La Kabyl’Session, le rendez-vous de la chanson kabyle, fête sa 50e édition à Paris

La Kabyl’Session, le rendez-vous de la chanson kabyle, fête sa 50e édition à Paris

C’est une scène musicale unique. Atypique, ouverte à l’expression artistique kabyle au cœur de Paris.

Créée par Nassima Chillaoui présidente de l'association Ça Sol Grave et l'artiste Belaid Branis, la Kabyl'Session fête sa 50ème édition ce dimanche 19 février 2017 au Royal-Est. Plus que d’autres occasions, ce dimanche, Kabyl’Session attend des musiciens et chanteurs de renom.

Rendez-vous apprécié, l’événement draine les fans de la chanson kabyle toutes les fins de week-ends. "Chaque dimanche c'est plus de 150 personnes qui se déplacent! Il faudrait qu'on pense à pousser les murs car il arrive que des personnes ne puissent pas rentrer tellement y a de monde", sourit Nassima Chillaoui.

Comment est donc venue cette idée ? "Ce concept trottait dans nos têtes depuis plus de deux ans, nous fréquentons beaucoup de Jam Session à Paris où se jouent Jazz, rock, blues etc. On s'est dit pourquoi pas une Jam pour la chanson kabyle ! On est allé voir Karim Amarouche, patron du Royal Est. Il souhaitait dédier le dimanche à la communauté kabyle. Il nous a fait confiance et depuis tous les dimanches, la Kabyl'Session est le rendez-vous hebdomadaire", explique la fondatrice.

Le concept ? Tous les dimanches, le Royal-Est accueille Kabyl’Session. Pour Nassima Chillaoui et Belaid Branis, il s'agit d’offrir une scène ouverte aux artistes professionnels et amateurs de la chanson kabyle. "Cette scène unique en son genre a pour but d'assurer la promotion de la chanson kabyle portée par différents styles musicaux en permettant à des artistes de se rencontrer et d'échanger leurs expériences en matière de musique", explique Nassima Chillaoui.

L’artiste vient avec ses instruments, et l’association Ça Sol Grave met à sa disposition basse, amplis, guitare électrique et électro-acoustique, clavier, mandole, banjo, violon et derbouka. Autant dire tout l’habillage instrumental nécessaire pour envoyer de beaux morceaux.

"Parmi un large choix de titres sélectionnés au préalable, l’invité peut chanter ou jouer sur nos plus beaux standards et partager un moment musical avec des artistes d'horizons divers", ajoute la présidente de l'association Ça Sol Grave.

De grands noms de la galaxie kabyle sont passés donner de la voix, écouter les autres ou tout simplement pour faire partie de ces privilégiés des dimanches de Kabyl’Session. Des chanteurs et des écrivains-journalistes on peut citer : Akli D., Youssef Zirem, Rachid Mesbahi, Kamel Hamadi, Ali Amran, Abbes Ait Rzine, Arezki Moussaoui, Djaffar Ait Menguellet, Mucat, Ouardia Aissaoui, Rabah Khalfa, Uli Rohde, Stina, Tassadit Yacine-Titouh,… la liste est encore longue. "Le Royal Est, avec sa configuration, permet une proximité valorisante et une convivialité entre musiciens mais également entre les musiciens et le public", observe Nassima.

Parmi les musiciens fidèles, on peut souligner les noms de l’inusable guitariste Youva Sid, l’inclassable mandoliste Mouloud n'Ait Ali, le mandoliste Kiredine Kati, le violoniste Mokrane Adlani, le guitariste Malik Kerrouche, le percussionniste Djamel Hamitèche...

Kabyl'Session accueille des musiciens de toutes nationalités pour jouer de la chanson kabyle. "On a eu des Français, des Polonais, des Anglais, des Malgaches, des Italiens, etc. Ce sont soit des amis ou des curieux qui découvrent cette musique et que nous invitons à nous rejoindre sur scène", se rappelle Nassima Chillaoui.

Sofiane Ayache

Rendez-vous dimanche à partir de 18h00.
Le Royal Est
129, rue du faubourg Saint Martin 75010 Paris.
Entrée libre avec 2€ requis sur la 1ère conso.

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