100 millions de centimes pour des vieilles voitures "Taïwan" en Algérie !

Le prix des bagnoles flambent comme tout le reste.
Le prix des bagnoles flambent comme tout le reste.

S’il y a un domaine, où la crise économique s’exprime clairement en algérie, ça serait celui de l’automobile. En effet, le prix des voitures n’a cessé d’augmenter, depuis que le gouvernement Sellal, a réduit considérablement leurs importations, passant de 500 000 à 60 000 véhicules importés par an.

Le hausse des prix, qui touche ce secteur, se poursuivra encore cette année du fait que la demande restera plus forte encore que l’offre, de la dégringolade du dinar et de l’inflation galopante. Certains parlent même d’une hausse de plus de 20% durant l’année en cours.

Les véhicules dit "Taïwan" vivent leur heure de gloire, puisqu’ils ne se vendent pas en dessous de 100 millions de centimes sur le marchés parallèle de détails. Des vieux véhicules Picanto, Alto, et autre Kyokyo, sont devenus un rêve inaccessible pour beaucoup d’Algériens aux moyens limités.

Que ça soit au marché de Mostaganem, de Bel Abbes, Ain El Beida, ou de Constantine, le constat est le même, et les quelques acheteurs téméraires rebroussent chemin à cause des prix jugés excessifs.

Par ailleurs, les voitures neuves de marque Peugeot, Renault, ou Hyundai se vendent pas moins de 150 millions de centimes chez les concessionnaires et peuvent atteindre jusqu’à 300 millions de centimes pour les plus prisées d’entre elles.

Le pire est que malgré ce prix, les véhicules sont souvent indisponibles, et le temps d’attente avant de réceptionner son véhicule payé est de plus de six mois dans le meilleur des cas.

L'importation des voitures neuves a connu une sacrée dégringolage. Puisqu'on est passé de 417 083 en 2014 à 83000 voitures en 2016. Pour cette année, seuls 50000 véhicules seront importés par les concessionnaires. Cette chute des importations a permis le renchérissement des véhicules d'occasion.

La rédaction

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