"Des étudiantes ont été attouchées sexuellement par des policiers" lors d'un rassemblement

Anis Saidoune. Photo Radio M.
Anis Saidoune. Photo Radio M.

La déclaration est gravisssime. Elle est d'Anis Saïdoune, représentant des étudiants en pharmacie, en grève depuis plus de trois mois.

Dans une déclaration tenue à Radio M., le représentant des étudiants pharmaciens a déclaré que lors du dernier rassemblement tenu le 22 février devant le CHU Mustapha Bacha, à Alger, des étudiants ont été tabassés, insultés et trainés par terre par la police. Mais pas seulement. Anis Saidoune a également lâché cette phrase : "Plusieurs étudiantes ont été attouchées sexuellement par des policiers mais n’osent pas l’avouer". La déclaration est très lourde.

Le ministre de l'Intérieur avait déjà annoncé une enquête suite aux dénonciations de répression de ce rassemblement. Cependant, il n'était pas encore question d'"attouchements sexuels". Quelle sera la réaction des autorités devant une aussi grave dénonciation ?

Trois mois de grève

Les étudiants algériens en pharmacie sont vent debout depuis plus de trois mois. A maintes reprises, leurs rassemblements ont été dispersés, réprimés par les services de sécurité. Les autorités semblent sourdes à leurs revendications, soutiennent-ils. Pour autant, le Premier ministre ainsi que le ministre de la santé les ont reçus. En vain, si l'on en croit ce représentant des futurs pharmacies. Et pour cause, aucune de leurs revendications n’a été satisfaite, selon Anis Saidoune, représentant du mouvement des étudiants en pharmacie. Les étudiants ne veulent pas se contenter d'un communiqué de presse comme avaient procédé les services du premier ministère lors des dernières négociations, déclare l'étudiant.

"Il y a péril en la demeure dans le monde de la pharmacie en Algérie", lance-t-il à Radio M. "Les étudiants en pharmacie ont en marre des promesses et la stratégie d'arrêter les étudiants des autorités, est-ce que ces promesses seront tenues ou pas ? on a eu déjà eu des promesses pas tenues en 2011... Il y a quelque chose de l'ordre du déjà-vu comme en 2011", s'élève Anis Saidoune.

Le représentant des étudiants pharmaciens qui se veut pragmatique a ajoute : "On a caricaturé nos revendications. On a des demandes sur la formation de pharmacien... On n'est pas pour la catégorisation ou considération matérielle", tonne l'étudiant qui crie sa colère contre la médiocrité de la formation qui est assurée aux étudiants.

Le jeune étudiant revient sur l'affaire RHB (rahmat rebbi) et pointe les défaillances des responsables dans la gestion de ce scandale qu'il considère d'ailleurs très grave. Il appelle le gouvernement à prendre très au sérieux leur mouvement.

La rédaction

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Commentaires (2) | Réagir ?

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deradji nair

A ma connaissance lors de chaque sin-in ou manifestation il est ordonné aux personnes intéressés de se disperser dans le calme et comme il s'agit de filles et de garçons étudiants les service d'ordre lorsqu'ils agissent ne font pas de différence sinon ils seront obligé de faire un trait qu'ils n'arriveront jamais à réaliser. Quand à cette représentante s'agissant sans la connaitre d'une kabyle qui a inventé cette dénonciation calomnieuse j'espère que le Directeur de la Police doit l'assigner devant la justice pour répondre pour y à défaut de fournir des preuves réfutables par le seul fait que tous les étudiants possèdent des portables et pouvaient très bien prendre des photos de ses gestes mal saints dont elle nous cite.

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Rabah IBN ABDELAZIZ

Si cette affirmation est vrai?, ses policiers devront êtres poursuivis et mis hors d'état de nuire aux policiers, gendarmes, militaires qui font leurs devoirs en toutes transparence ?.