France : Macron veut supprimer la taxe d'habitation, Jadot rejoint Hamon

Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle française.
Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle française.

Il y a des glissements dans la perspective de la présidentielle française. Regroupement au centre et à gauche, précisions et recadrage de programmes en vue.

L'ancien banquier Emmanuel Macron, candidat d'"En Marche!" à l'élection présidentielle, a annoncé vendredi son intention d'exonérer de taxe d'habitation 80% des "ménages modestes et de classe moyenne" qui acquittent cet impôt "injuste". Cette mesure fiscale représenterait 10 milliards d'euros sur le prochain quinquennat, a-t-il précisé sur BFM TV et RMC Info.

"L'impôt qui est le plus injuste, ce n'est pas l'impôt sur le revenu" , a plaidé l'ancien ministre de l'Economie, en annonçant "une politique d'exonération sur les impôts locaux".

Les candidats socialiste et écologiste à l'élection présidentielle, Benoît Hamon et Yannick Jadot, ont scellé un accord jeudi, conduisant au retrait de la candidature du représentant d'Europe-Ecologie-Les Verts de la course à l'Elysée. Yannick Jadot a dit avoir pris sa décision en vertu de l'"accord formidable" négocié avec les socialistes, qui sera soumis d'ici dimanche à l'approbation des militants écologistes.

"Je retire ma candidature à l'élection présidentielle pour participer à une grande aventure", a-t-il dit lors du journal de 20 heures de France 2. "Je serai dans cette campagne donc je serai là tous les jours pour m'assurer que les engagements sont tenus".

Mélenchon ne ferme pas la porte à Hamon

Jean-Luc Mélenchon a été jeudi soir l'invité de l'Émission politique sur France 2. Le candidat soutenu par le Parti communiste, s'est dit prêt à rencontrer "dimanche ou lundi" son concurrent socialiste, avec lequel une amorce de dialogue s'est engagée ces derniers jours. "Je ne ferme aucune porte, ce n'est pas moi qui ferme les portes, je suis prêt à discuter", a-t-il soutenu. "Si Benoît Hamon me dit : 'Je te propose le principe d'une candidature unique', je regarderai ce qu'il me propose, ce n'est pas ce qu'il fait", constate-t-il.

Le candidat a largement détaillé son programme et s'est montré très offensif sur la question du nucléaire duquel il veut sortir. Mélenchon réfute énergéquement tout parallèle avec la candidate d'extrême droite, Marine Le Pen que les journalistes lui prêtent.

Dans une de ses réponses, il lance : "Mme Le Pen et moi sommes séparés par le fait qu’elle ne croit pas à la nation républicaine comme moi. Elle croit à la préférence nationale. Je ne suis pas un nationaliste, je suis un patriote, ça n’a rien à voir. Je propose le protectionnisme solidaire. Je négocie avec les autres pays, je ne m’enferme pas. Je ne crois pas à la nation ethnique. Un Français sur quatre a un grand-parent étranger. Comment accepter que le droit du sang prenne le pas sur le droit du sol ? C’est une guerre contre 11 millions de Français."

Quand à François Fillon, dont les casseroles de l'emploi fictif présumé sa femme Penelope pourrit sérieusement la campagne, commence à revenir sur ses déclarations des primaires. Même si les sondages l'accréditent d'un bon score, sur le terrain, il éprouve de grandes difficultés à se faire entendre, évitant même les bains de foule pour ne pas à subir les concerts de casseroles que certains militants organisent.

La Rédaction

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