Rupture des psychotropes dans les pharmacies oranaises !

Rupture des psychotropes dans les pharmacies oranaises !

On remarque que ces derniers jours que les psychotropes sont introuvables dans les officines pharmaceutiques, mais bizarrement ces médicaments sont disponibles aux coins des rues

La rareté des psychotropes dans les pharmacies obligent les vrais patients à se procurer ces produits à des prix exorbitants dans la rue. Comment ces produits se retrouvent aussi facilement sur le marché noir pendant que les pharmacies n'en ont pas ? Chose étrange les officines sont approvisionnées par ces tranquillisants. Cette situation devient de plus en plus préoccupante en plein capitale de l’ouest.

"Même avec une authentique ordonnance et carte d’identité en main, les pharmaciens nous voient comme si nous étions des trafiquants de stupéfiants ou une bande de malfaiteurs", confie Sohbi, un jeune étudiant atteint d’un traumatisme mentale de faible degré. Citant aussi le cas de Benaouda, un septuagénaire de 77 ans et moudjahid de son état atteint d’un traumatisme de guerre lesquels produits en question lui font oublier les atrocités voire les souffrances vécues, provoquées par son devoir pour la libération de notre patrie. Son droit à se soigner lui revient conformément à la présentation d’une vraie ordonnance délivrée par des spécialistes est à chaque fois compromis. Quand il se présente dans ces établissements pharmaceutiques un mot fait peur, celui de "rupture". Pourtant ces calmants demandés ne sont pas des drogues dures.

Qui est derrière ces malheureuses ruptures de stocks ? Comment ces médicaments se retrouvent ailleurs que dans les pharmacies ? Et se demande-t-on que deviennent les patients qui ont coutume à l’accès de ces calmants prescrits par des spécialistes (neuropsychiatres)? Il nous semble aussi très important de pointer du doigt un phénomène qui s’accentue de plus en plus dans notre société.

Lorsqu’un patient se présente dans l’une des officines avec une authentique ordonnance en main, il est reçu par des "Makache" (on en a pas). A noter qu'entre les discours du ministre de la Santé et la réalité, il y a loin de la ocupe aux lèvres. On note l'ouverture de laboratoires pharmaceutiques à tel point que nous serions en mesure d’exporter le produit en question, si l'on en croit les autorités, mais les apparences sont souvent trompeuses.

Par ailleurs, ce qui intrigue patients et citoyens c'est comment et qui approvisionnent les dealers en psychotropes pendant que les malades n'arrivent pas à en avoir ? Enfin, qui est derrière cette pénurie ? Des questions qui restent sans réponse et laissent les malades aux mains des dealers.

Nour El Yakine Ferhaoui

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