilaya III et de ses coups de maître de tacticien militaire. Nous ne prenons pas non plus en considération les affrontements politiques avec tel ou tel adversaire nationaliste dont Abane Ramdane. Toujours en nous fiant à la représentation géographique de O. Carlier, indéniablement, l'ancrage territorial de Krim Belgacem se situe dans le deuxième cercle qui est moins engagé dans la cause berbériste. Amar Hamdani affirme que "dans toute cette affaire, Krim jouera un rôle essentiel. Il a suivi les "événements" avec sérénité et surtout intelligence. Le premier, il décèle le piège: le triomphe du berbérisme signifierait l'isolement de la Kabylie à tous points de vue. Et l'isolement conduit inévitablement à l'étouffement. Il sait mieux que quiconque car il le vit, quotidiennement depuis deux ans et demi. Alors, tout naturellement, il se désolidarise du mouvement."(25) A l'écoute des arguments de A. Hamdani, il semble que Krim Belgacem est pris dans les tourments des luttes fratricides et respectant à la lettre ses engagements politiques, il luttera contre la désintégration du mouvement nationaliste. Si on prend en compte l'ensemble de ces arguments, Krim Belgacem ne pouvait que se ranger dans le camp des Berbéristes. En l'occurrence l'explication suivante:" Le berbérisme ne peut que desservir notre idéal d'indépendance. C'est une arme terrible que nous mettons nous-mêmes, entre les mains de notre ennemi, le colonialisme.", (26) éclaircit un peu mieux, l'idéal révolutionnaire de Krim Belgacem qui cache aussi bien l'influence de l'arabo-islamisme qu'il a subi et son manquement culturel à la cause berbère. Nous croyons que ces deux points cruciaux nécessitent une analyse approfondie de l'impact de sa formation scolaire faite à l'école Sarrouy aujourd'hui Malika Ourad, située dans le quartier de Soustara (Alger) et de l'immaturité idéologique du berbérisme dans son ensemble. En ce sens, les attaques portées par A. Ali Yahia contre Krim Belgacem, doivent être circonscrites au seuls faits d'armes (Affaires Ait Hamouda, Ait Menguellat et Ferhat Ali) parce que ce dernier s'avisera tardivement du piège tendu contre les Kabyles par le clan d'Oujda. Hélas, il l'apprendra à ses dépens en conseillant Ait Ahmed qui prenait le maquis à l'indépendance contre le pouvoir installé à Alger. Il ne survivra pas non plus à ses "égarements idéologiques" en tant que principal opposant au régime de Boumediene. Mais, il faut reconnaître que le mouvement berbériste principalement ancré en Kabylie, était minoritaire pour faire fédérer les autres régions d'Algérie autour du projet d'une Algérie algérienne tel que l'avait initié par Amar Imache tout au début du mouvement national. L'hostilité de la plupart des 500 militants présents lors de la réunion qui a eu lieu le 27 décembre 1936 à la rue de de la Grange-aux-Belles en est symptomatique d'une réalité amazighe toujours "marginale" jusqu'à présent. En définitive, ce que l'on peut reprocher à Krim Belgacem c'est de n'avoir pas pu mettre à profit ni l'histoire ni la culture des Berbères pour contrecarrer l'hégémonisme de l'arabo-islamisme. Certainement, il lui manquait de la vigilance idéologique pour mieux orienter le combat pour d'indépendance. Malheureusement, il fait partie de toutes ces figures ambivalentes de l'héroïsme berbère. Par contre, rien n'est moins sûr de considérer Krim Belgacem de traître à la cause berbère comme le fait A. Ali Yahia. Tout reste à savoir pourquoi depuis Schechong et Massinissa, la culture amazighe n'a pas produit l'idéologie officielle de l'Etat.

Abane Ramdane : l'architecte de la révolution

Il est né en 1920 à Azouza, Larbaa Nath Iraten, wilaya de Tizi Ouzou et mort assassiné en 1957 au Maroc sur ordre des trois "B"? Nous voulons par ce choix caractériser la ligne politico-idéologique suivie par Abane Ramdane et nous laissons de côté comme pour Krim Belgacem, la guerre des égos au sein du MNA. Pour prendre connaissance des luttes intestines entre les responsables de la révolution algérienne dont fait état M. Harbi, il suffit de minimiser le personnalisme outrancier des chefs. Il ne s'agit pas pour nous de récuser le poids de la biographie (M. Harbi et B. Stora) pour invalider ces points de vue mais il est primordial d’interroger les courants de pensée qui ont animé l'action de ces hommes.

