Les spéculateurs font la loi sur les marchés de fruits et légumes à Batna

Les prix des fruits et légumes ne cessent de flamber.
Les prix des fruits et légumes ne cessent de flamber.

La ville de Batna a connue ces derniers mois une augmentation successive en matière des produits alimentaires, suite en l'absence totale d'une politique commerciale claire et rigoureuse, les spéculateurs dictent leur loi et en profitent devant telle situation.

On apprend par un responsable de l'administration agricole en retraite que le rôle de l'agriculture doit y être toujours capital dans tous ses aspects, à commencer d'abord par offrir de la nourriture aux personnes sans contraintes et ensuite procurer aux individus un revenu leur permettant de vivre et d’acheter des produits divers dans la société. La sécurité alimentaire est apparue dans le langage des officiels après avoir épuisé la démarche consistant à assurer l’autosuffisance alimentaire. Mais, cette stratégie a été détournée plus vite et en peu de temps explique-t-il.

La plupart des citoyens que le Matin d’Algérie a interrogé sur cette hausse des prix estiment que l’état doit faire preuve de plus de détermination envers les spéculateurs, imposer des contrôles réguliers et planifier une stratégie pour fixer les prix. "Or le consommateur a l'impression qu'il n'y a aucune loi dans ce pays, sauf celle des commerçants, et quels commerçants ?", nous a confié une femme d'un certain âge. Quant aux agriculteurs, ils ne cessent de se plaindre auprès des responsables afin d’être soutenus par les services concernés concernant les matières premières des produits agricoles.

L'ail à 1200 dinars

Lors de la tournée effectuée dans le marché, d'autres personnes témoignent que les ménages ne peuvent plus se permettre d'acheter chaque jour en quantité suffisante des légumes, à cause de cette cherté des prix. Aucun produit n'est cédé à moins de 70 DA, ajoutent-ils. Cette même tournée a permis au Matin d’Algérie de constater que les prix sont exagérés. Exemples : la pomme de terre vendue à 80 DA le kg, la tomate à 140 DA le kg, le poivron à 110 dinars, la courgette coûte 120 Da, les oranges varient entre 140 et 150 dinars, la carotte à 70 DA. Quant à l'ail, il se paye 1200 dinars, l'ognon à 70 DA, la banane à 500 DA.

Le comble dans tout cela, la pomme qui est censée d’être une production locale produite en quantité dans pratiquement toutes les régions de la wilaya, celle-ci coûte plus chère, c'est-à-dire entre 200 et 260 DA, selon la qualité. En plus de la viande rouge à 1450 DA. Quant au prix de la viande blanche (poulet, il a connu, en revanche, une légère baisse, sachant qu’il y 'a moins d'un mois, le kilogramme était estimé à 460 DA, apprend-on.

La vie est devenue très pénible et la cherté de la vie continue de peser sérieusement sur de larges pans de la population.

Pourtant, les responsables concernés n'ont point cessé de répéter qu’il faut impérativement soulager et mieux encore améliorer la vie des citoyens. Un discours au demeurant très loin de la réalité.

Abdelmadjid Benyahia

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Commentaires (1) | Réagir ?

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oziris dzeus

il y a aussi les spéculateurs pour les législatives,

les places et les positions sur les listes sont très chers aussi,