L'Algérie se fait court-circuiter par l'Egypte dans le dossier libyen

Le maréchal Haftar
Le maréchal Haftar

Les deux principaux protagonistes de la crise en Libye, le chef du gouvernement d'union (GNA) Fayez al-Sarraj et le maréchal Khalifa Haftar se trouvaient mardi au Caire pour tenter d'entamer des négociations directes, a appris l'AFP auprès de sources proches des deux hommes.

La diplomatie algérienne l'a rêvé, le maréchal président égyptienne est en passe de le réaliser : le parrainage d'une rencontre au sommet entre Fayez Al Sarraj et Khalifa Haftar. "Une réunion est prévue normalement dans l'après-midi", a déclaré un responsable gouvernemental sous couvert de l'anonymat. Il a précisé que les discussions étaient organisées par l'Egypte.

Plus tard, une source proche du maréchal Haftar a précisé que celui-ci refusait jusqu'ici de rencontrer le chef du GNA, exigeant d'abord des "garanties pour qu'un possible accord ne soit pas rejeté par l'Ouest". Il fait vraisemblablement allusion aux puissants groupes armés de Misrata.

Pendant qu'Alger tentait de ramener les deux Libyens en Algérie pour les réconcilier, Le Caire menait secrètement des négociations indirectes "via un médiateur égyptien" au Caire. Pourtant Abdelkader Messahel a toujours insisté sur ce "dialogue inclusif entre Libyens" et une kyrielle de délégations officielles et officieuses se sont invitées à Alger pour louer eles efforts de l'Algériee pour le règlement de la crise libyenne. Abdelkader Messahel a même annoncé lundi que "le gouvernement algérien a décidé d'octroyer une nouvelle aide humanitaire de 30 tonnes composée essentiellement de produits alimentaires en faveur du peuple libyen frère".

Mais alors pourquoi la diplomatie algérienne a échoué à revenir dans le jeu libyen et se fait dépasser par l'Egypte ? Déjà en janvier dernier, le maréchal Haftar avait refusé de venir à Alger et démenti l'information d'un officiel algérien qui le disait disposé à venir.

Le maréchal Haftar s'est imposé sur l'échiquier libyen par la force militaire. Boudé par l'ONU et l'Algérie, il est revenu sur la scène après son offensive contre les brigades islamistes et le contrôle des champs pétroliers et des terminaux pétroliers comme Briga, Ras Lanouf, en septembre. Soutenu par l'Egypte, les Emirats arabes unis, ils a réussit à devenir le maître du croissant pétrolir libyen. Même Al Sarraj, le chef du gouvernement national, ne peut plus faire sans lui.

La rédaction/AFP

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