Dans son livre, Belaid Abane fait le choix de personnaliser les rapports politiques pour parler de l'assassinat du principal architecte du congrès de la Soummam en affirmant que ce sont les trois "B" qui ont ordonné l'exécution d’Abane Ramdane.(27) Certes, la lettre de Krim Belgacem ne peut aucunement invalider l'affirmation de B. Ramdane mais toujours est-il qu'elle donne la mesure de la responsabilité de Krim Belgacem qui au-delà des rivalités personnelles avec A. Ramdane, dit ceci:" En temps de guerre, on n'étale pas au grand jour les cruautés d'un dirigeant qui ne répugnait jamais à verser du sang d'autrui. Le Comité de Coordination et d'Exécution devait finalement annoncer "la mort au champ d'honneur" de l'infortunité compagnon de route. En prenant une telle liberté avec la tragique réalité, l'organisation suprême avait tenu à honorer l'activité ancienne d'Abbane Ramdane et la grande dignité de sa famille. Il tenait également compte des conditions atroces de sa mort dont l'exclusive responsabité - devant Dieu et devant les hommes - incombe à Boussouf." (28). Les récriminations du même genre envers les principaux leaders kabyles engagés dans la lutte anticoloniale (Ait Ahmed, Abane Ramdane et Krim Belgacem) doivent être insérées dans le combat idéologique qui oppose les différents courants politiques. A. Ali Yahia reconnaît l'état d'esprit intransigeant des chefs kabyles lorsqu'il parle de la grève de 1957. En substance, il dit :"Le FLN est le représentant authentique et exclusif du peuple algérien." Et il poursuit: "Nous ne te demandons pas ton avis, mais seulement d'obéir, de te soumettre ou de te démettre.(29) A l'épreuve des faits, B. Belaid aborde la question de berbérisme en mettant en exergue l'idée de l'Algérianité comme fil conducteur de la lutte de libération nationale. Quoiqu'il dise, le principe identitaire ainsi énoncé ne suffit pas à éluder les divergences au sujet de l'arabité, de l'islamité et de l'amazighité, problèmes que Abane Ramdane renvoie au lendemain de l'indépendance de l'Algérie, dit-il.(30) Cette pétition de principe d’Abane ramdane marque l'engagement révolutionnaire du stratège politique mais elle incarne aussi des insuffisances doctrinales de l'algérianité comme valeur indélébile de l'identité nationale. Du coup, comme le principe de l'algérianité est un concept flou et que ce sont les principes arabo-islamiques qui se sont devenus des "constances nationales", il y a lieu de constater les manquements doctrinaux chez Abane Ramdane. Ainsi, le choix dévolu à l'hymne national de Moufdi Zakaria -kassaman...- au détriment de -Ekker a mis u Mazigh" de Ait Amrane Mohand Idir, explique en partie le positionnement idéologique de Abane Ramdane. Belaid Ramdane reconnaît lui-même, que c'est le chef politique du FLN qui a désigné le poète en vue de la composition de l'hymne national. Le même auteur souligne qu’"Abane se serait aller à un moment d'extase quand on lui remit comme une relique sainte, le microsillon dans lequel était gravé l'hymne national.(31) A suivre)

F. Hamitouche

Lire la 1e partie : Le problème de l'idéologie en Kabylie entre 1926 et 1962 (I)

Lire la 3e partie : Le problème de l'idéologie en Kabylie entre 1926 et 1962 (III)

Notes:

1- O. Carlier, La production sociale de l'image de soi, Note sur la "crise berbériste de 1949" AAN, CNRS, 1984.

2- O. Calier brosse la tableau suivante: Autrement dit, la crise berbériste se "déploie dans un espace qui a les propriétés d'un champ de forces inégalment représentées. Les indices dont nous disposons font apparaître un premier dessin.

La région de Draa el Mizan paraît moins touchée que celle de Fort national et Michelet bien que, comme ces dernières, elle est soit (relativement) très scolarisée et tès migrante. On peut y voir entre autres, une raison "géographique": sa position occidentale sur la chaine du Djurdjura, entre deux plaines, cellede Boghni, celle de Bouira. De ce fait plus engagée par ses structures d'échange, dans ses intérêts et ses prolongements en terre et en hommes, avec des zones arabophones où le bilingues. Plus axée aussi sur Blida et la Mitidja occidentale. La région du Guergour, également scolarisée et migrante, paraît, elle aussi moins engagée dans le mouvement, pour des raison similaires? S'y ajoutent toutefois des aspects linguistiques et culturels. Le bilinguisme y est plus ancien et plus généralisé, et surtout les tructures religieuses y ont précocement fait place au prosylétisme "islahiste"; chez les Beni ourtilane d'abord, chez les Beni Alla ensuite.

