Les prémices d’un cinquième mandat pour M. Bouteflika !!!

Abdelaziz Bouteflika.
Abdelaziz Bouteflika.

Le bruit des mots raisonne dans le monde de l’abstrait et trouve refuge dans les messages à divagation littéraire de M. Bouteflika. Les extraits résultent d’un compostage de la mémoire qui verse dans la textualité de la pensée et dans les faits de notre glorieuse révolution pour aboutir en fin du cycle à la production d’une image défigurée d’une partie de notre histoire.

À l’occasion du double anniversaire du 24 février marquant la création de l’union générale des travailleurs algériens (UGTA) en 1957 et la nationalisation des hydrocarbures en 1971, M. Bouteflika change de plume et procède à une variation d'écriture pour conjuguer dans un langage elfique la triangulaire entre les moudjahidines, les travailleurs et les victimes de la tragédie nationale en vue d’apporter un correctif aléatoire à son discours sur la mémoire du chahid.

Néanmoins, selon sa conception nombriliste, son projet de la concorde civile demeure l’ultime salut pour avoir sauver notre Algérie de la perdition. A cet effet, il place sa personne au centre de cet ouvrage et regarde notre citoyenneté par dessus de la loi. M. Bouteflika crée le mythe de la peur et s’offre l’intouchabilité dans un monde de dérision et d'indécence, il gomme à sa guise et par dessus de toutes les considérations d’ordre politique et juridique les patriotes intègres qui osent apporter de la paix et de l’amour à la patrie.

La résistance de notre peuple, la main tendue de M. Liamine Zeroual et l’engagement militant de tous les cadres de la nation durant la décennie noire restent secondaire et sans impact sur le devenir de notre Algérie durant les quatre mandats illégaux du raïs.

La mécanisation forcée de la concorde civile ne peut être un vecteur de paix et de pardon sans la démocratisation de la vie politique, sans la valorisation du citoyen et sans la mise en place d’une politique de cohésion sociale entre tous les acteurs de la société civile. L'écoute de toutes les parties est une obligation et demeure indispensable pour remettre les événements et les émotions à leur juste valeur humaine et historique.

L’esprit nationaliste, la mobilisation, le recouvrement de la souveraineté, l'héroïsme et la résistance sont des leitmotive qui reviennent souvent dans les messages virtuels du raïs pour soudoyer et duper les citoyens sur des attentes électorales.

La réalité de la crise économique qui touche nos travailleurs et l'insécurité sociale qui frappent nos citoyens résultent de la corruption légale qui continue avec la bénédiction du pouvoir à chacaliser nos richesses nationales. La corruption n’a pas été paraphrasée dans votre message aux travailleurs et les mille milliards de dollars utilisés durant les quatre mandats sont volatilisés et trouvent refuge dans des paradis fiscaux.

La corruption est la raison principale du chômage et de la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs algériens, le reste de vos arguments sont sans fondements et demeure une composition symphonique pour meubler l’espace de votre politique et du temps qui reste pour libérer notre pays de la plus grande imposture des temps modernes.

Le message pour nos travailleurs est au paroxysme de la douleur qui évoque des émotions d’une violence politique planifiée par votre amour du pouvoir M. Bouteflika.

La libération de nos énergies créatrices et patriotiques, l'édification d’une société de droit, la construction d’une économie qui adhère aux concepts du 21e siècle et le retour de nos compétences nationales qui ont fui en grande partie durant vos présidences, seront réalisés par une droiture en politique et par des hommes et des femmes qui placent l’amour de la patrie au-dessus des considérations partisanes.

M. Bouteflika, la démocratisation est une mesure civilisationnelle et est le moteur du développement et d'épanouissement d’une nation. La dignité d’un peuple se mesure par l'engagement de ses dirigeants à respecter la volonté du citoyen et de ses institutions, Le reste n’est que corruption et imposture.

Brahim Gater

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Commentaires (4) | Réagir ?

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Rabah IBN ABDELAZIZ

Pour le 5ème, il sera déjà dans l'autre monde pour un jugement final à El Alia, ou à Oujda chez son cousin Mohamed VI au cimetière de Oujda ?.

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djamel rami

IL nous dirigera d'outre tombe !

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