Le cours du pétrole finit en baisse après les stocks américains

Le cours du pétrole finit en baisse après les stocks américains

Les cours du pétrole ont légèrement baissé mercredi à l'issue d'une séance marquée par des chiffres mitigés sur l'état de l'offre américaine, les stocks de brut restant à des niveaux sans précédent.

Le cours du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, a cédé 18 cents à 53,83 dollars sur le contrat pour livraison en avril au New York Mercantile Exchange (Nymex). Les cours ont tenté une hausse en début de séance mais ils se sont finalement repliés. "On reste sans élan, le marché étant coincé dans une fourchette vraiment étroite", a résumé Matt Smith, de ClipperData.

Depuis le week-end, les cours ont signé des séances hésitantes et, au-delà, ils se maintiennent depuis la fin 2016 à un niveau assez stable, à une grosse cinquantaine de dollars le baril.

La principale actualité pétrolière de mercredi, les chiffres hebdomadaires sur l'offre américaine, ne s'est guère révélée déterminante avec une nouvelle hausse des stocks de brut à des niveaux sans précédent. "C'était plutôt encourageant, puisque la hausse des réserves de brut était moindre qu'attendu", avec 1,5 million de baril en plus, a commenté M. Smith. "Mais ça reste une hausse."

Les données sur les autres produits, c'est-à-dire l'essence et les produits distillés (fioul...), n'ont pas semblé plus marquantes, avec cette fois de petits reculs. "Dans l'ensemble, ces petites variations hebdomadaires des stocks sont neutres" pour le marché, a écrit Tim Evans, de Citi.

Parmi les autres éléments du rapport, la production américaine a encore monté, après avoir dépassé la semaine précédente le seuil de neuf millions de barils par jour (bj) pour la première fois depuis plus d'un an. La production des Etats-Unis est un sujet d'inquiétudes pour les analystes au moment où les compagnies américaines semblent profiter d'accords de baisse de l'offre entre d'autres pays, notamment les membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), pour faire repartir leur propre activité.

"La surproduction mondiale vient s'opposer à l'effort de l'Opep pour réduire ses extractions", ont expliqué les analystes de Inenco.

AFP

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