La présence des oulémas, ancienne dans le premier cas, récente dans le second cas, a fortement contribué a ybloquer ou freiner la sensibilité berbériste. La même raison vaut en partie pour la vallée de la Soummam, de Akbou à Bougie, en liaison avec d'autres aspects. Bien que fortement scolarisée et migrante, elle encore, sa représentation en émigration dans l'étoile nord-africaine, et dans le PPA au pays, est nettement plus faible et bien plus tardive.

Nous ne sommes pas certains que les déterminants géographiques invariables, de sucroît géologiques, aient eu un impact important dansl'action politique. A ce titre, aussi bien la guerre de Firmus contre Théodose que celle des Flissa contre les Turcs, pourtant elles se sont déroulés dans le même environnement géographique, n'ont pas occasionné des comportements similaires.

3- Idem, pp,352-353

4- A. Merad, le réformisme musulman el Algérie de 1925 à 1960, Essai d'histoire religieuse et sociale, Editions Mouton, 1967, pp 194-195. Une comparaison s'impose pour décrire l'état de la rivalité religieuse entre l'islam des confréries et celui des Réformistes. La carte de 1934 (Gouvernement général de l'Algérie, 1934) établit une forte présence des Tariqa sur toute la Kabylie avec une prédominance de la Rahmaniya. Du coup, comme une lutte acharnée a été declenchée par les réformistes contre le maraboutisme dans le but de fournir les principes fondamentaux qui deviendront au lendemain de l'indépendance, des constances nationales (Tawabit), il est plus qu'important d'ouvrir un débat sur cet aspect de l'idéologie.

La montée en puissance du courant réformiste conduira au déclin des zaouias, affirme-t-on. La diffusion du réformisme religieux en Algérie (Cartes, pp, 194-1995) a-t-il vraiment affaibli l'islam traditionnel au point de faire renoncer les militants nationalistes à leur tradition séculaire? C'est vraisemblablement, la question que l'on doit se poser pour comprendre l'asymétrie des positions aussi bien religieuses et politiques de nationalistes kabyles?

5- M. Harbi, Le FLN, Mirage et réalité, des origines à la prise du pouvoir (1945-1962) Editions Jeune Afrique, 1980.

6- M. Tilmatine, Les Oulémas algériens et la question berbère: un document de 1948, Awal no 15, 1997.

7- M. Lacheraf, L'Algérie, nation et société, SNED, 1978. Il écrit ceci: Quoi qu'il en soit, nation-Etat ou nation-communauté ou simple patrie solidairement agissante, et par cela même "nationale", quelque chose existait qui a permis à l'Algérie de s'opposer, au cours de 130 ans, à une grande puissante impérialiste , et à forcer, en définitive, à capituler., p, 9. Nous voyons bien que chez cet auteur, les agrégats sociaux n'ont pas une définition précise.

8- Cl. Blanckaert, Les conditions d'émergence de la science des races au début du XIXè siècle, S. Moussa (sous la direction), L'idée de "race" dans les sciences humaines et la littérature (XVIIIè et XIXè siècles), L'Harmattan, 2003.

9-I. Yakit, l'Attitude du christianisme et de l'islam en face du derwinisme, Thèse de doctorat, Paris 4, 1979.

10- M.Schazmiller, Le mythe d'origne berbère,( Aspects historiques et sociaux) ROMM no 36, 1983. -Y. Moderan, Mythes d'origine des Berbères, Encyclopédie berbère avec une note complémentaire de S. Chaker, XXXII, 2010

11- M. Kaddache, Histoire du nationalisme algérien, Tome II, EDIF, 2003

12- A. Ouerdane, La question berbère dans le mouvement national algérien, 1926-1980, Editions Dar El Ijtihad, 1993.

13- J. Nil. Robin, L'insurrection de la Grande Kabylie en 1871, H. Charles Lauzelle, 1901.

14- A. Ouerdane, p, 42.

