François Fillon lâché par Nicolas Sarkozy et Alain Juppé

Fillon de plus de plus lâché par les ténors du parti
Fillon de plus de plus lâché par les ténors du parti

Alain Juppé et Nicolas Sarkozy ont mis lundi la pression sur François Fillon pour qu'il renonce à se présenter à l'élection présidentielle et se choisisse un successeur pour sortir de la crise provoquée par des soupçons d'emplois fictifs.

Les lâchages du candidat Fillon continuent au parti de Les Républicains. L'ancien président a réuni lundi matin sa garde rapprochée, dont Christian Jacob, François Baroin, Luc Chatel et Brice Hortefeux, pour tenter de trouver une solution à deux mois du second tour du scrutin, pour lequel le candidat de la droite serait éliminé selon tous les sondages récents.

Le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale Christian "Jacob a été mandaté par le groupe d'élus sarkozystes pour rencontrer Fillon et lui demander de se choisir un successeur", a déclaré un participant.

Un autre sarkozyste, le député Georges Fenech, a appelé sa famille politique à investir l'ancien ministre des Finances François Baroin face à François Fillon si ce dernier s'obstine à rester dans la course malgré sa probable mise en examen le 15 mars prochain dans le dossier des emplois fictifs dont auraient bénéficié sa femme et deux de ses enfants.

Nicolas Sarkozy, qui avait lui-même été battu au premier tour de la primaire et s'oriente vers une carrière dans les affaires, s'est ainsi directement impliqué dans la crise. "Face à la gravité de la situation que connaissent la droite et le centre, chacun a le devoir de tout faire pour préserver l'unité qui est la condition de l'alternance", écrit-il dans un communiqué publié sur son compte Twitter.

"Notre désunion fera le lit de l'extrême droite", ajoute-t-il. "C'est dans cet esprit que je propose à François Fillon et à Alain Juppé de nous réunir pour trouver une voie de sortie digne et crédible à une situation qui ne peut plus durer et qui crée un trouble profond chez les Français."

Alain Juppé a de son côté fermé la porte "une bonne fois pour toutes" à l'idée d'une candidature à la place de François Fillon, malgré les sollicitations dont il est l'objet.

"Cela ne peut pas durer"

"Je ne suis (...) pas en mesure aujourd'hui de réaliser le nécessaire rassemblement autour d'un projet fédérateur et c'est pourquoi je confirme une bonne fois pour toutes que je ne serai pas candidat à la présidence de la République", a dit le maire de Bordeaux lors d'une déclaration marquée par la gravité.

"C'est ce que je dirai à Nicolas Sarkozy et à François Fillon s'ils souhaitent me rencontrer", a-t-il ajouté en se livrant à une charge contre "l'obstination" de François Fillon que la "dénonciation d'un prétendu complot et d'une volonté d'assassinat politique [ont] conduit dans une impasse".

"Je le répète : pour moi il est trop tard, il n'est évidemment pas trop tard pour la France, il n'est jamais trop tard pour la France", a-t-il conclu sans dire qui, selon lui, devrait porter "les couleurs de la droite et du centre dans quelques semaines".

Un fidèle de Nicolas Sarkozy, le député européen Brice Hortefeux, a estimé que la situation pourrait se décanter mardi.

"Demain matin je réunirai les parlementaires sarkozystes. À l'issue de cela, il y aura naturellement une décision qui sera prise", a-t-il ajouté. "Il y a urgence à décider, urgence à trancher, urgence à rassembler, urgence à rebondir, c'est l'objectif de ces journées."

De son côté, le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, a confirmé sur CNEWS qu'il entendait rencontrer François Fillon, avec ses homologues de l'Ile-de-France, Valérie Pécresse, et des Hauts de France, Xavier Bertrand, parce que cela "ne peut plus durer".

Fort du rassemblement qui a réuni dimanche plusieurs dizaines de milliers de ses partisans sur la place du Trocadéro, à Paris, François Fillon a réaffirmé qu'il n'entendait pas se retirer, malgré les défections en cascade dans son équipe de campagne et des sondages de plus en plus défavorables.

Reuters

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Commentaires (1) | Réagir ?

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oziris dzeus

après avoir créer la zizanie en libye voila que sarkozy va mettre la france dans situation intenable,

sarkozy est le premier responsable de ce qui se passe en france, c'est lui qui a fait cette primaire de la droite et du centre et juste pour barrer la route de l’élysée à juppé,

a trop fréquenter les arabes il est devenu comme eux, la france est au bord de l'implosion, il rêve (comme un fou) qu'il sera appeler comme de gaulle pour sauver la france,

a cause des manipulations de sarko, les français ont les choix de choisir leur futur président d'entre des (ex actuels ou futurs) justiciables,

pour la fonction présidentielle, les candidatures auraient dues se faire sans les primaires et c'est au marché politique de faire le tri,

a cause de sarko, les électeurs français se retrouvent à choisir entre des ex et futurs délinquants pour la magistrature suprême, c'est la décadence totale de la politique,