15- B. Stora, Dictionnaire biographique des militants nationalistes algériens, ENA, PPA, MTLD, 1926-1954, L'Harmattan, 1985.

16- Idem, p, 83.

-Pour les besoins de la cause, nous avons consulté sans succès les ouvrages suivants: A. Imache, L'Algérie au carrefour, la marche vers l'inconnu, Imprimerie centrale, 1937 et O. Carlier, Le cri du révolté, Enal, Alger, 1986. Toutefois, il convient de continuer le travail en cherchant des archives privées susceptibles de fournir des informations sur le PUA.

17- A. Ali yahia, la crise berbère de 1949, Editions Barzakh, 2016.

18- Idem, pp, 157/159.

19- A. Ali Yahia, Idem, p, 148.

20-Idem, p,223 Sur le thème de la trahison, nous avons montré l'ambivalence de la figure dans une étude sur Igmazen, Roi des Isaflenses.

21- Idem, Déclaration de Ferhat Ali: " Qu'il n'a jamais existé et qu'il n'existe jamais de Parti Populaire Kabyle pour la bonne raison qu'il n'y a qu'un peuple algérien, quoique d'origine ou de langues différentes, vivent fraternellement unis dans une même volonté de libération nationales."p, 224. De même que le PUA, l'histoire du PPK nécessite la recherche de documents auprès des institutions officielles ou chez les privés.

22-Idem, p 269.

23- idem, pp, 268-269.

24- Il est vraiment dommage que des auteurs comme A. Ali Yahia, Belaid Ramdane et tant d'autres succombent à la subjectivité et manque d'objectivité lorsqu'ils écrivent sur leurs proches. Dans tous les cas et même si "on est pris dans les tourments des rivalités familiales", on ne peut pas prendre position pour les uns ou les autres dans l'affaire Krim- Dahmoune qui a pourtant divisé les familles.je soutiens tout simplement que la mémoire et toujours vivace d'un tel drame qui a divisé mes grands-parents et mes parents.

25A. Hamdani, le lion des djebels, Editions Balland, 1973, p,103.

26- idem, p, 103.

- Les quelques lignes consacrées par K. Mameri (Krim Belgacem, le combattant suprême de la guerre d'Algérie, Editions EL-Hamel 2016) n'apportent rien de nouveau sur les circonstances de la crise berbériste.

27-B. Ramdane, Abane au coeur de la tempête, Nuages sur la révolution? Editions Koukou, 2015.

28- M. Harbi, Archives de la révolution algérienne, Editions Jeune Afrique, 1980, Document 38, Extrait de la lettre de Krim relative à l'ouvrage de Mohammed Lebjaoui "Vérités sur la révolution

algérienne", p, 179.

29- A. Ali Yahia, Idem, p, 255.

30- B. Ramdane, p, 183

31- Idem, p, 112.

Sur la faiblesse de la culture amazighe de pouvoir incarner un projet politique universel est une question récurrente depuis Massinissa et bien au delà dans l'histoire des Amazighs qu'il faut peut-être un jour, analyser.

32- A. Ali Yahia, p, 179.

33- Idem, p, 179.

34- H. Ait Ahmed, Mémoires d'un combattant, L'esprit d'indépendance, Editions Sylvie Messinger, 1983, p,186.

35- Idem, p, 181.

36- Idem, p, 182

37- Idem, p, 179.

38- Ali Merad, le réformisme musulman en Algérie, p, 194

39- Atlas de l'Algérie et de la Tunisie, Influence religieuse, Gouvernement général de l'Algérie, 1934.

40- F. Colonna, Les versets de l'invinvibilté, Presse de la fondation nationale ses sciences politiques, 1995.

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urfane

D'accord, on peut avoir des divergences doctrinales, idéologiques et mêmes politiques selon sa contrée de naissance voir d'instruction mais de là a liquider physiquement ses propres com-patriotes comme s'ils représentaient un danger imminent pour le mouvement national (ce qui est archi-faux), c'est, au mieux, faire montre d'un manque flagrant d'intelligence, de perspicacité et, au pire, d'une monstrueuse ambition de pouvoir. D'ailleurs, Bennaï Ouali, n'a-t-il pas eu raison de les prévenir avant son lâche assassinat, qu'ils creusaient ainsi leur propres tombes, non?. Moi, Je pense que si l'on veut un jour construire un socle moderne, il faut arrêter de se perdre en conjectures idéologiques et dogmatiques et appeler un chat : un chat!